Ali Ghediri a carrément appelé le vice-ministre de la Défense à ne pas s’ingérer dans le processus politique et souhaité son départ.

Nekkaz éléments

K.B– Si le rôle de l’administration a toujours été décrié – rien de nouveau à cela –, accusée qu’elle est de favoriser le «candidat du système», deux nouveaux éléments sont entrés en jeu dans l’élection présidentielle d’avril prochain.

D’abord, la candidature surprise d’Ali Ghediri. Si ce nom ne disait rien au commun des Algériens avant son entrée fracassante dans l’arène politique, cet ancien militaire a défrayé la chronique par ses écrits hostiles au chef d’état-major de l’ANP dont il était le subordonné lorsqu’il dirigeait la Direction centrale du personnel au ministère de la Défense nationale. Dans trois contributions parues dans la presse nationale, Ali Ghediri a carrément appelé le vice-ministre de la Défense à ne pas s’ingérer dans le processus politique et souhaité son départ.

La seule particularité du candidat Ghediri est son grade. Le mot «général» a résonné comme le tonnerre dans le ciel embrouillardé qui caractérise la scène politique nationale. Première victime collatérale de l’ancien officier supérieur de l’armée : Ali Benflis. Le farouche opposant au président Bouteflika dont il était le directeur de campagne en 1999 s’est pratiquement effacé devant le nouveau concurrent, qui focalise sur lui l’attention des médias et d’une partie de l’opinion publique.

Ali Benflis paraît timoré, avançant à tatillons dans cette précampagne où les autres principaux candidats ont déjà planté le décor. Le général à la retraite Ali Ghediri, avec ses apparitions fréquentes sur divers médias, et Abderrazak Mokri, qui compte jouer un rôle dans cette échéance électorale après s’être distingué par ses «révélations» sur ses rencontres «secrètes» avec le cercle présidentiel – signe que lui et son parti islamiste «ont leur mot à dire» –, ont relégué au second plan celui qui se présentait comme «l’alternative par excellence» au système en place.

Autre élément qui a chamboulé les calculs des décideurs, le poids des réseaux sociaux dans la mobilisation des citoyens contre le cinquième mandat. Le pouvoir n’a pas vu venir cette nouvelle donne dont il semble avoir négligé l’impact sur la rue. Rachid Nekkaz a bien compris l’importance de cet outil et s’en sert à outrance depuis qu’il a décidé de se frotter à la politique. Le candidat à la présidentielle a transposé ses actions qui ont fait sensation en France pour les adapter à la réalité algérienne, et l’hameçon semble bien avoir accroché si on en juge par l’accueil qui lui a été réservé dans certaines régions du pays.

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