ALGERIE: Le pouvoir n’use que si on ne s’en sert pas

Contribution de Bachir Medjahed – Le pouvoir n’use que si on ne s’en sert pas

Opération de vote

 B. M– Les hommes politiques ne s’usent que si on ne s’en sert pas. Plus ils vieillissent en poste, plus ils allongent leur espérance de vie. La preuve ? Ceux qui sortent en retraite sont moins visibles, les hommes politiques sont moins usés au pouvoir par rapport à ceux qui ont vécu dans l’opposition. Il n’y a plus de vieux militants dans l’opposition. Ils sont partis loin d’ici. Ils ne reviendront plus. Ils sont épuisés à n’avoir pas exercé le pouvoir alors que ceux qui exercent le pouvoir n’apparaissent nullement épuisés. Fontaine de jouvence qui s’ajoute aux privilèges de la fonction ?

Il y a les hommes et il y a les partis. Les hommes ont des ambitions pour eux, les partis également à ce qu’il paraît.

Sont-ce, de part et d’autre de la ligne de fracture qui sépare le camp du pouvoir de celui de l’opposition, les chefs des partis qui s’affrontent ou les partis eux-mêmes ? S’affrontent-ils autour des enjeux de pouvoir ou celui de l’intérêt général des populations ?

Même usés jusqu’à l’os, personne ne dira qu’il est fatigué d’exercer le pouvoir ou de se satelliser autour, à sa périphérie.

Les partis d’opposition sont eux également usés des suites de leur impossibilité à accéder au pouvoir. Des combats menés sans conviction. Dans tout ce qui peut être observable, il n’apparaît nulle part d’indice pouvant plaider en faveur de l’enracinement populaire de tout parti légal.

Il serait inévitable de constater que, pour le moment, ni les partis du camp au pouvoir ni ceux du camp de l’opposition pèsent sur les choix du devenir du pays. On aimerait bien qu’il y ait de belles empoignades intellectuelles, de belles empoignades scientifiques, de belles empoignades partisanes et surtout que chacun écoute l’autre en nous laissant écouter nous-mêmes, puisqu’on nous laisse le temps de nous exprimer également, la presse pouvant quand même prétendre à jouer le rôle d’un miroir qui leur renvoie leur propre image. Les partis au (ou du) pouvoir, sont-ils placés dans les conditions où ils pourraient «peser» sur les décisions qui se prennent au sommet ?

Il faudrait bien de temps à autre se poser la question de savoir pourquoi il n’y a pas eu de «période durable d’état de grâce» lorsque viennent à avoir lieu des «changements» au sommet…

B. M.

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