Être anonyme, inidentifiable, insaisissable. Ce sont des « pouvoirs » qui procurent à l’utilisateur de Facebook un…..

Algérie – Ils sont près de 20 millions d’Algériens à utiliser le réseau social Facebook, mais pas souvent dans un but constructif. Le revers de la médaille : les « Facebookeurs » en majorité utilisent des pseudonymes leur permettant de se cacher derrière un anonymat qu’ils pensaient impénétrable.

Être anonyme, inidentifiable, insaisissable. Ce sont des « pouvoirs » qui procurent à l’utilisateur de Facebook un sentiment de sécurité mais aussi d’impunité. Et c’est là que naît le « cybercrime ».

Dans un moment de faiblesse ou d’excès de zèle, conjugué à une ignorance des lois, ces internautes ne savent pas qu’il s’agit là d’un Cocktail Molotov qui risque d’exploser entre leurs mains. Injures, insultes, menaces, chantage, poster la photo d’une personne à son insu…ce sont des infractions pénales pouvant conduire en prison.

C’est le cas d’un cadre et son épouse qui avaient exercé du chantage sur l’épouse d’un footballeur décédé, la menaçant de diffuser sur les réseaux sociaux des photos « indécentes » la mettant en cause. Se cachant derrière de faux profils sur Facebook, ils ont fini par être identifiés et condamnés à des peines de prison ferme.

Une affaire encore plus récente, celle de la rumeur ciblant le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, via une fausse page Facebook au nom d’Ennahar. Les auteurs de cette rumeur, deux jeunes étudiants originaires de Tlemcen, ont été condamnés hier à six mois de prison ferme après une plainte déposée par la chaîne.

En juillet 2017, l’usurpateur sur les réseaux sociaux de l’identité d’Abdelmadjid Tebboune, alors Premier ministre, a été arrêté et présenté devant le Procureur de la République.

En début d’année, un ancien chef de daïra a pris en photo, à son insu, le Directeur général d’Ennahar et son épouse à l’aéroport d’Alger. Cette photo a ensuite été envoyée et publiée par une page Facebook hostile dirigée par un Algérien en situation irrégulière en France et qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Identifié après une plainte, cet ancien cadre s’était effondré devant le juge, affirmant qu’il ne savait pas que c’était une infraction pénale.

Ainsi, démarrant d’un outil de divertissement, de loisir, d’échanges et de communauté, des Algériens de tout âge tombent dans l’infraction et bouleversent leur vie en l’espace d’un clic.

Pour rappel et comme rapporté par ALG24 hier, le ministère de la Défense nationale s’est doté d’un équipement sophistiqué permettant d’identifier les cybercriminels en un temps record.

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