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Choléra : dispositif de lutte et de prévention

Choléra : dispositif de lutte et de prévention mondial de lutte contre le choléra dans le but de fournir un appui aux États Membres pour réduire la
morbidité et la mortalité associées à cette maladie et en diminuer les conséquences sociales et
économiques ;
Reconnaissant que le choléra ne fait pas l’objet d’une attention suffisante bien que sa forme
épidémique soit répandue à la fois dans les zones d’endémie et de non-endémie, engendrant des
souffrances chez des millions de personnes, particulièrement au sein des populations vulnérables, avec
une charge de morbidité estimée entre 3 et 5 millions de cas et 100 000 à 130 000 décès par an ;1
Réaffirmant que la propagation du choléra est une conséquence de catastrophes naturelles, d’un
approvisionnement insuffisant en eau potable sans risque sanitaire, d’un assainissement déficient,
d’une mauvaise hygiène, de la contamination des aliments, d’établissements humains sauvages,
notamment dans les zones urbaines, de l’absence de systèmes de santé efficaces et de soins de santé
adaptés, ainsi que de la pauvreté ;
Consciente que les interventions de santé publique efficaces, telles qu’une prise en charge des
cas correcte et rapide, une meilleure gestion de l’environnement, un meilleur comportement en matière
d’hygiène et d’assainissement, un accès aux vaccins anticholériques et une utilisation appropriée de
ces vaccins, dépendent toutes d’un solide système de surveillance et de prestation de soins ainsi que
d’une approche programmatique et plurisectorielle coordonnée comportant l’accès à des soins de santé
adaptés, une eau non contaminée et des moyens d’assainissement adéquats, la participation des
communautés, l’échange d’informations épidémiologiques dans l’ouverture et la transparence et un
dialogue politique continu ;
Consciente de l’importance que revêtent la planification de la préparation aux situations
d’urgence, le renforcement de la surveillance, une riposte rapide et le respect des normes pertinentes
définies dans le cadre des activités du projet Sphère dans les situations d’urgence ;
Notant que, dans les crises sanitaires et les situations d’urgence menaçant les conditions
sanitaires, l’action de l’OMS à la tête du groupe de responsabilité sectorielle Santé dans l’action
humanitaire nécessite une coopération étroite avec les responsabilités de l’UNICEF à la tête du
« groupe WASH » (eau, assainissement et hygiène) ;
Affirmant que les progrès faits pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement
liés à la santé et en particulier l’accès à une eau de boisson sans risque sanitaire et à des moyens
d’assainissement conformes à l’objectif 7 (Assurer un environnement durable) réduiront la survenue et
la propagation du choléra, et que l’amélioration de la prévention du choléra et de la lutte aura un effet
positif sur les autres maladies diarrhéiques ;

1
Relevé épidémiologique hebdomadaire, 85(13) : 117-128.
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7
Reconnaissant que la lutte contre le choléra entre aujourd’hui dans une nouvelle phase, avec la
mise au point de vaccins anticholériques oraux sûrs, efficaces et d’un coût potentiellement abordable,
et que cette approche est complémentaire des mesures efficaces de prévention et de lutte actuellement
en place, fondées sur un meilleur accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, et ne doit pas
s’y substituer ;
1. INVITE INSTAMMENT tous les États Membres :1
1) à envisager les questions liées à la santé, à l’hygiène, à l’eau, à l’assainissement et à
l’environnement comme des parties intégrantes et interdépendantes des politiques et plans de
développement, à allouer des ressources en conséquence et à prendre des mesures, notamment
en matière d’éducation pour la santé et l’hygiène et d’information du public, afin de prévenir ou
de diminuer les risques de voir survenir des épidémies de choléra, en accordant l’attention
voulue à la situation et aux besoins des groupes de population les plus exposés ;
2) à renforcer les activités de surveillance et de notification du choléra, conformément au
Règlement sanitaire international (2005), et à intégrer effectivement la surveillance de cette
maladie dans les systèmes de surveillance généraux en développant les capacités locales de
collecte et d’analyse des données et en y incluant des informations sur les déterminants
essentiels, comme les sources d’eau, la couverture par les services d’assainissement, les
conditions environnementales et les pratiques culturelles ;
3) à s’efforcer de mobiliser des ressources techniques et financières suffisantes pour que des
mesures coordonnées et plurisectorielles de préparation, de prévention et de lutte soient prises
concernant le choléra et d’autres maladies diarrhéiques à la fois dans les situations d’endémie et
d’épidémie, dans le cadre du renforcement des systèmes de santé et d’approches sectorielles et
dans un esprit de solidarité internationale ;
4) à associer la communauté et à renforcer les mesures de sensibilisation en raison du
caractère intersectoriel de la maladie ;
5) à s’abstenir d’imposer aux pays touchés ou exposés des restrictions au commerce ou à la
libre circulation qui ne peuvent être justifiées par des préoccupations de santé publique,
conformément à l’article 43 du Règlement sanitaire international (2005) ;
6) à envisager, après avoir entrepris des activités de planification, d’administrer des vaccins,
le cas échéant, en même temps que d’autres méthodes recommandées de prévention et de lutte
complémentaires qui ne s’y substitueraient pas ;
2. PRIE le Directeur général :
1) de renforcer et d’intensifier les mesures destinées à assurer que l’Organisation continue
de répondre rapidement et efficacement aux besoins des pays touchés par des flambées de
choléra ou exposés ;

1
Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale.
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8
2) de redynamiser le Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra et de renforcer
l’action de l’OMS dans ce domaine, notamment par l’amélioration de la collaboration et de la
coordination entre les départements de l’OMS et les autres acteurs concernés ;
3) de renforcer la coordination de l’aide internationale pendant les épidémies de choléra en
ce qui concerne le matériel et les ressources humaines et financières afin d’assurer une riposte
rapide et efficace, et de considérer comme prioritaire la collaboration étroite avec d’autres
groupes de responsabilité sectorielle, notamment mais pas exclusivement le groupe et la
logistique « WASH » afin que l’action humanitaire multilatérale dans son ensemble ait un
maximum d’efficacité ;
4) de fournir un appui technique aux pays pour qu’ils puissent renforcer leurs capacités à
prendre des mesures efficaces de lutte et de prévention, y compris concernant la surveillance,
l’alerte et la riposte rapides, les capacités de laboratoire, l’évaluation des risques, la prise en
charge des cas, la collecte et le suivi des données et le déploiement efficace des vaccins ;
5) de promouvoir plus avant la recherche sur l’émergence de variants modifiés et de souches
de Vibrio cholerae pharmacorésistantes et d’encourager la surveillance dans ce domaine ainsi
que d’envisager des innovations sûres et efficaces en thérapie de réhydratation orale
susceptibles d’améliorer les résultats des traitements ;
6) de promouvoir les interventions en cours visant à modifier les comportements et les
mesures de sécurité sanitaire des aliments et de l’eau, y compris les programmes de formation et
de sensibilisation, afin d’améliorer les habitudes sanitaires et l’hygiène, éléments essentiels de
la lutte contre le choléra et de la prévention ;
7) de continuer à favoriser la recherche sur des vaccins anticholériques sûrs, efficaces et
d’un coût abordable, et de promouvoir le transfert des technologies de fabrication des vaccins
appropriés vers les pays touchés par le choléra ou exposés, afin de renforcer les capacités de
production locale de vaccins anticholériques ;
8) de mettre au point des lignes directrices actualisées et pratiques reposant sur des données
factuelles, qui évaluent l’utilisation appropriée et économique des vaccins anticholériques oraux
dans les pays à faible revenu, en indiquant la faisabilité et en définissant les groupes cibles ;
9) de nouer des contacts avec les organismes internationaux de financement appropriés en
vue d’un appui éventuel à l’introduction de vaccins anticholériques efficaces dans les pays à
faible revenu ;
10) de faire rapport à la Soixante-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, par
l’intermédiaire du Conseil exécutif, sur la situation mondiale du choléra et d’évaluer les efforts
déployés en matière de méthodes de prévention et de lutte.

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