Encore une énieme victime de ces voyous…

Un homme égorgé pour une place de parking

 

Les victimes se multiplient et les autorités semblent incapables de sévir contre ces gardiens de parkings sauvages qui rackettent les citoyens à défaut de les agresser physiquement, verbalement et/ou s’en prendre à leurs biens et véhicules.

En effet, un autre jeune d’une vingtaine d’années vient de payer le tribut de cette anarchie par sa vie. Le jeune homme a été attaqué en pleine rue à Benserour, commune de  M’Sila, Wilaya de l’intérieur, dont le chef lieu est situé à 250 KM au sud-est de la capitale Alger. Il est décédé peu après de ses blessures, qui auraient été provoquées par des coups de tournevis, suite à une altercation avec un gardien d’un parking sauvage sur une place de parking.

Aussitôt alerté, les services de sécurité se sont déplacés sur les lieux du crime. Le mis en cause a été arrêté et une enquête a été diligenté pour déterminer les dessous de l’affaire.

Le jeune homme s’ajoute à une langue liste de victimes du dictât des voyous squattant les rues des villes algériennes devant le «laxisme» des autorités locales, dénoncé par la société civile. Selon un activiste de la ville d’Oran: «les autorités locales laissent faire pour des raisons opaques».

Le phénomène touche toutes les villes algériennes. La main mise sur les parkings sauvages dans les grandes villes, fait même état de batailles acharnées entre les bandes de malfaiteurs organisées.                                                                                                                    Méme problémes sur les plages

Les plages connaissent une importante affluence. 

Cette année encore, l’État a décidé de hausser le ton et chasser les indus occupants.Mais apparament c’est du vent vue le nombre d’incidents…

La concession des plages pour l’exploitation privée a toujours été mal vue par les estivants vu que les plagistes accaparent les meilleures parcelles pour ne laisser que celles relativement dangereuses notamment pour les familles avec enfants. Au niveau de certaines plages particulièrement les plus importantes comme celles de Larbi Ben M’hidi (ex-jeanne d’arc), Taleza, Aïn Doula, Ben Zouit, Grande Plage, Remimla 1 et 2 (La Marsa), certains concessionnaires grignotent chaque année un peu plus l’espace au bord de l’eau, quitte à empêcher le passage.
Les familles sont, quant à elles, contraintes de s’installer derrière, privées ainsi de la vue sur la mer, leur permettant de surveiller leurs enfants. Cette situation perdure au vu et au su des autorités compétentes, et ce, en dépit de l’instruction du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, concernant l’interdiction des concessions des plages.
Cette décision, pour rappel, a eu l’effet inverse, l’année dernière et encore cette année, puisque ce sont les concessionnaires qui imposent leur loi… à la plage et dans les parkings improvisés. Sur ces derniers, en effet, “les parkingeurs” pratiquent un tarif 4 fois supérieur à celui indiqué sur le panneau et gare à celui qui refuse de payer.

Seule une plage a été concernée par la directive de Bedoui
Au début de cette saison estivale, les plages ont été investies par les concessionnaires qui ont occupé de larges parcelles. Et cette année encore, l’État a décidé de hausser le ton et chasser les indus occupants.
Cependant, la décision du ministère de l’Intérieur adressée aux walis des 14 wilayas côtières portant sur l’accès libre et gratuit aux plages n’a été appliquée qu’au niveau de la plage de Larbi Ben M’hidi (ex-Jeanne d’Arc), située entre les communes de Skikda et Filfila. En effet, la commission de wilaya chargée du suivi du déroulement de la saison estivale à surtout sévi au niveau cette plage longue de 7 km, considérée comme la plus grande de la wilaya et qui accueille le plus grand nombre de baigneurs et partant le plus grand nombre de plagistes. Même les hôtels de la ville disposent d’emplacements au bord de la mer. Les concessionnaires qui ont placé parasols, tables et chaises ont été sommés de dégager les lieux pour ne permettre que des locations de ces équipements au niveau de sites destinés à cette activité.
Seuls les hôtels balnéaires ont le droit à un espace limité calculé selon les capacités d’accueil de l’entreprise hôtelière. D’ailleurs, un conflit a éclaté entre la commission de surveillance des plages qui s’est chargée de l’application de la directive du ministère de l’Intérieur et le gérant d’un hôtel luxueux 5 étoiles situé sur la plage Ben M’hidi, dans la partie relevant de la commune de Filfila, concernant les limites de la superficie de plage qui lui a été concédée. Cette commission a jugé que l’hôtel prenait plus d’espace qu’il n’en faut.
Il est alors interdit de planter ces équipements sans occupants, permettant ainsi libre accès aux baigneurs, au grand soulagement des citoyens, particulièrement les familles et les jeunes à revenus modestes.

L’instruction d’interdiction “royalement” ignorée
Aussi paradoxal que cela puisse paraître et dans cette même wilaya, l’instruction est ignorée au niveau des plages de Collo, de Aïn Zouit   et de La Marsa, pour ne citer que celles qui attirent le plus grand nombre d’estivants et qui sont autorisées à la baignade.
Elle est même tolérée au niveau de certaines plages de la commune de Skikda comme celles de la corniche de Stora qui, en dépit de l’étroitesse des lieux, sont sous le diktat des concessionnaires. En effet, au niveau des plages de la Baie des jeunes filles et Aïn Om Laksob de Collo, des particuliers accaparent les meilleures parcelles de plage. Un grand nombre de tables et de parasols occupe de larges espaces qui restent vides pendant toute la journée – sauf durant les week-ends – alors que les baigneurs, eux, sont obligés de s’entasser dans des espaces réduits. Ce qui oblige parfois les retardataires à aller sur les plages non autorisées à la baignade et qui connaissent une affluence importante. Des plages comme celles de la commune de Khenak Mayoun, Oued Z’hor et Tamanart à Collo, qui sont également interdites à la baignade surtout pour des raisons sécuritaires, sont complètement gérées par des riverains “concessionnaires autoproclamés”.
Là-bas, les estivants venant des quatre coins du pays à la recherche de plages sauvages en pleine nature, y compris les familles et les campeurs, louent les services de ces “concessionnaires” qui leur apportent la sécurité et toute l’aide nécessaire ainsi que l’entretien des espaces. À la plage d’Oued Z’hor (daïra d’Ouled Attia),  trois “concessionnaires” proposent des tarifs raisonnables et restent aux petits soins des estivants. Idem pour les deux plages de Tamanart (daïra de Collo), où les jeunes “concessionnaires” offrent un cadre de séjour agréable mais aussi une série de restaurants qui vous servent du poisson blanc frais à des prix qui défient toute concurrence. Même les gardiens de parkings ont doublé de férocité, cette année, en exigeant la somme de 200 DA, “inflation oblige”,  nous dit-on, et ce, en dépit de l’existence de panneaux indiquant un prix de 10 DA pour les véhicules légers. D’ailleurs, les gérants de parkings surtout clandestins exigent des prix au faciès de 50 DA à 200 DA. D’autres vous délivrent même des tickets au prix de 100 DA qui n’ont aucune validité légale.

L’interdiction des plages privées ne fait pas que des heureux
L’interdiction des plages privées n’a pas seulement fait des heureux, car certains notamment les familles regrettent l’application de cette mesure.
Samia B., une jeune émigrée qui a l’habitude de fréquenter et de se permettre une location chez les concessions privées de la plage de Ben M’hidi, regrette l’instruction de Bedoui, car elle estime que cela lui procure de la sécurité et aussi un environnement propre, vu que ces espaces sont mieux entretenus. En outre, les activités de plage qu’ils proposent sont très prisées par les enfants.
En effet, en dépit des tarifs onéreux pour la location des équipements balnéaires au niveau de ces concessions, elles sont volontairement choisies par certaines catégories de familles et de jeunes filles qui vont en compagnie d’amies pour des journées de baignade. Sachant aussi qu’au niveau de cette plage, les larcins sont très fréquents et personne ne peut se permettre de laisser ses affaires sans surveillance.
Cela reste possible pour ceux qui vont en famille, mais pour les couples ils n’ont aucune chance de se permettre une baignade à deux. Une Constantinoise nous dira que lorsque les femmes vont à la plage sans accompagnateur de sexe masculin, elles sont victimes de harcèlement et même de vols et d’agressions.
Certaines portant des maillots de bain sont les plus ciblées par ceux qui se revendiquent conservateurs, mais aussi par ceux qui sont à la recherche de compagnie féminine. Aussi préfèrent-elles préfèrent payer pour avoir la paix et ainsi profiter pleinement des vacances.

Les petits revendeurs ambulants, l’autre casse-tête
Un autre phénomène qui a tendance à se généraliser et qui obstrue la belle vue sur le littoral est la prolifération de ces revendeurs d’articles de plages comme les bouées, les gilets, les bateaux pneumatiques et même les shorts et les tapis de plage qu’ils achalandent le long de la plage au point de ne laisser aucun espace pour profiter de la vue. La nuit tombée, la situation empire. Le littoral est assiégé par des centaines de petits revendeurs de tout genre, du bourak aux grillades, en passant par des produits frais et objets artisanaux pour les souvenirs. Certains se préoccupent de la propreté de leur environnement immédiat, mais beaucoup d’autres gèrent leur petit commerce saisonnier dans des conditions hygiéniques lamentables. Ces revendeurs occupent les trottoirs et gâchent ainsi énormément les ballades au bord de la mer. Certains propriétaires de cafés-terrasses ont même installé tables et chaises sur les trottoirs des grands boulevards, ce qui oblige les estivants à marcher à même la chaussée.
Ces espaces sont mieux tolérés durant la soirée, puisque cela ne dérange que ceux qui préfèrent les bains de nuit, loin des regards et qui sont désormais gênés par les nombreux clients attablés. Aussi, beaucoup de familles qui voudraient échapper aux températures caniculaires de la maison, pour venir au bord de la mer profiter de la fraîcheur de la nuit, le font de moins en moins. Aujourd’hui, la table et les chaises ont remplacé le tapis de plage, le thé a laissé la place au narguilé et les soirées animées ont été échangées contre le bruit strident des motos cylindrées.

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