IL YA 90 ANS, LES INONDATIONS DU 27 NOVEMBRE 1927

 300 MORTS : Mostaganem est-elle préparée à une telle catastrophe ?

Il y a de cela plus de 90 ans, la ville de Mostaganem, dans la nuit du 27 novembre 1927, une crue subite de l’Oued Ain Sefra avait failli emporter presque la moitié de la ville. Bilan : plus de 300 morts !

 


IL YA 90 ANS, LES INONDATIONS DU 27 NOVEMBRE 1927 : 300 MORTS : Mostaganem est-elle préparée  à une telle catastrophe ?
Cette nuit, la place que l’on appelait Gambetta à l’époque coloniale, le square, les arbres, et les nombreuses maisons environnantes et la partie comprise de la ville entre l’avenue de 1ère ligne « Abdellaoui Abed » et le quartier Matemore connaitront le même sort, pour finalement être emportés avec le vieux quartier de Souika El Tahtania Tijditt.  Des paquets d’eaux submergeront les maisons et feront de nombreuses victimes, les trombes d’eau étaient d’une force exceptionnelle, et c’est le quartier de Souika Tahtania comme on l’appelle, qui a été touché de plein fouet endeuillant de nombreuses familles mostaganémoises. Evoquer cette nuit, c’est remonter le passé pour rappel de ces victimes qui ont péri cette nuit là, aussi faut-il que l’on revienne sur une date des plus douloureuse et à ce drame qui a touché la population de ce quartier arabe, contrairement à la ville Européenne qui subira elle aussi de grands dégâts, mais ne connaîtra pas l’effet de dévastation comme le vieux quartier de Souika.  Selon les témoignages laissés pour la postérité, l’oued était sorti de son lit suite à des pluies torrentielles, qui s’abattirent, sur la ville et où l’Oued d’Ain Sefra, prit d’une frénésie dantesque, gonfla, s’amplifia, se métamorphosa.et détruisit la moitié de la ville et l’on rapporte  qu’il tua le quart des habitants du vieux quartier de Tijditt. Cette nuit, fut des plus terrifiante, pour les habitants de Souika Tahtania, puisqu’ils ont été les plus touchés, et dont les effets du drame subit les avait  traumatisés et dont les séquelles demeureront des années après le drame du fait du nombre de victimes enregistrées et dont le nombre dépassait de loin les 300. Le drame de cette nuit restera gravé dans les mémoires des survivants et inscrit dans l’ère du temps voire dans les annales de Mostaganem. Cette tragédie a touché de nombreuses familles connues et certains vestiges en témoignent, tels que l’ancien Moulin en ruine qui fait face au mausolée de Sidi Allel El ksouri. Selon le journal local d’Ain Sefra, du 30 novembre 1927, qui avait relaté en détail la catastrophe qui s’était abattue sur la ville, et qui avait titré à la une « Une trombe d’eau sur notre cité, Mostaganem en deuil », la ville faillit disparaître, et ce du jour au lendemain et toujours selon ce qui a été rapporté par les habitants qui ont vécu le cauchemar : « ce fut, une nuit noire à couper au couteau avec une absence totale de l’électricité, raconteront-ils plus tard, l’on entendit cette nuit le hurlement des chiens  hurler à la mort et qui déchiraient le silence pesant, ajoutant à la terreur lancinante déjà présente. Chacun était terré chez soit, à l’écoute de cette  tempête qui grondait, avec  l’eau qui inondait les maisons et ses habitants, certains dormaient du sommeil du juste, et ne se réveilleront plus jamais et feront partis des victimes. Les habitants se débattaient dans cette nuit noire, et dans cette eau qui les envahissait les maisons de  partout, et ne pouvaient rien faire contre elles,  se rendant à l’évidence macabre et silencieuse, car personne ne pouvait  les aider ou  les secourir, ils étaient livrés à eux même,  pris au piège  chacun se débattait pour s’en sortir, assaillis de partout par les trombes d’eaux qui continuaient à se déversaient telles des vagues , impuissants et sans secours, criant, sans qu’ils ne trouvent une main secourable malgré leurs cris déchirants  qui se perdaient dans le néant et dans les ténèbres qui les enveloppaient du fait que  personne ne pouvait les entendre, leurs  voix étaient sans effet, diluées dans les rafales de vents et des fortes pluies qui tombaient sans discontinuer. Les gens cette nuit se sont crus au jugement dernier, car l’eau source de vie était devenue l’alliée de la mort, elle montera de  trois mètres,  et avait commencé par attaquer les quartiers des Européens balayant sur son passage des  immeubles entiers en emportant les maisons sur son passage terminant sa course à la mer. Ceux qui fuyaient, sentaient sous leurs pieds le sol se dérober, les maisons s’effondraient et  ceux qui avaient échappé à une mort certaine, se mirent à la recherche d’un refuge de fortune, qu’ils ne trouvèrent pas.  Nul ne savait dans quelle direction était le salut, ni ce qu’il devait faire pour échapper à l’apocalypse, pour enfin émerger du cauchemar qu’il était entrain de vivre, cherchant à échapper à la  mort qui était à chaque coin de ruelle.  Les familles s’étaient résignées à cette déferlante qui venait de les frapper  convaincues que c’était la fin pour eux. Après que les pluies aient cessé et au lendemain de cette tragédie les dégâts étaient considérables  et  le spectacle qui s’offrait à eux était apocalyptique. Dans cette tragédie les habitants avaient tout perdu en une seule nuit endeuillant des centaines de familles, Passer cette nuit cauchemardesque, l’on pouvait alors assister à la douleur devant une telle désolation,  et des familles étaient à la recherche de survivants mais en vain.

Avons-nous tiré des leçons de cette
catastrophe ?
Cette nuit Mostaganem faillit être complètement rayée de la carte, comme elle l’avait été des siècles auparavant, lorsqu’elle fut engloutie dans les eaux salées de la mer méditerranée, lors d’un tremblement de terre sans pareil et sans suite. L’oued Ain Sefra, était un oued tranquille et majestueux, mais son  calme trompeur a failli en une nuit noire, sourde et apocalyptique emporter une partie de la ville et de ses habitants.  Après cette catastrophe des travaux furent entrepris, pour éviter de nouvelles inondations, son lit sera alors creusé pour éviter d’autres inondations et la place Gambetta sera remplacée par trois ponts.  Aujourd’hui, quand on va à sa redécouverte, on a l’impression qu’il est là à ruminer sa colère d’être prisonnier du béton l’empêchant de respirer, ce qui nous incite aujourd’hui à revoir sa conception avant qu’il ne recommence, du fait que depuis des années il n’a pas fait l’objet de curage et son obstruction par les ordures qui ne cessent de s’accumuler, peut être encore fatale à la ville. Cette tragédie, devrait nous inciter à revoir sa conception car la fureur de la nature, est imprévisible du fait de sa puissance et 1927 est là,  pour nous le rappeler. Nous devons en tirer les leçons, pour se demander si nous ne serons pas un jour confronté, à une telle catastrophe et que pour une fois l’on prenne acte même de cette tragédie de 1927, qui est encore dans les mémoires des mostaganémois.

Tout ceci a fait  » pschitt  » d’un seul coup la carrière de Manuel Valls a explosé…..

 

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Le sacerdoce de Manuel Valls : combattre l’Islam

«Pour rester dans son parti, il faut changer plusieurs fois d’opinion» Talleyrand

Le 21 novembre dernier, l’ancien Premier ministre Manuel Valls avait considéré que la France avait un «problème» non seulement avec l’islamisme et l’intégrisme religieux, mais avec «l’islam» et «les musulmans» tout court. Voilà en une phrase Valls l’émigré donne la marche à suivre à la France et la convainc que ce n’est pas l’islamisme mot -hypocrite des biens pensants,- mais carrément l’Islam. De fait, il enfonce le clou par ce que l’islam pour lui ce n’est pas assez parlant, il identifie : la cible les musulmans.qui sont français comme lui ou mieux que lui , certains là à la sixième génération. En clair il appelle à une asepsie de la France pour la débarrasser de ces scories ! Qui est ce personnage plus royaliste que le roi qui se permet de faire ce que faisait un autre émigré en l’occurrence Nicolas Sarkozy avec un parcours similaire, traitant les jeunes beurs de racailles? En fait comme nous allons le montrer à travers trois exemples tout est bon pour rester visible électoralement avec une ambition démesurée, monsieur Valls s’inspirant de Talleyrand, n’arrête pas de changer de convictions.

Le fossoyeur du parti socialiste

L’ancien maire, député, ministre de l’intérieur et enfin premier ministre avant de redevenir député est un homme pressé qui ne s’embarrasse pas de principes dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils sont à géométrie variables. Manuel Valls n’a pas beaucoup d’amis notamment parmi les « éléphants » et pour cause, il n’a cessé d’utiliser le parti pour arriver. Manuel Valls est un homme clivant dont la carrière fulgurante qui l’a amené de l’émigré de la deuxième génération comme Sarkozy qui débarque à l’âge de 20 ans en France à la députation, un portefeuille ministériel comme premier flic de France au poste de première ministre. Tout ceci a fait pschitt d’un seul cou la carrière de Manuel Valls a explosé en plein vol. Il se retrouve plus rien avec un poste de député – apparenté, sans qu’on veuille de lui au parti la République en Marche bien qu’il ait quitté le parti socialiste – en litige avec la députée Farida Amrani, de la France insoumise. C’est ainsi que le 26 novembre il proposait encore une fois ses services à Emmanuel Macron, qu’il avait malmené en tant que ministre de l’économie quand lui était premier ministre …Il n’arrête pas de faire des appels du pied à LREM comme de dire « Dans bien des domaines, Macron a fait des choses que j’aurais aimé faire ».

On se souvient de La lettre de Martine Aubry, Première secrétaire du parti socialiste en juillet 2009.qui avait perçu l’ambition démesurée de Valls Lisons ce morceau d’ontologie : « Cher Manuel, Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles (…) On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle. (…) Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste. (…) Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste. ». (1)

Même avis de Jean Luc Mélenchon : Pour lui Manuel Valls montre que la décomposition politique de la direction socialiste continue. Pire que les opportunistes carriéristes, il y a ceux qui font leur la ligne dominante de la social-démocratie européenne. Elle détruit l’Etat providence qu’elle a créée en endossant les habits de la modernité et du « réformisme »

Le changement de « conviction » au gré des circonstances

On dit souvent qu’il y a le petit mensonge, le grand mensonge et …la politique ; si le fait de mentir et de se déjuger au gré des évènements est la marque de fabrique de l’homme politique sans principe de fond, on peut dire que Manuel Valls est de ceux là. Trois faits parmi tant d’autres nous montrent comment Manuel Valls est prêt à toutes les manipulations Souvenons- nous comment il passe allègrement d’une allégeance à l’autre : Le 22 janvier 2017, à l’issue du 1er tour, il arrive deuxième derrière Benoît Hamon Il se lance alors dans une campagne plus agressive « [accusant] son adversaire de proximité avec l’islamisme radical ». Le 29 janvier 2017, à l’issue d’un second tour il est battu par Benoit Hamon En dépit de la règle fixée lors des primaires, il refuse d’apporter son parrainage à Benoit Hamon expliquant être en désaccord avec ses propositions La Haute autorité des primaires dénonce un « manquement à la parole donnée » qui « contrevient gravement au principe de loyauté et à l’esprit même des primaires ». Le 29 mars 2017, invité sur la chaîne BFM TV, il appelle au soutien d’Emmanuel Macron dès le premier tour . Le même jour dans une interview accordée à l’Obs, il se déclare prêt à travailler avec François Fillon dans l’hypothèse de la victoire de ce dernier pour « trouver des compromis avec la droite parlementaire ».

Valls et Israël : la reddition morale

«Valls le gauchisant a des idées qui séduisent à droite. Il raconte que Sarkozy lui aurait demandé de rentrer au gouvernement. Il est vrai que Valls partage avec la Droite le même fond de commerce à savoir taper sur l’émigration et les Musulmans car c’est sans risque. Sauf qu’il n’est pas le premier à la faire. Jean Marie Le Pen parlant de la Droite qui lui vole son fond de commerce dit que le FN c’est l’originale la Droite c’est la copie et Valls , c’est la copie de la copie !!!

Valls s’est beaucoup investi dans un domaine où il est en pays de connaissance : Israël Comme il l’a martelé à Strasbourg le 17 juin 2011 : « par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël, quand même… »

Par symétrie, imaginons écrit Alain Gresh, un responsable français ayant épousé une femme d’origine algérienne ou marocaine et disant «Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté musulmane et à l’Algérie (ou au Maroc)» Manuel Valls, est aussi signataire d’un appel indigne appelant à poursuivre les militants qui prônent le boycott des produits israéliens. Parmi eux, Stéphane Hessel ou Alima Boumediene. On dit souvent que Manuel Valls est un « Sarkozy » de gauche pour marquer la similitude des origines – ce sont tous les deux des émigrés de la deuxième génération- mais aussi d’une politique à la hussarde invectivant et surtout il est rancunier contre les faibles Les Algériens garderont de lui l’ingratitude de l’homme qui se croit au dessus de la morale et de la bienséance en bafouant les règles de l’hospitalité en tweetant la photo du président Bouteflika le 16 avril 2016 comme remerciement pour l’accueil et l’exemplarité des relations algéro-français Les médias algériens avaient dénoncé le caractère «dégradant» de ces images

Amalgame entre antisémitisme et antisionisme

Avant de parler des rapports de Manuel Valls avec Israël il est bon de rappeler quelques définitions. Si l’on croit l’Encyclopédie Wikipédia : « L’antisémitisme (originellement : anti-sémitisme) est le nom donné de nos jours à la discrimination et à l’hostilité manifestées à l’encontre des juifs en tant que groupe ethnique, religieux ou racial. Il s’agit, d’une forme de racisme dirigée nominalement contre les peuples sémites, regroupés en tant que tels sur la base de critères linguistiques, mais ne visant en réalité que les juifs. Bien que certains historiens comme Jules Isaac insistent pour distinguer antijudaïsme et antisémitisme, le second terme est cependant le plus souvent utilisé aujourd’hui pour qualifier tous les actes d’hostilité antijuive que leurs fondements soient raciaux ou non. Le terme fut utilisé pour la première fois en 1860 par l’intellectuel juif Moritz Steinschneider dans l’expression « préjugés antisémites » (« antisemitische Vorurteile »), afin de railler les idées d’Ernest Renan qui affuble les «peuples sémites » de tares culturelles et spirituelles » (2).

On voit que rien n’interdit de mettre sous le même vocable les autres ethnies sémites comme le sont les Arabes. Le glissement qui s’est opéré a permis de passer de l’aspect ethnique à l’aspect religieux et partant d’arriver à l’antijudaïsme excluant du même coup les Arabes. Pourtant, comme l’a si bien démontré Schlomo Sand dans son ouvrage, il n’y a pas de peuple juif, il y a bien une religion juive. Ce sont des sémites au même titre que les Palestiniens avec une ascendance cananéenne.

« Le mot «sionisme » apparaît à la fin du XIXe siècle pour désigner un ensemble de mouvements différents dont l’élément commun est le projet de donner à l’ensemble des juifs du monde un centre spirituel, territorial ou étatique, en général localisé en Palestine. Le sionisme politique a atteint son but, la création d’un État juif en Palestine. Initialement, le sionisme d’essence laïque n’avait pas encore formalisé le projet d’un Etat aseptisé des Palestiniens spoliés en 1967 de leurs territoires et voire encore. Depuis, le leitmotiv du gouvernement actuel est de faire reconnaître un Etat strictement juif ; de ce fait, les Arabes israéliens n’auront pas vocation à rester dans ce qui est appelé Israël. Le glissement sémantique antisémitisme –antisémitisme est dénoncé comme une manipulation visant à empêcher toute critique d’Israël et du sionisme » (3)

L’adoubement par le Crif

On se souvient de Manuel Valls maire d’Evry en 2008 ,il chevauchait la cause juste palestinienne au point de prévoir un jumelage avec une ville palestinienne. Changement de décor avec l’ascension et le poste de premier ministre. En mars 2016 au Diner du Crif qu’Alain Finkelkraut avait qualifié de tribunal dinatoire, tant il est vrai que tous les hommes politiques français se bousculent pour paraitre à ce diner et faire assaut d’allégeance. Manuel Valls a fait un discours attendu . Le ton est donné par le président du Crif dans un véritable réquisitoire il intime la marche à suivre aux hommes politiques français Nous lisons : « Devant les quelque 800 personnes le président du Crif, a déclaré : « Nous vivons une vie retranchée. Nous avons le sentiment angoissant d’être devenus des citoyens de deuxième zone ». Manuel Valls alors premier ministre, lui a répondu : « Oui, les juifs de France, trop souvent, ont peur, C’est une réalité et cette réalité, nous ne l’acceptons pas. » Nous savons qu’il y a un antisémitisme ancien et un antisémitisme nouveau, Un antisémitisme d’extrême droite, mais aussi un antisémitisme d’extrême gauche. Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers, il y a aussi l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée. Et puis (…), il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël. » (4)

L’amalgame,[ de l’antisémitisme ndR] écrit Eric Hazan, avec l’anti-sionisme c’est-à-dire le refus de la politique actuelle d’Israël de quitter les territoires occupés depuis 1967, n’est pas l’antisémitisme. Les dîners du Crif, repose sur l’assertion suivante l’Etat d’Israël parle au nom des juifs du monde entier ; par conséquent, être « antisioniste », critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les juifs, c’est de l’antisémitisme. » (5)

Bruno Guigue, parle carrément d’arme d’intimidation massive, il écrit : « Dans un monde où le ressassement médiatique tient lieu de preuve irréfutable, certains mots sont des mots-valises, des signifiants interchangeables dont l’usage codifié à l’avance est propice à toutes les manipulations. (…) Depuis soixante-dix ans, tout se passe comme si l’invisible remords de l’holocauste garantissait à l’entreprise sioniste une impunité absolue. (…) En applaudissant à la création de l’État juif, l’Europe se lavait de ses fautes. Simultanément, elle offrait au sionisme l’opportunité d’achever la conquête de la Palestine. Ce rachat par procuration de la conscience européenne, Israël s’y prêta doublement. (…) On a beau rappeler que la Palestine n’est pas la propriété d’une ethnie ou d’une confession, que la résistance palestinienne n’a aucune connotation raciale, que le refus du sionisme est fondé sur le droit des peuples à l’autodétermination, (…) L’assimilation frauduleuse de l’antisémitisme et de l’antisionisme, il est vrai, procure deux avantages symboliques. Le premier est à usage interne. Cette assimilation limite drastiquement la liberté d’expression, Elle vise alors à disqualifier l’opposition politique et militaire à l’occupation sioniste. Cible privilégiée de cet amalgame, la résistance arabe se voit renvoyée à la haine supposée ancestrale qu’éprouveraient les musulmans pour les juifs. (…) Terroriste parce qu’antisioniste, antisioniste parce qu’antisémite, la résistance arabe cumulerait donc les infamies. »(6)

Manuel Valls, un «académicien» qui s’ignore !

Dans le même ordre Tarek Mami écrit à propos du talent insoupçonné de Manuel Vals concernant le sens des mots. : « L’ancien premier ministre a donc décidé de frapper un grand coup et de faire d’une pierre trois coups. Un coup linguistique. Un coup médiatique. Un coup politique. L’ancien premier ministre a choisi le dîner annuel du CRIF (7 mars 2016), depuis qu’il retourné sa veste de défenseur de la cause palestinienne (avril 2008) pour épouser celle de la défense de l’état israélien (après son second mariage en juillet 2010):» « … Et puis il y a la haine d’Israël, il y a l’antisémitisme et il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël » (7)

«Le nouveau linguiste Manuel Valls est un homme persévérant qui sait grimper les marches, une par une, et peindre son tableau, touche par touche pour le nouvel an juif à la Grande synagogue de la victoire à Paris il annonce « un nouvel antisémitisme qui se cache derrière un antisionisme de façade ». Le deuxième lors de l’inauguration de l’allée des justes à Strasbourg, ou il s’engage à «combattre l’antisionisme, cet antisémitisme qui vise à nier Israël». Le troisième lors d’un discours au Trocadéro, au cours d’un rassemblement organisé par le CRIF ou il proclame : «Cet antisémitisme, et c’est la nouveauté, se nourrit de la haine d’Israël. Il se nourrit de l’antisionisme. Parce que l’antisionisme, c’est la porte ouverte à l’antisémitisme. Parce que la mise en cause de l’état d’Israël, (…) basée sur l’antisionisme, c’est l’antisémitisme d’aujourd’hui». Le quatrième devant le Consistoire central ou il assène «se dire antisioniste ou nier le droit à l’existence de l’état d’Israël en voulant éviter l’accusation d’antisémitisme n’est pas possible». La conclusion « l’antisionisme est synonyme d’antisémitisme », adossée à l’expression «il y a aussi l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée», (variante des «jeunes des banlieues sensibles »), démontre que le travail de recherche est achevé » (7).

Les dernières provocations pour une vaine visibilité : L’Islam et les Musulmans

Sentant qu’il perd pied du point de vue avenir politique, et s’accrochant en vain à la bouée Emmanuel Macron, Manuel Valls tire sur tout ce qui bouge, l’occasion lui est donnée par l’affaire Tarik Ramadan accusée sans jugement sur plainte de plusieurs femmes. Sans porter Tarik Ramadan dans notre cœur, il est important de marteler qu’il est innocent jusqu’à preuve du contraire par la justice. Il n’empêche, Manuel Vals surfe sur ce fait et accuse à tour de bras tout ce qui ont eu une proximité avec lui. Dans la mêlée Taddei¨mais surtout Edwy Plenel de Médiapart

Blandine Le Cain écrit à ce sujet : « L’ancien premier ministre multiplie les prises de parole provocantes au sujet de la laïcité et de l’islam, et suscite de vives réactions, dans les rangs de la gauche et au-delà. Les attaques s’enchaînent, les polémiques suivent. Manuel Valls, invité le dimanche 26 novembre du Grand Jury RTL- Le Figaro- LCI, occupe avec force la scène médiatique depuis plusieurs semaines sur une thématique qui lui tient à cœur: la laïcité. (…) . La succession de ces sorties, qui surprennent parfois jusque dans ses rangs, a acté le caractère clivant de l’élu. Le 5 novembre sur Europe 1, Manuel Valls glisse une phrase qui va ouvrir une longue séquence polémique. Évoquant Tarik Ramadan, visé par des accusations de harcèlement sexuel, le député met en cause l’attitude du directeur de la rédaction de Mediapart, Edwy Plenel, vis-à-vis de ce personnage: «Il faut que la vérité éclate sur ce soi-disant intellectuel, (…) ses amitiés, ses complicités – je pense à Edwy Plenel. Il y a un moment où il faut dire: ça suffit!» Le même jour, Edwy Plenel réagit sur BFMTV: «Vous vous rendez compte? Ce crime de complicité intellectuelle?», interroge le journaliste, qui se demande si sa «divergence politique avec Monsieur Valls» est «criminelle».(…) Le député accuse le journaliste d’avoir lancé un «appel au meurtre» lors d’une critique sur la une de l’hebdomadaire satirique, de faire preuve de «complicité intellectuelle» avec le terrorisme et d’utiliser «les mêmes mots» que Daech. Il livre ensuite une déclaration virulente à l’égard d’une gauche incarnée par «des gens dangereux » (8)

Une contribution percutante lu dans le journal l’Expression permet de fixer les idées . Parlant de Manuel Valls l’auteur écrit : « Il a encore usé d’amalgame sur l’Islam et les Musulmans – Manuel Valls persiste et signe Peu importent les circonstances exactes dans lesquelles on les prononce, il arrive que les mots tuent aussi brutalement que les balles et les propos caricaturaux sur l’islam et les musulmans présentés comme la source du terrorisme sont là pour en témoigner. Le désormais député apparenté LREM grâce à son ralliement opportun au nouveau président, Emmanuel Macron, a brodé sur «la société française face au problème de l’islam et des musulmans», occultant pour l’heure l’islamisme et plus largement l’intégrisme religieux sur les terres de l’inquisition. (…) Mais en ciblant avec une telle outrecuidance «l’islam et les musulmans», le député de l’Essonne vide cette fois son sac ou plutôt il jette le masque dont il avançait affublé, usant et abusant du non-dit pour aussitôt se repaître de slogans à la gloire de la laïcité et de la culture Les criminels qui ont tué vendredi 305 fidèles dans une mosquée du Sinaï, en Egypte, trouveront-ils grâce aux yeux de Valls qui papote sur un culte et une communauté à partir de ce qu’on lui assène comme confidences sur l’oreiller ?» (9)

Manuel Vals et le fond rocheux du racisme

Il est difficile de connaitre finalement l’âme profonde de Manuel Vals tant il est vrai que tout est fluctuant chez lui, d’autant que ses prises de position sont toujours clivantes . Cependant on peut déceler un invariant c’est sa position vis-à-vis des mélanodermes des Arabes des Roms . Oubliant qu’il vient d’un pays qui a connu la civilisation arabo musulmane pendant 8 siècles avec forcément un reliquat génétique, il développe une haine de soi avec tout ce qui peut l éloigner du blanc, de la limpieza de sangre ( la pureté du sang) leitmotiv d’Isabelle de Castille et de Ferdinand d’Aragon

Ainsi , comme l’écrit l’historien et écrivain Benoît Rayski dans une contribution parue sur le site Atlantico nous lisons : « ..En 2009, la campagne pour la primaire socialiste battait son plein (déjà !). Alors qu’il visitait une brocante sous l’œil des caméras, le maire d’Évry s’avisa que l’assistance était très, très colorée. Bigarrée, multicolore. Mais une couleur manquait à l’appel. Et Manuel Valls lança à l’un de ses collaborateurs : «Belle image d’Évry ! Tu me mets quelques Blancs, quelques whites, quelque blancos !». La phrase fit hurler dans son propre camp : un homme qui n’aimait pas la diversité ne pouvait en aucune manière – n’est-ce pas ? » » (10)

« On peut comprendre poursuit l’historien et écrivain Benoît Rayski les petites motivations électoralistes de M. Valls. Mais ses calculs ajoutent au discrédit de la parole politique. À gauche, il y avait un homme qui disait «voyous» au lieu de «jeunes» : c »était lui. À gauche, il y avait un homme qui dénonçait la violence inacceptable dans les banlieues : c’était lui. À gauche, il y avait un homme qui disait se dresser contre le salafisme et l’islamisme : c’était lui. À gauche, il y avait un homme qui se portait garant de la laïcité et faisait fermer les moquées fondamentalistes : c’était lui. De ces discours, Manuel Valls a fait aujourd’hui table rase. Tout comme il ne doit pas vouloir se souvenir de ce qu’il avait dit en 2009. Tout ça pour avoir la peau de Montebourg, Hamon, Filoche, etc. C’est, nous dira-t-on, la politique. Eh bien, si la politique c’est ça, elle est bien médiocre » (10).

S’agissant du fond rocheux de gauche ouvert et tolérant respectueux de la dignité humaine on sait poursuit le rédacteur du journal L’Expression : « Qu’il ne s’embarrasse plus de précautions oratoires, on sait depuis belle lurette qu’elle est précisément sa doctrine et ses idéaux socialistes, aujourd’hui malaxés à la sauce macronienne, car il suffit pour cela de se référer au Canard enchaîné de mercredi 22 novembre qui rapporte comment l’élu de l’Essonne a exigé des policiers du quartier du XIème arrondissement de Paris où il réside «une tolérance zéro pour les SDF sur les trottoirs», sur demande expresse de son épouse, Anne Gravoin, qui supporte mal la présence de femmes Rom avec leurs bébés sur les bras » (9)

Conclusion

Monsieur Valls surfe sur l’air du temps, la diabolisation de tout ce qui peut porter préjudice à Israël sous couvert d’anti-sémitisme est devenue la marque d’allégeance si on veut faire une carrière politique sans s’attirer les foudres des puissants lobbys. Pourtant la résolution numéro 3236 votée en 1974, par l’assemblée générale des nations unies considérait que «le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale». On l’aura compris sous les coups de boutoir d’une intelligence supérieure et d’une détermination sans faille ell a été abrogée. Mieux encore, à la place Le 1er juin, 2017 le Parlement européen a adopté une résolution « sur la lutte contre l’antisémitisme » appelant les États membres et les institutions bruxelloises à prendre des mesures supplémentaires pour combattre « les discours de haine et toutes les formes de violence à l’égard des citoyens juifs européens ». Dans un communiqué, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) s’est félicité de l’adoption de la résolution par le Parlement européen, approuvant le fait qu’elle « identifie […] l’antisionisme à une nouvelle forme d’antisémitisme ». Naïvement nous attendons de la part de l’Europe la suite : La prochaine résolution appellera les Etats membres à prendre des mesures supplémentaires pour combattre « les discours de haine et toutes les formes de violence à l’égard des citoyens musulmans européens ». Pourquoi pas si le Monde était juste , N’est ce pas juste ?

Monsieur Manuel Valls est un monsieur clivant, il joue avec le feu à force d’attiser les haines, il finira par porter préjudice à l’image de la France. Il est consternant que des hommes politiques qui pour bien d’entre eux ne sont pas des Français de souche, pensent construire leur carrière en tapant sur l’Arabe, le Musulman , le mélanoderme ; Il n’y a aucun risque, c’est nous dit on la liberté d’expression, cette même liberté d’expression qui interdit à Dieudonné de s’exprimer , et dans le même coup permet à Charlie de blasphémer jusqu’à plus soif concernant la religion musulmane et qui frappe de 45000 euros d’amende le fait de ne pas être d’accord avec le récit de la Shoah En continuant ainsi Monsieur Valls se veut le fossoyeur du vivre ensemble et justement de la laïcité. Sa liaison éternelle avec Israël ne l’autorise pas à insulter l’espérance religieuse de plus d’un milliard de personnes ;. L’Islam en a connu bien d’autre et tout les Valls passé présent et futur, ne seront en définitive que des scories de l’histoire.

Cependant entretenir la haine est un filon porteur, actuellement, en France tout le monde s’y met, Valls dont on ne connait pas en définitive la couleur puisqu’il est de toutes les couleurs mais aussi la gauche et la droite modérée ou extrême puise dans ce fond de commerce de l’Islam et des sans retenue. Arrivera un jour prochain où le racisme antimusulman servira d’exutoire à une mal-vie dont les racines sont ailleurs

L’islam est devenu un fond de commerce des personnalités en mal de crédibilité au point que Manuel Valls a fait voler en éclat la digue qui séparait entre islam bien compris religion de paix et l’islamisme entretenu d’une façon ou d’une autre par un néo-libéralisme occidental pour qui tout est bon à prendre, peu importe les tragédies qui font que l’islamisme fait 100 fois plus de dégâts sur les musulmans que dans les pays occidentaux. Nous l’avons vu avec les derniers attentats en Egypte . Les lignes suivantes qui n’ont pas pris une ride. « Si rien n’est fait, écrivais-je en 2010 dans une précédente contribution concernant le sort des musulmans, il arrivera aux Musulmans ce qui est arrivé aux Juifs du XXe siècle, à savoir des Nuits de cristal à l’instar de celles qu’ont subies les Juifs du IIIe Reich et qui seront de plus en plus récurrentes. Pour la première fois, il y a un fond rocheux européen qui a décidé de déclarer la guerre aux Musulmans. Sombres jours pour les Européens de confession musulmane notamment français même de la dixième génération. Pourtant l’immense majorité des citoyens français respectent les lois de la République, ils évitent l’ostentation malgré les provocations. S’il est vrai que la religion devant rester pour tous du strict ressort de la sphère privée les Musulmans espèrent que la République se tienne d’une façon équidistante des religions et applique dans les faits, la laïcité, rien que la laïcité, toute la laïcité et les considère ce faisant comme des citoyens à part entière en mettant en œuvre une forte volonté d’intégration et en combattant l’intolérance et les discriminations » (11)

* Professeur. Ecole Polytechnique Alger par Chems Eddine Chitour*

Je vous presente…. je m’en fous

HD

Dans la banlieue avoisinant notre cité vit un brave type de renom qui ne se remplit pas trop la caboche avec les soucis de la vie. Ses amis le surnomment «j’ m’en fous», parce que tout simplement cet entêté s’en fout éperdument et reste impassible devant les situations qui l’incommodent. Un bonhomme d’un âge avancé qui prend la vie du bon côté. Il est imperturbable et possède une règle bien ancrée dans l’esprit, celle d’ignorer les tracasseries qui pourraient lui empoisonner la vie. Il a hérité de ce surnom populaire il y a bien longtemps. C’était au moment de sa tendre jeunesse que cette expression de résignation est venue s’enraciner dans sa tête pour répondre à toutes les interrogations insipides. A chaque sollicitation, attente ou reproche, il répond par cette expression, «j’ m’en fous» avec un hochement des épaules. Une expression pour signifier son indifférence aux événements même fâcheux qui pourraient en découler par la suite.

Dans le même ordre d’idée, on raconte aussi qu’un jour passé d’après une histoire tirée de notre terroir, que quelqu’un était venu alerter une personne pour lui dire qu’il y avait le feu dans son douar. Ce dernier lui a répondu; «je m’en fiche, pourvu qu’il ne touche pas à ma demeure !». «Mais, si, il est dans votre gourbi !» lui a répondu son interlocuteur, «alors, que Dieu fasse qu’il ne s’approche pas de ma tête». Entre le considérant et le non-considérant il y a le feu ravageur qui fait toute la différence.

Dans le présent, monsieur «j’ m’en fous» le rabat-joie est omniprésent dans le secteur administratif. Il se sent fort et bien protégé dans sa peau. Il réagit négativement à toute réflexion qui l’embarrasse et nous tourne le dos. Il n’a pas de considération pour nous, et il ne parle pas beaucoup pour nous éclairer. Il refuse de s’expliquer lorsqu’il est le principal problème qui nous pourrit le plaisir de la vie. Il abrège bêtement ses discussions et se limite à répliquer qu’il se contrefout tout simplement de nos déboires et hurle que si cela ne nous plait pas, il y a le mur pour se cogner la tête. L’heure est mélancolique et elle ne veut pas se défaire de cette résignation maladive du «je-m’en-foutisme» qui gangrène la société. Cette insensibilité a pris des proportions énormes dans le bled et dans la mentalité des gens qui exploitent cette formule méchante et méprisante pour détruire toutes nos espérances. Quand on réclame auprès de la poste, et on demande pourquoi notre courrier postal traîne dans le tri postal et fait plus de deux mois pour parvenir à son destinataire de l’autre côté de la mer ou ici sur le territoire national, les responsables de cette carence nous répondent «on s’en fout !».

Les gens dans la rue et les espaces publics aussi n’ont plus aucun respect pour l’environnement et jettent leurs saletés de gobelets, de sachets et de bouteilles minérales n’importe où et quand ils sont interpellés par des citoyens plus disciplinés, ils répondent «Maraheneche fikoum, makane ma dakhalkoum!» (On s’en fout et puis ça ne vous regarde pas). Les médiocres ont perdu toute motivation et fuient leurs responsabilités et emploient cette formule simple et sotte pour cacher leur incompétence à trouver une issue salvatrice pour répondre à notre attente…

Manifestation prévue contre le franc CFA et la présence française

Tournée de Macron en Afrique : manifestation prévue contre le franc CFA et la présence française

Le Président Macron et le chef d'Etat Ouattara installé par l'armée française en Côte d'Ivoire en 2011 après les élections contestées de 2010.

Le Président Macron et le chef d’Etat Ouattara installé par l’armée française en Côte d’Ivoire en 2011 après les élections contestées de 2010.

Emmanuel Macron part pour une tournée en Afrique. A cette occasion, il entend changer le rapport entre les pays de ce continent et la France. Mais il aura fort à faire pour convaincre la population. Des manifestations sont prévues sur son passage.

Décidé à redresser l’image et l’influence française en Afrique, Emmanuel Macron entame le 27 novembre sa première tournée sur le continent africain. Objectif : moderniser les relations franco-africaines, en les recentrant sur l’entrepreneuriat, la jeunesse et l’éducation. Il se rendra au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Ghana.

Il devra convaincre une jeunesse africaine de plus en plus hostile à la présence française sur le continent, sur fond de menace terroriste persistante au Sahel que les troupes françaises installées dans la région ont du mal à combattre et de flux migratoires croissants que l’Europe veut endiguer.

 

Un public difficile à convaincre

Pour montrer qu’il appartient à une nouvelle génération, éloignée du passé colonial, il parlera surtout partenariat économique, entrepreneuriat, éducation, sport et énergies renouvelables, plutôt que d’aide au développement.

Emmanuel Macron s’est entouré depuis cet été d’un «Conseil présidentiel pour l’Afrique», principalement des jeunes entrepreneurs binationaux en lien étroit avec leur pays d’origine, qui lui apportent une autre vision de l’Afrique que les réseaux diplomatiques traditionnels utilisés par ses prédécesseurs.

Première étape, l’Université de Ouagadougou au Burkina Faso où il prononcera le 27 novembre son principal discours de politique africaine devant 800 étudiants. Il répondra ensuite à leurs questions, «sans filtre», promet l’Elysée. «Ce public n’a pas forcément une bonne image de la France», reconnaît le château, surtout depuis la chute de Blaise Compaoré, chassé par la rue en 2014 et que la France a exfiltré vers la Côte d’Ivoire.

Le Burkina Faso réclame aussi à la France l’extradition de son frère,  François Compaoré, objet d’un mandat d’arrêt international pour l’assassinat d’un journaliste en 1998.

 

Des protestations prévues au Burkina

Plusieurs organisations burkinabè ont appelé à manifester sur son passage, pour protester contre le «pillage» des ressources naturelles par les grandes entreprises françaises, la présence militaire de Paris et le maintien du franc CFA, «monnaie coloniale», selon elles.

Emmanuel Macron se rendra ensuite à Abidjan pour assister au sommet Europe-Afrique et «replacer la relation France-Afrique dans le cadre de son projet de refondation de l’Europe», précise l’Elysée.

Ses priorités : obtenir le soutien financier des Européens pour la force antiterroriste des pays du G5 Sahel et coordonner la lutte contre les passeurs, y compris en Libye où certains migrants sont vendus comme esclaves. Le président de la République a qualifié le 22 novembre ces cas d’esclavage de «crimes contre l’humanité». Il en profitera aussi pour poser la première pierre du métro d’Abidjan, projet majeur pour lequel Paris a accordé un prêt record d’1,4 milliards d’euros.

Il se rendra enfin au Ghana, pays anglophone, afin de souligner, selon l’Elysée, son «approche continentale de l’Afrique», au-delà des anciennes colonies françaises.

Le chef de l’Etat aura à cœur d’éviter tout impair et de faire oublier sa petite phrase de cet été au G20, où il jugeait difficile de stabiliser l’Afrique quand la natalité y est «encore de 7 à 8 enfants par femme».

Rencontre « Voix juives décoloniales » | Agence Media Palestine — Boycott

= source (s) voir lien (s) ci-dessous. = http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2017/11/29/rencontre-voix-juives-decoloniales/ = = http://tiny.ph/IdoQ -> niet ! et puis zut = = articles, commentaires sont publiés sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs. = http://tiny.ph/Vaxm -> Amr Khaled =

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Les BRICS vont créer leur propre Internet — Boycott

Originally posted on Aphadolie: ? Les BRICS vont créer leur propre Internet ? ? ? Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) vont se doter de leur propre gouvernance Internet afin d’échapper au contrôle des États-Unis. ? Jusqu’ici l’Internet est gouverné par l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), une association…

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