RAQQA libéré….

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chronologie de la révolution algerienne et de la politique coloniale 1830-1962 :

chronologie de la révolution algerienne et de la politique coloniale 1830-1962 :

 


1959 -Transfert d’Ahmed Ben Bella et ses compagnons à la prison de l’île d’Aix
– Mort au champ d’honneur des colonels Amirouche et Si el Haouès
-Entrée en application du Plan Challe
-La France enferme plus de 9 Millions d’Algériens dans les camps de concentration
– Mort au champ d’honneur du Colonel Si Mohamed Bougara
-Début de l’exécution de l’opération Jumelles dans la wilaya II
-Mort au champ d’honneur de Si Tayeb El Djoghlafi , chef de la wilaya IV
-Le Général De Gaulle et la politique coloniale en Algérie
-La Ligue Arabe adopte un certain nombre de résolutions dans le cadre du soutien arabe à la Révolution
-L’Armée de Libération Nationale affronte l’opération Pierres précieuses
-Charles De Gaulle reconnaît le droit de l’Algérie à l’autodétermination
-Charles De Gaulle renouvelle son appel pour un cessez le feu
-Le GPRA désigne Ahmed Ben Bella et ses compagnons pour entreprendre les négociations avec la France autour de l’autodétermination
-Réunion du Conseil National de la Révolution et formation du deuxième gouvernement provisoire sous la présidence de Ferhat Abbès
-L’Union Générale des Travailleurs Algériens rejette les résultats de l’enquête sur la mort d’Aissat Idir .
1960 = Le journal Le Monde publie le rapport de la Croix Rouge sur la torture en Algérie
-Le Conseil National approuve la création de l’Etat-Major sous la direction du colonel Houari Boumedienne
-Accroissement de l’activité de la femme durant la Révolution avec la participation de l’Union des Femmes Algériennes au congrès de Bamako.
-Première explosion nucléaire française à Reggane dans le Sahara Algérien
-Réunion du Conseil National de la Révolution Algérienne à Tunis
-Mort au champ d’honneur du Colonel Lotfi, chef de la wilaya V
-Deuxième explosion d’une bombe atomique française
-Utilisation par la France de bombes au napalm au sud de Aïn Sefra
-Visite de la délégation du GPRA au Vietnam dans le cadre de l’internationalisation de la question algérienne
-Début des négociations algéro-françaises à Melun
-Charles De Gaulle évoque au cours d’une conférence l’Algérie Algérienne
-Visite de Ferhat Abbès et Bentobbal en Union Soviétique et en Chine
-Parmi les états qui ont reconnu le GPRA , l’Union Soviétique
-Attaque de postes du groupe de Harkis à Paris
-Charles De Gaulle déclare devant le Conseil des Ministres son intention d’organiser un référendum sur l’autodétermination
1961 = Déclenchement des manifestations du 11 Décembre dans plusieurs régions du pays
-Au cours d’une conférence de presse, Charles De Gaulle déclare qu’il n’est pas de l’intérêt de la France de rester en Algérie et affirme que l’Algérie est algérienne
-Début effectif des négociations algéro-françaises à Evian
-Reprise des négociations algéro-françaises à Lugrin
-Mort du Colonel Si Salah Zaamoum
-Réunion du Conseil National de la Révolution Algérienne et désignation de Benyoucef Benkhedda en tant que président du GPRA
-Arrestation de Abderrahmane Farès
-Journée anti-OAS (Organisation de l’Armée Secrète)
1962 = Seddik Benyahia remet le mémorandum du Gouvernement Algérien en réponse au mémorandum français
-Manifestations de Ouargla pour dénoncer le projet de scission du Sahara
-Signature des accords d’Evian par Krim Belkacem et Louis Joxe
-L’Exécutif Provisoire présidé par Abderrahmane Farès est chargé de gérer la période de transition et préparer le référendum
-L’OAS intensifie ses opérations terroristes contre les Algériens
-Ahmed Ben Bella quitte Tunis à bord d’un avion égyptien
-Référendum sur l’autodétermination
-Proclamation officielle de l’indépendance (5 juillet 1962).

Ceux qui, par malheur, font la guerre, ont généralement la chance de ne la faire qu’une fois.

A.B                                                                                                                                                                    Ne dit-on pas de la guerre que c’est une simple continuation de la politique par d’autres mauvais moyens très douloureux issus de méthodes machiavéliques et purement criminelles. Même sans violence, elle reste pourtant une réalité assez palpable et très permanente. Quand il est question de guerre, il y a toujours des conséquences assez regrettables et horribles injustifiées, dont assassinats, mauvais traitements et autres tortures, dépassements, et pires cauchemars commis sur des êtres humains et populations civiles innocentes soifs de liberté sans défense, issus la plupart du temps de territoires occupés, très souvent colonisés. L’Algérie, le pays de toutes les convoitises, en est l’exemple type, il a  eu sa grande part de ‘’grande guerre d’Algérie’’ où l’horreur de l’holocauste français de l’époque coloniale ayant atteint son paroxysme, a blessé et endeuillé des milliers de familles d’Algériens, dont des descendants se battent encore à ce jour avec amour pour essayer de tourner la page difficilement sur toutes les séquelles assez profondes incrustées au plus profond de leurs âmes, mais qui ne feront malheureusement jamais faire oublier la grande guerre d’Algérie aux très nombreuses batailles victorieuses et très nombreuses pertes humaines, (côté Algérien). Pour les algériens, chaque commémoration, chaque anniversaire compte, il rappelle une date, il rappelle un évènement historique, il rappelle un fait, une victoire gagnée sur le colon français, il rappelle également l’autre côté noir de la guerre, qui n’est autre que des viols, meurtres, tortures, représailles et autres pires exactions commises sur des personnes sans défense, dont leur seul tort, c’était de recouvrir, leur pays, leur liberté, leur dignité et le droit sacré de vivre très longtemps, bafoué et volé par l’oppresseur et colonialiste français. Prisonniers de la France coloniale, ces Algériens étaient prêts à tout, à mourir, ils étaient prêts à se sacrifier pour retrouver leur indépendance. Pour que nul n’oublie, chaque événement fêté même en homme libre rappelle l’horreur et la répression vécue par les populations dans les pires atrocités commises par les forces lâches et impérialistes de l’occupation française au nom de la liberté, de la fraternité et de l’égalité trahies.

COLONEL LARACHI MENOUAR DE L’ALN DIT MOKHTAR

COLONEL LARACHI MENOUAR DE L’ALN DIT MOKHTAR : « Réécrivez l’histoire tant que de vrais moudjahidines sont encore en vie »

Du haut de ses 90 ans qu’il bouclera dans cinq mois, le Colonel Mokhtar de l’ALN, de son vrai nom Larachi Menouar, qui dira  « une patrie se compose des morts qui l’ont fondé aussi bien que des vivants qui la continuent », avant d’entrer dans un mutisme qui durera 55 ans, a bien fini par sortir de son monde taciturne pour répondre à l’invitation de Réflexion et revenir un temps de commémoration du 1er Novembre, sur un bout de son parcours de combattant pour que vive l’Algérie.

 


COLONEL LARACHI MENOUAR DE L’ALN DIT MOKHTAR A REFLEXION : « Réécrivez l’histoire tant que de vrais moudjahidines sont encore en vie »
Les prunelles toujours attisées de cette vive lueur que ses ainés lui ont certainement reconnue depuis sa première jeunesse, pour faire de lui les yeux de l’ALN dans la région allant de l’Ouarsenis à Zbarbar, monsieur Larachi Menouar se rappelle encore bien de sa vingtaine et du chemin l’ayant mené à embrasser la carrière de combattant contre le joug colonial Français. Destin qui le rappela lorsque Rezzig Rabah lui rendit visite pour lui proposer cette activité, par égard de confiance, lui qui n’était autre que son ami de médersa. « A cette époque, dans notre région montagneuse, rare les enfants de mon âge qui allaient à l’école française. J’ai ainsi fait comme la majorité de la zaouia de Boumaaraf à Tablat(Médéa) jusqu’à la mort de mon père alors que j’avais 13 ans », se confie notre invité. Et trois ans après, sa maman regagna l’autre monde. Le petit Larachi Menouar devait alors compter sur lui-même. « Puis une société pétrolière ayant acheté dans les parages une forêt, m’embaucha comme pointeur dans son chantier ». Chemin faisant, Larachi décida de voler de ses propres ailes pour un meilleur épanouissement lorsqu’il loua un café dans la bourgade de Chrayat, à côté duquel il ouvrit un autre commerce d’épicerie. Là où son dit ami Rezzig est venu lui rendre visite pour lui proposer d’être les yeux de la ‘’Jebha’’ (front).
Il était temps de déguerpir !
Bien du temps coula jusqu’au jour « où deux gendarmes sont venus me voir pour me demander si je ne connaissais pas Larachi Menouar. J’ai alors compris que j’étais recherché par les services français qui n’avaient pas encore une photo à propos de mon identité, puisque les deux agents ne m’avaient pas reconnu. Ils avaient également mis au peigne fin l’ensemble de mes commerces par le biais du scanner d’antan, mais sans détecter quoi que ce soit, comme j’avais la manie de tout dissimuler non sans mettre dessus le sel comme le savent tant les anciens. Ce jour-là, j’avais compris qu’il était temps de déguerpir. J’ai ainsi bradé le café et l’épicerie pour prendre le chemin du maquis ». Il était temps pour notre héros de passer à autre chose.
Gravir le sentier du ‘’jbel’’ (montagne)
C’est ainsi que le jeune homme Larachi, s’est vu gravir le sentier du ‘’jbel’’ (montagne), quatre mois et demi après le déclenchement de la guerre de libération, par un hivernal jour de 15 février 1955. ‘’El-Khawa’’ (les frères d’armes), le connaissaient déjà pour toutes les informations utiles et capitales qu’il fournissait au sujet des déplacements des troupes françaises entre autres ‘’biyaâas’’ (mouchards). L’intégration ne posa point problème au jeune Larachi qui avait déjà le charisme d’un meneur d’hommes. Et quelques jours après, il était sur le point de rendez-vous de sa première opération dans le commando de ‘’ fida’i ’’.
Embuscade sur la route de Mezghana
Quelques temps après sa montée au maquis, la route de Mezghana dans la région d’El Azizia près de Tablat, de son nom colonial « Les Frênes » ou « Camp des Frênes », le village natal de Lakhdar Brahimi le politicien algérien et diplomate de la Ligue arabe et de l’Organisation des Nations unies ainsi qu’envoyé spécial chargé de plusieurs dossiers/régions pour ces deux organisations, fut à la croisée du chemin de pas moins de 11 bonhommes ‘’ fida’i ‘’ dont Larachi Menouar, par un jour printanier de Mai 1956 lors d’une embuscade sous la chefferie de Lhaj Lakhdar ‘’Allah yarhmah’’ ( que Dieu ait son âme) que vient son Créateur de l’appeler récemment à l’âge de 102 ans à Relizane. « Ce fut ma première opération en tant que ‘’ fida’i ‘’ (commandant suicidaire -si l’on se permet la traduction-) ». « Nous étions 11 moudjahid à avoir pris les traverses sinueuses de la région. La nuit tombée, nous étions dans l’obligation de chercher un abri que nous a offert le moujahid Htaybi Alliouate lequel nous avait également présenté son fils que nous avons enrôlé sur le champ, avant de  reprendre la route qui nous mit face à face avec une section militaire en déplacement. L’ouverture du feu s’est vue s’étaler sur un long moment pour se poursuivre encore longtemps. A la fin, l’assaut s’est soldé par la récupération d’un important lot d’armes et la mise hors d’état de nuire de pas mal de soldats français entre autres gardes champêtres. Alors que leur chef, Raymond, qui s’était caché sous la Jeep, était laissé blessé».
74 militaires abattus dans l’accrochage de Riyacha
La localité de Riyacha dans l’historique wilaya 4 se rappelle aussi de ce fatidique 4 février 1958 pour l’armée française qui avait essuyé un échec cuisant devant peu d’hommes mais bien déterminés.  « Notre commandos Ali Khodja sous l’autorité du commandant Azzedine et en collaboration avec le commandant Si-Lakhdar, nous avons envoyé un vieil homme pour informer les chefs à propos de présence d’armes. Mais en fin de compte, ce ne sont pas moins de 8 grands camions militaires chargés de soldats français que nous reçûmes. Durant cet accrochage pas comme les autres, nous avons compté la tombée en chahid (martyr) de sept éléments, alors que le huitième qui était blessé, a rendu l’âme son MAT 44 à la main. Et du côté français, ce ne sont pas moins de 76 militaires qui se sont vus abattus. Notre butin s’est soldé par la récupération de 24 armes.
La bataille de Ouled Said ou le miracle d’Allah ?!
Le commando prenant de l’allure et le train des mouchards faisant suite, les gars du commandant Ali Khodja étaient de plus en plus recherchés, jusqu’au jour où l’armée française envoya dans le village d’Ouled Said 8 camps plus un parterre de harkis dans sa perspective de mettre main sur les frères d’armes de Larachi Menouar. « Cette opération qui fut imposée a duré de 8h jusqu’à 19h au bout de laquelle nous avons compté parmi nos rangs 5 morts. Alors que du côté français, 360 militaires et harkis ont été tués, grâce notamment aux fellahas qui eux aussi prenaient les armes des soldats tombés pour nous rallier. Mais le plus beau et le plus miraculeux, ne fut autre que cette pluie divine venue s’abattre juste sur nos têtes, cafouillant la visibilité au camp de l’ennemi.
Prenez contact avec les vrais moujahidines !
Né le 6 avril 1928 à Tablat, notre héros qui était déjà chef de bataillon à l’indépendance, fut nommé chef du secteur militaire à Mostaganem puis embrassa d’autres postes dans la deuxième Région Militaire où il s’est mis à la retraite en 1973 alors chef de bataillon génie avant une dernière promotion à sa retraite après 12 ans d’exercice sous le règne de Chadli Bendjedid Allah yarhmah. Et pour un dernier mot, COLONEL LARACHI MENOUAR DE L’ALN DIT MOKHTAR, demande aux cadres vives de la Nation, de prendre contact avec les vrais moujahidines tant qu’ils sont encore en vie, pour une réécriture de l’histoire de l’Algérie.

Nos  » frères  » du Sahel

Nos  » frères « du Sahel

Sahel subsaharien

Une mère subsaharienne et son enfant à Annaba.

SS.– Quoi que l’on dise, l’Algérie est l’un des rares pays dont la solidarité à l’égard de ses frères africains n’a jamais été prise à défaut. Et cela, depuis son accession à l’indépendance. Le président Bouteflika croit tellement au rêve de bâtir une Afrique indépendante et solidaire qu’il n’a, d’ailleurs, même pas jugé utile, ne serait-ce que pour la forme, de faire avaliser en 2013 par le Parlement sa décision d’effacer la dette de 14 pays du continent dont le montant cumulé est de 902 millions de dollars. Il en va ainsi de toutes les aides envoyées dans les régions qui en avaient besoin. Et elles ont été très nombreuses.

Pour ne parler que du Sahel, l’Algérie a répondu présent à chaque fois que le Niger, le Mali, le Burkina Faso ou la Mauritanie avaient besoin d’elle. Il n’y a pas très longtemps encore, le Croissant-Rouge algérien a été l’une des toutes premières organisations à avoir acheminé des tonnes de vivres et de médicaments à Niamey pour venir en aide aux populations touchées par les inondations. Nos frères du Mali savent certainement mieux que quiconque les importants moyens humains, matériels et financiers que l’Etat algérien déploie depuis de longues années pour empêcher que la sous-région parte en mille morceaux.

Est-il besoin de rappeler aussi les milliers de frères et sœurs africains qui ont été formés en Algérie aux frais des contribuables algériens ? Et ils sont très nombreux aujourd’hui encore à fréquenter gratuitement nos campus, nos instituts, nos centres de formation ou nos écoles militaires. Et cela continuera certainement encore longtemps, car, pour les Algériens, le panafricanisme n’est pas synonyme de folklore.

Malgré son engagement irréprochable en faveur de la libération et du développement du continent, l’Algérie fait bizarrement l’objet d’attaques régulières et sournoises de la part d’une certaine presse du Sahel. Il y a peu, un média malien, Le Journal du Peuple, est allé jusqu’à comparer l’Algérie à «l’apartheid». Rien que ça ! L’Algérie qui a formé Mandela et de nombreux autres militants de l’ANC et aidé à la libération de l’Angola, qualifiée de raciste. Qui l’eût cru ? Et pour quelle raison ? Les autorités algériennes ont reconduit aux frontières, dans les conditions les plus humaines qui soient, des ressortissants subsahariens entrés illégalement sur le territoire algérien.

L’Algérie possède un Etat qui veille au grain et fait respecter ses lois. Que nos frères du Sahel le sachent !

  Nous ne resterons pas silencieux face aux lynchages médiatiques que chacun de nous peut constater en ce moment concernant Tariq Ramadan.

Tariq Ramadan, une lettre ouverte qui continue….

 Mis à jour: 
TARIQ RAMADAN

Nous ne resterons pas silencieux face aux lynchages médiatiques que chacun de nous peut constater en ce moment concernant Tariq Ramadan. J’ai d’ailleurs moi-même reçu depuis ma première lettre ouverte quelques emails d’insultes et de menaces qui prouvent à quel point nous ne sommes pas dans le cadre du respect d’une enquête normale qui suit son cours mais dans des débordements émotionnels haineux.

Respecter les deux protagonistes dans une enquête de la sorte aurait été de parler avec hauteur et précaution de chacune des personnes concernées. Or, lorsque nous lisons la presse, nous tombons sur un langage très émotionnel cherchant à faire de Tariq Ramadan un monstre et faisant fi de la présomption d’innocence. Une certaine presse est en train de nous manipuler et de manipuler l’opinion publique. Je connais bien les stratégies journalistiques et ceux qui sont derrière ces articles sont manifestement peu scrupuleux, partis pris et font dans le sensationnel.

En ce sens, je vous propose de boycotter tous les articles qui ne sont pas factuels et cherchent à manipuler l’opinion en salissant un homme qui est toujours présumé innocent. Ne partageons plus.

Je prends la parole mais je ne suis pas seule, nous sommes nombreux sur les réseaux sociaux à faire le même constat et à tirer la sonnette d’alarme et nous allons continuer à nous exprimer et à dire ce qui est. Ne nous faites pas croire que Tariq Ramadan à un rapport aux femmes qui se sexualise dans certain cas de figure, et le rend « violent » comme le décrit une certaine Presse. Nous sommes beaucoup de femmes, de toutes les confessions et de toutes les cultures, voilées ou non, à le côtoyer et à avoir reçu un constant respect de notre personne. En groupe ou de façon individuelle.

J’ai entendu et vu tellement de désinformation ces dernières semaines que je suis tombée de haut. Je fais une recherche à Oxford et je CONSTATE que Tariq Ramadan y est Professeur. Pourtant on l’accuse sans cesse d’être un usurpateur. Eh bien, moi qui ai une thèse de Doctorat et ai quatre masters, j’ai reçu des emails remettants en question mes diplômes et commençant à vouloir de la même manière jeter le trouble sur ma personne. Mais peu importe, cherchez bien, vous ne trouverez rien.

Cette histoire m’apprend plusieurs choses aujourd’hui. En France, nous sommes victimes de la désinformation journalistique et parfois nous participons sans le savoir à cette désinformation. Et certain médias sont orientés et cherchent à orienter notre regard.

Ne restons pas silencieux. Chacun à notre mesure utilisons les réseaux sociaux pour nous faire entendre et refusons ce lynchage médiatique. Boycottons les articles manipulateurs, ne partageons plus tout ce qui est écrit pour répandre de la boue.

Il y a une justice qui devrait être respectée et suivie avec précaution. Je m’étais promis de ne jamais prendre part aux débats sociétaux, préférant observer le monde à travers la psychologie. Préférant le silence au bruit. Mais l’injustice que nous subissons aujourd’hui crée et créera des traumas dans notre rapport au monde, et par souci de l’humain et de l’âme du monde, nous ne nous tairons pas. Je finirai par une phrase de JUNG: « On ne peut voir la lumière sans l’ombre,
on ne peut percevoir le silence sans le bruit, on ne peut atteindre la sagesse sans la folie ». Nous sommes aujourd’hui dans l’ombre, le bruit et la folie.

Je serai mémoire de ces instants que nous vivons en France, où l’on cherche à démolir un homme. Nous serons mémoire ensemble. Nous n’oublierons rien.

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