L’Algérie doit relever le défi agricole

Agriculture: Abdelkader Bouazghi décline sa feuille de route

Agriculture: Abdelkader Bouazghi décline sa feuille de route


L’agriculture est l’un des plus important leviers de croissance en Algérie. Le gouvernement Tebboune ambitionne de faire de ce secteur stratégique, le coeur battant de sa politique économique. L’agriculture, qui est une composante majeure du tissu social, doit   jouer un rôle économique de premier plan  dans notre pays .
A cet effet, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, a plaidé pour une nouvelle feuille de route qui soit basée sur le consentement de tous les efforts dans le but de  produire mieux pour assurer la sécurité alimentaire du pays tout en préservant nos ressources naturelles et en garantissant un revenu à nos agriculteurs.
«Il est grand temps d’avoir une nouvelle politique agricole pour assurer notre sécurité alimentaire et même passé à l’exportation», a-t-il précisé, ajoutant que cette feuille de route doit être mise en exécution du Plan d’action du gouvernement qui opte pour la valorisation maximale des   potentialités agricoles tous types confondus, forestières et halieutiques visant à contribuer  efficacement au développement de l’économie nationale.
Exposant les priorités de cette feuille de route, M. Bouazghi a évoqué l’augmentation de la Superficie agricole utile (SAU) et des superficies irriguées pour atteindre deux millions ha (contre 1,2 million ha actuellement), la valorisation des potentialités forestières et marines, la mobilisation du maximum de compétences nationales en vue d’améliorer la productivité, notamment dans les filières de base tels les céréales et le lait dont le pays est grand importateur.
Outre l’objectif d’amélioration de la sécurité alimentaire et de la création d’emplois, le secteur est aussi appelé à contribuer à la réduction des importations
Abdelkader Bouazghi, qui a présidé, hier, au siège du ministère, la cérémonie d’ouverture des travaux de la réunion des cadres du secteur, a mis l’accent sur le fait qu’il est «nécessaire» et même «urgent» de définir un nouveau modèle de développement pour notre agriculture et notre monde rural, répondant aux attentes non seulement des producteurs, mais aussi de l’ensemble des citoyens.
Ce modèle viendra par le biais des concertations et des discutions avec tous les parties du secteur pour l’application de cette  feuille de route qui porte sur un programme à moyen terme en se basant sur les orientations du Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune.
«Les impératifs de l’économie nationale nous imposent une lourde responsabilité et exigent beaucoup de sacrifices. En plus du défi de la sécurité alimentaire, notre secteur est désormais appelé à jouer pleinement son rôle de levier du décollage économique du pays», a-t-il indiqué. Quant au mode opératoire retenu par le nouveau plan du gouvernement, adopté fin juin par le Parlement, il porte sur «une exploitation efficiente des ressources et une valorisation maximale des potentialités existantes», a poursuivi le ministre.
La rencontre, était également, une occasion pour dresser un état des lieux du secteur notamment pour donner des orientations et des directives aux cadres, chacun dans son domaine respectif, pour mieux propulser la cadence de son développement.
Le ministre a fait montre de sa ténacité à booster le secteur agricole pour assurer la sécurité alimentaire. Et pour cause : le ministre a estimé que le développement du secteur agricole est une nécessité vitale pour faire face à la crise économique. «Nous sommes face à une nouvelle situation, qui nécessite des ajustements et des correctifs sur le plan économique». Et à l’adresse des investisseurs opérant dans les secteurs agricoles, de la pêche et de l’agroalimentaire, il dira : «je vous invite à fournir plus d’efforts et à vous rapprocher de nos services». Services, qui vont désormais, engager le ministre, à «lever toutes les contraintes et embûches».
Ainsi, le ministre traduit bien la volonté du gouvernement qui mise, désormais, sur des investissements privés massifs pour accélérer la croissance du secteur agricole. D’après ses dires, il est clair que pour réhabiliter le rôle de l’agriculture et l’intégrer dans l’économie nationale, il faut chercher des accélérateurs de croissance. Auparavant, l’accélérateur de croissance est le soutien de l’Etat, mais aujourd’hui, ce soutien n’est plus suffisant. Il faut désormais un investissement privé massif qui va jouer le rôle de locomotive qui permettra de faire un saut significatif en matière d’augmentation de la production et, par ricochet, réduire la facture des importations alimentaires de 30% et le doublement des exportations agricoles estimées actuellement à près de 700 millions de dollars.

Le ministre a invité en outre son auditoire à s’intéresser à une autre branche de son secteur : les forêts. «Il faut se tourner vers les espaces forestiers pour la production de sous-produits tels que le caroubier, la figue de Barbarie, etc.». Le ministre n’ignore pas que ces produits étaient naguère exportés en quantité par le port de Bejaia.

Zahir.A

 

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Puissance factice d’incorrigibles parvenus ! …

                                                                                                                                                         Puissance factice d’incorrigibles parvenus !

par Abdelkader Khelil*

Dans l’absolu, aucune société humaine ne peut se concevoir sans morale. Elle devrait donc permettre à tous ses membres, non seulement de ne pas se porter atteinte les uns aux autres en respectant toutes les lois de la République, mais surtout de se réaliser pleinement en tant que citoyennes et citoyens solidaires même dans leurs différences, parce que soucieux des intérêts présents et futurs de ce pays qui est le leur, conscients quant à la nécessaire et utile préservation des chances des générations montantes.

C’est donc, de cette majorité citoyenne honnête et agissante dont a besoin l’Algérie pour restaurer son lustre d’antan, et non, de l’indifférence sidérante d’un peuple médusé et avachi parce que trop longtemps grugé, de par le fait qu’il soit forgé à l’école du «populisme» de l’attrape-nigaud, de la «skata», de la «k’faza» et de la soumission monnayée en acquis sociaux par excès, sans civilités ni devoirs exigés en retour. Mais le devoir d’un peuple proche de ses intérêts n’est-il pas plutôt de veiller en gardien vigilant à la préservation des biens de sa collectivité nationale, cette chose publique inaliénable, bien souvent soumise outrageusement à la prédation en toute impunité par ceux qui veulent devenir par défaut, les «maîtres autoproclamés» d’un pays qu’ils disent pourtant aimer et défendre ? En vérité, ils ne sont que de vils profiteurs des opportunités offertes par l’accaparement de ses richesses à moindre prix, dont ils font commerce et transforment en affaires florissantes et «juteuses», sans plus. Cela, tout le monde le sait ! «Ya fakou !», disent les futés qui pour l’instant font partie de la grande majorité silencieuse qui se taisent de façon assourdissante.

Alors… oui ! Que les êtres utiles à leur société, soucieux de l’avenir des générations futures et de la préservation de leurs propres intérêts d’entité nationale solidaire dans ses différences plurielles, se le disent haut et fort et à l’unisson pour que ça puisse faire tache d’huile et essaimer partout: «la morale est à la base de toute société humaine sur laquelle se fondent des institutions fortes et justes». En dehors de cette vérité qui doit sans aucun doute faire écho dans les oreilles de toutes et de tous sans craindre le sifflement strident de la surdité, c’est la loi de la jungle qui continuera à leur être imposée par les soutiens de ces «ploucs» d’arrivistes et de parvenus sans foi ni loi à l’esprit glouton et insatiable avec, comme impact négatif, l’effritement de la cohésion et de la solidarité sociales, voire de l’unité et de la sécurité nationales, ne plaise à Dieu, car à trop vouloir tirer sur la corde, elle finira un jour par casser, si l’on ne remédie pas au plus vite à cette situation des plus intenables…

Que l’on y fasse attention ! Notre front social devient de plus en plus fragile et la patience des gens intègres a ses limites, à ne pas en douter ! Notre société est bel et bien en quasi-situation de danger si l’on n’y prend pas garde ! A qui sait l’observer et l’analyser, il apparaît de toute évidence que nous avons déjà mis dangereusement le «doigt dans l’engrenage» de cette «machine infernale» de destruction massive de la cohésion nationale, parce que nos institutions ont été laminées et fragilisées par les pratiques honteuses et néfastes de certains «grands commis» de l’Etat, indignes de confiance par leur compromission avec le monde des affaires et de la «chkara», ceux-là mêmes qui n’ont pas su ou voulu baliser et appliquer rigoureusement les règles et les missions régaliennes de l’Etat de droit avec un grand «E», ni mis les garde-fous nécessaires pour faire admettre sa seule autorité, opposable à toutes et à tous sur l’ensemble du territoire national.

Leur accointance sans gêne avec une oligarchie formée d’arrivistes activant dans l’illégalité, de surcroît trop gourmande, envahissante, exhibitionniste et arrogante, est immorale et intolérable pour tous les honnêtes citoyennes et citoyens qui découvrent dans leur condition de père et mère de famille «zawali» et de jeunes «harraga», les paradis fiscaux et les biens détenus à l’étranger par certains gouvernants et leurs protégés. C’est là, une grande injustice commise à l’égard de ceux qui vivent leur misère au quotidien et le drame de la traversée de la Méditerranée sur des embarcations de fortune avec, en sus, la honte qui couvre notre pays par la faute de ces gens sans honneur qui ont failli à tous leurs devoirs de serviteurs et de défenseurs des seuls intérêts de leur peuple ! Ces matérialistes, en véritables «goinfres» de l’agrippement tous azimuts à toute chose monnayable ou prenable, sont sans culture, sans éducation ni savoir-faire. Ce sont de simples sous-traitants de projets juteux, distribués avec facilité par la pratique du passe-droit et sans aucun respect des textes et des procédures administratives en vigueur. Leur pratique est à l’origine de ces projets qui traînent en longueur dans la perspective de leur réévaluation financière, génératrice de surplus d’accumulation de richesses pour eux et leurs mandataires. Ils se sont incrustés dans les rouages de l’Etat pour agir en toute impunité avec la bénédiction et la grâce de ceux qui les soutiennent dans leurs activités de rapine et de malversation de la chose et du patrimoine de la collectivité, à qui ils tournent sans scrupule le dos. Oui ! Leurs intérêts sont ailleurs, dans cet outre-mer qui leur a fait tourner la tête !

C’est ainsi que des fortunes colossales ont été amassées, après avoir réussi le tour de force de placer leurs obligés à des postes stratégiques de commandement, de gestion et de contrôle, tout en dévaluant les valeurs fondatrices d’une société qui a fini par être contaminée par les travers de cet état d’esprit mafieux à la Berlusconi mais sans le style et la manière de la culture italienne, d’une faune d’incorrigibles gourmands vivant de rapine. Tout est fait dans le souci du paraître et du «m’as-tu vu» dans la «république» (espérons-le, finissante) qui était dirigée et couvée par le discours infantilisant de la pitrerie à connotation clownesque comme pour occuper et/ou amuser le petit peuple devenu leur chose, à défaut de pouvoir le projeter vers les horizons mobilisateurs et valorisants du savoir et de la prospérité partagée. Sans étoffe aucune, ces gouvernants de triste souvenir ont piétiné les valeurs de la République authentique, celle de l’Etat de droit qu’il faudra bien restaurer au plus vite ! Ils ont permis à leurs acolytes, ces coquins auxquels ils sont liés par des intérêts sordides bien compris qui font l’essentiel des gorges chaudes de la vox populi sur les réseaux sociaux et dans les discussions aux cafés d’est en ouest et du nord au sud, de devenir fréquentables juste par le seul truchement d’une proximité assumée, même par l’image !

Et dire que ces intrus ont été de toutes les missions de haut niveau menées par les services de l’Etat et sont, de la sorte, devenus virtuellement incontournables ! Tout cela a fait que notre société a jusque-là fonctionné sans aucune lisibilité et dans l’opacité la plus totale, en dépit des nombreux scandales qui ont éclaté et qu’ils traînent comme des casseroles, alors que portant atteinte à l’image et à la crédibilité de l’Etat. C’est dire que plus qu’une priorité et un besoin réel, la différenciation entre celles et ceux qui servent leur pays sans dividendes autres que leur salaire, et celles et ceux qui usent et abusent de la pratique prédatrice de ses richesses sans retour ni aucun bénéfice pour la collectivité nationale, est un impératif en cette période cruciale où la crise est plus d’ordre moral et sociétal que financier. C’est là certainement, une urgence de l’heure pour espérer enfin changer l’ordre des choses indûment acquises par certains, en toute impunité !

C’est la majorité active abreuvée par les principes du compter-sur-soi, qui a besoin d’être protégée contre cette faune si nuisible, ces «parasites» qui ont pourri l’existence de nos concitoyennes et de nos concitoyens sans rien apporter en retour à la société, sinon en diffusant un comportement malsain et destructeur qui a déprécié toutes les règles et les valeurs du savoir, de la connaissance et de la solidarité nationale. Par leur faute, leurs pratiques et leur comportement, le travail productif est devenu désuet dès lors que ces tricheurs volent l’Etat et le peuple de par le fait qu’ils trompent ou ignorent le «fisc». Ils apparaissent pourtant aux yeux de gens crédules, en exemple de réussite sans gros efforts fournis, à la faveur du passe-droit octroyé par des commis d’Etat véreux et corrompus, avec en plus, beaucoup de «k’faza», de roublardise et de promesses non tenues… Tout cela a fait que la société algérienne a désormais pour principal outil de régulation, les pratiques immorales devenues les «canons» de la «gouvernance» de toute la sphère économique, notamment informelle qui balaye tout sur son passage.

Face à cette attitude préjudiciable à notre pays, l’Etat laxiste avait affiché une sorte de «zénitude» pour ne pas dire plutôt, une faiblesse nourrie sous prétexte du chantage de la déstabilisation du front social par ceux qui tiennent les rênes de l’économie après avoir détruit le secteur productif de l’Etat et l’outil public d’étude et de réalisation, fruit de plus de trois décennies d’efforts soutenus ! Sont-ils si puissants, ceux qui nous pourrissent la vie ? Nous sommes à ce niveau, dans le diktat et le chantage du «tu me laisses faire à ma guise ou j’embrase la rue et te crée des problèmes» jusqu’au délitement de la société et la généralisation du chaos ! Chiche ! Qu’ils le fassent s’ils se sentent capables ! Tout cela n’est qu’agitation et bluff car, contrairement à ce qu’ils veulent nous faire croire, notre peuple n’est pas dupe et saura encore une fois faire la différence entre le bon grain et l’ivraie ! Ces gens habitués à jouer avec les sentiments de nos concitoyennes et concitoyens ont tellement de choses à se reprocher et traînent tellement de casseroles, qu’il est dans leur intérêt de se retirer sur la pointe des pieds sans faire de bruit en se faisant oublier outre-mer ou outre-Atlantique, dans la proximité des paradis fiscaux qu’ils affectionnent, à Paris et dans les autres capitales européennes où ils ont, pour la plupart, déjà élu domicile, eux et leurs rejetons ! Notre peuple n’a que faire de ceux qui l’ont trahi et l’ont ruiné, tout en portant atteinte à son honneur !

Il est bien heureux de noter que le gouvernement actuel, sous la houlette de son Premier ministre, monsieur Abdelmadjid Tebboune, a pris avec détermination la mesure des choses en annonçant la séparation du politique, du monde de l’argent ce qui est en soi un premier pas de bon augure et une très bonne nouvelle dans la voie du rétablissement des normes de la gouvernance et de la fonctionnalité de l’Etat régalien. Persévérer dans cette direction, équivaut à mettre de son côté le peuple outré, démoralisé et appauvri par une faune de hyènes carnivores ! C’est à ce titre que la morale prend, dans ce cas, toute sa signification. Sachant que cette ligne continue qu’il faut dresser sur la route du parcours de chacun d’entre nous est importante et quiconque tenterait de doubler un autre, par infraction aux règles établies connues de toutes et de tous, se doit d’être sévèrement sanctionné sans laxisme. Si la rigueur se doit donc d’être de mise, c’est parce qu’une société privée de morale n’est en fait, qu’une «masse humaine» sans âme et forcément détachée de tout ce qui touche aux intérêts vitaux de son pays, ce qui est en soi une attitude des plus néfastes et des plus dangereuses face aux dangers qui nous guettent …

Oui ! Il est bien dommage qu’on parle si peu de morale dans les prêches du vendredi dans nos mosquées comme si pour les croyantes et les croyants, l’essentiel est de préparer son départ vers l’au-delà, dans les meilleures conditions de piété possible, sans se soucier de la réhabilitation des valeurs fondatrices régissant le fonctionnement d’une société solidaire, cohérente et équilibrée. Celle où vivent des citoyennes et des citoyens dans la quiétude sociale et dans la juste rémunération de leurs efforts, cet acte dominant de piété chez les bons musulmans qui savent faire les meilleures lectures des préceptes de l’islam… Vouloir mettre à nu la racine du dysfonctionnement de la société algérienne pour traiter le mal à la source, c’est souligner les grandes disparités de traitement des citoyennes et des citoyens devant la loi en dénonçant les passe-droits, la corruption, le laxisme et le manque d’exemplarité de ceux du sommet de la pyramide sociale ! Tout être humain aspire à la paix et il n’y a donc qu’un Etat de droit fort et juste qui puisse la lui garantir. Si la moralité est absente de la sphère politique mais aussi économique, culturelle et sociale, elle devient alors un espace destructeur et mangeur d’hommes et de femmes, notamment celles et ceux qui constituent les élites très longtemps exclues, marginalisées et très peu écoutées. Enlever aussi la moralité des prêches du vendredi à la mosquée, c’est aussi plonger la société tout entière dans les ténèbres spirituelles du «yadjouz» prononcé à tour de bras par des apprentis «muftis» !

Cela ne veut pas dire qu’il faille s’opposer à ce qu’il y ait des gens riches s’ils créent réellement des richesses et de l’emploi durables pour leurs concitoyennes et leurs concitoyens, réinvestissent dans les activités productives et non spéculatives de rente, s’ils s’acquittent régulièrement de leurs impôts et ne trichent pas avec le fisc ! Il est en effet insensé de penser qu’on peut développer un pays en générant et en acceptant le développement de la misère ! A contrario, nous devons nous inquiéter des travers de l’industrie automobile de montage sans intégration réelle et sans valeur ajoutée, autre que celle tirée par la sphère privée sans taxes payées, comme l’a fait l’actuel gouvernement. Mais aussi, des retombées négatives de l’économie informelle de la pièce détachée «Taiwan», des pétards, des cosmétiques de la malfaçon et de bien d’autres produits aussi inutiles que dangereux pour notre santé et notre économie. Oui ! L’économie informelle est l’un des maux majeurs de notre société, de par le fait qu’elle impose une concurrence déloyale à l’économie formelle productive. Cette économie parallèle évolue dans l’opacité et l’absence de traçabilité de ses activités, de l’affectation et de la circulation de l’argent, et c’est là tout le caractère de sa dangerosité qu’il faudra combattre et annihiler tous les jours !

Il faut aussi saluer la décision prise par monsieur le Premier ministre quant au gel des décisions relatives à la cession de terres agricoles et particulièrement celles des fermes pilotes ! La délivrance dans la précipitation et la non-analyse d’impact économique et social d’un sauf-conduit à des multinationales et à leurs associés «nationaux» revêt un caractère inopportun pour ne pas dire plus. J’ai eu à me prononcer sur cette question dans un article intitulé «Multinationales de l’agro-alimentaire, instruments de misère et de domination», paru sur le Quotidien d’Oran en date du 27 octobre 2016, pour qu’il soit nécessaire d’y revenir ! Je rappellerais cependant que la pilule améliorée, pour nous dit-on garantir la «sécurité alimentaire» de notre pays vue et corrigée par les grandes firmes de l’agro-alimentaire et leurs partisans zélés dans le monde des affaires et dont les centres de décisions agricoles, a été avalée sans sourciller à défaut d’une information correcte de la population et des acteurs du développement. Tout a été fait en catimini et dans l’opacité totale de l’esprit mafieux qui n’arrête pas de mentir au peuple ! En même temps que les milliers d’agronomes formés à l’université d’aujourd’hui, devenue celle du «copier-coller» et du plagiat, observent en silence, ou tout au moins en ignorants, le coup de sape qui est porté à leur dignité et à l’honneur de leur nation que d’aucuns voudraient travestir dans leur fuite en avant, face à une crise dont ils sont pourtant à l’origine, la cause essentielle en gouvernants sans science ni talent ! Alors ! Arrêtons de se raconter des sornettes, en faisant en sorte qu’un débat sérieux et serein soit ouvert sur cette question déterminante de notre sécurité alimentaire, par la mise en place d’un panel d’experts d’ici et d’ailleurs. Il s’agit en fait, de délimiter les contours d’une stratégie agricole qui soit en conformité avec nos intérêts, en générant des emplois durables pour nos jeunes ingénieurs et techniciens, moyennant leur mise à niveau continue et in situ, dans le cadre d’une ouverture à la coopération avec les pays de la Méditerranée qui devrait nous permettre d’envisager l’émergence d’agropoles à l’échelle des régions du Nord, des Hauts-Plateaux et du Sud et de coopératives agricoles de soutien à notre paysannerie…

!

Dans l’absolu, aucune société humaine ne peut se concevoir sans morale. Elle devrait donc permettre à tous ses membres, non seulement de ne pas se porter atteinte les uns aux autres en respectant toutes les lois de la République, mais surtout de se réaliser pleinement en tant que citoyennes et citoyens solidaires même dans leurs différences, parce que soucieux des intérêts présents et futurs de ce pays qui est le leur, conscients quant à la nécessaire et utile préservation des chances des générations montantes.

C’est donc, de cette majorité citoyenne honnête et agissante dont a besoin l’Algérie pour restaurer son lustre d’antan, et non, de l’indifférence sidérante d’un peuple médusé et avachi parce que trop longtemps grugé, de par le fait qu’il soit forgé à l’école du «populisme» de l’attrape-nigaud, de la «skata», de la «k’faza» et de la soumission monnayée en acquis sociaux par excès, sans civilités ni devoirs exigés en retour. Mais le devoir d’un peuple proche de ses intérêts n’est-il pas plutôt de veiller en gardien vigilant à la préservation des biens de sa collectivité nationale, cette chose publique inaliénable, bien souvent soumise outrageusement à la prédation en toute impunité par ceux qui veulent devenir par défaut, les «maîtres autoproclamés» d’un pays qu’ils disent pourtant aimer et défendre ? En vérité, ils ne sont que de vils profiteurs des opportunités offertes par l’accaparement de ses richesses à moindre prix, dont ils font commerce et transforment en affaires florissantes et «juteuses», sans plus. Cela, tout le monde le sait ! «Ya fakou !», disent les futés qui pour l’instant font partie de la grande majorité silencieuse qui se taisent de façon assourdissante.

Alors… oui ! Que les êtres utiles à leur société, soucieux de l’avenir des générations futures et de la préservation de leurs propres intérêts d’entité nationale solidaire dans ses différences plurielles, se le disent haut et fort et à l’unisson pour que ça puisse faire tache d’huile et essaimer partout: «la morale est à la base de toute société humaine sur laquelle se fondent des institutions fortes et justes». En dehors de cette vérité qui doit sans aucun doute faire écho dans les oreilles de toutes et de tous sans craindre le sifflement strident de la surdité, c’est la loi de la jungle qui continuera à leur être imposée par les soutiens de ces «ploucs» d’arrivistes et de parvenus sans foi ni loi à l’esprit glouton et insatiable avec, comme impact négatif, l’effritement de la cohésion et de la solidarité sociales, voire de l’unité et de la sécurité nationales, ne plaise à Dieu, car à trop vouloir tirer sur la corde, elle finira un jour par casser, si l’on ne remédie pas au plus vite à cette situation des plus intenables…

Que l’on y fasse attention ! Notre front social devient de plus en plus fragile et la patience des gens intègres a ses limites, à ne pas en douter ! Notre société est bel et bien en quasi-situation de danger si l’on n’y prend pas garde ! A qui sait l’observer et l’analyser, il apparaît de toute évidence que nous avons déjà mis dangereusement le «doigt dans l’engrenage» de cette «machine infernale» de destruction massive de la cohésion nationale, parce que nos institutions ont été laminées et fragilisées par les pratiques honteuses et néfastes de certains «grands commis» de l’Etat, indignes de confiance par leur compromission avec le monde des affaires et de la «chkara», ceux-là mêmes qui n’ont pas su ou voulu baliser et appliquer rigoureusement les règles et les missions régaliennes de l’Etat de droit avec un grand «E», ni mis les garde-fous nécessaires pour faire admettre sa seule autorité, opposable à toutes et à tous sur l’ensemble du territoire national.

Leur accointance sans gêne avec une oligarchie formée d’arrivistes activant dans l’illégalité, de surcroît trop gourmande, envahissante, exhibitionniste et arrogante, est immorale et intolérable pour tous les honnêtes citoyennes et citoyens qui découvrent dans leur condition de père et mère de famille «zawali» et de jeunes «harraga», les paradis fiscaux et les biens détenus à l’étranger par certains gouvernants et leurs protégés. C’est là, une grande injustice commise à l’égard de ceux qui vivent leur misère au quotidien et le drame de la traversée de la Méditerranée sur des embarcations de fortune avec, en sus, la honte qui couvre notre pays par la faute de ces gens sans honneur qui ont failli à tous leurs devoirs de serviteurs et de défenseurs des seuls intérêts de leur peuple ! Ces matérialistes, en véritables «goinfres» de l’agrippement tous azimuts à toute chose monnayable ou prenable, sont sans culture, sans éducation ni savoir-faire. Ce sont de simples sous-traitants de projets juteux, distribués avec facilité par la pratique du passe-droit et sans aucun respect des textes et des procédures administratives en vigueur. Leur pratique est à l’origine de ces projets qui traînent en longueur dans la perspective de leur réévaluation financière, génératrice de surplus d’accumulation de richesses pour eux et leurs mandataires. Ils se sont incrustés dans les rouages de l’Etat pour agir en toute impunité avec la bénédiction et la grâce de ceux qui les soutiennent dans leurs activités de rapine et de malversation de la chose et du patrimoine de la collectivité, à qui ils tournent sans scrupule le dos. Oui ! Leurs intérêts sont ailleurs, dans cet outre-mer qui leur a fait tourner la tête !

C’est ainsi que des fortunes colossales ont été amassées, après avoir réussi le tour de force de placer leurs obligés à des postes stratégiques de commandement, de gestion et de contrôle, tout en dévaluant les valeurs fondatrices d’une société qui a fini par être contaminée par les travers de cet état d’esprit mafieux à la Berlusconi mais sans le style et la manière de la culture italienne, d’une faune d’incorrigibles gourmands vivant de rapine. Tout est fait dans le souci du paraître et du «m’as-tu vu» dans la «république» (espérons-le, finissante) qui était dirigée et couvée par le discours infantilisant de la pitrerie à connotation clownesque comme pour occuper et/ou amuser le petit peuple devenu leur chose, à défaut de pouvoir le projeter vers les horizons mobilisateurs et valorisants du savoir et de la prospérité partagée. Sans étoffe aucune, ces gouvernants de triste souvenir ont piétiné les valeurs de la République authentique, celle de l’Etat de droit qu’il faudra bien restaurer au plus vite ! Ils ont permis à leurs acolytes, ces coquins auxquels ils sont liés par des intérêts sordides bien compris qui font l’essentiel des gorges chaudes de la vox populi sur les réseaux sociaux et dans les discussions aux cafés d’est en ouest et du nord au sud, de devenir fréquentables juste par le seul truchement d’une proximité assumée, même par l’image !

Et dire que ces intrus ont été de toutes les missions de haut niveau menées par les services de l’Etat et sont, de la sorte, devenus virtuellement incontournables ! Tout cela a fait que notre société a jusque-là fonctionné sans aucune lisibilité et dans l’opacité la plus totale, en dépit des nombreux scandales qui ont éclaté et qu’ils traînent comme des casseroles, alors que portant atteinte à l’image et à la crédibilité de l’Etat. C’est dire que plus qu’une priorité et un besoin réel, la différenciation entre celles et ceux qui servent leur pays sans dividendes autres que leur salaire, et celles et ceux qui usent et abusent de la pratique prédatrice de ses richesses sans retour ni aucun bénéfice pour la collectivité nationale, est un impératif en cette période cruciale où la crise est plus d’ordre moral et sociétal que financier. C’est là certainement, une urgence de l’heure pour espérer enfin changer l’ordre des choses indûment acquises par certains, en toute impunité !

C’est la majorité active abreuvée par les principes du compter-sur-soi, qui a besoin d’être protégée contre cette faune si nuisible, ces «parasites» qui ont pourri l’existence de nos concitoyennes et de nos concitoyens sans rien apporter en retour à la société, sinon en diffusant un comportement malsain et destructeur qui a déprécié toutes les règles et les valeurs du savoir, de la connaissance et de la solidarité nationale. Par leur faute, leurs pratiques et leur comportement, le travail productif est devenu désuet dès lors que ces tricheurs volent l’Etat et le peuple de par le fait qu’ils trompent ou ignorent le «fisc». Ils apparaissent pourtant aux yeux de gens crédules, en exemple de réussite sans gros efforts fournis, à la faveur du passe-droit octroyé par des commis d’Etat véreux et corrompus, avec en plus, beaucoup de «k’faza», de roublardise et de promesses non tenues… Tout cela a fait que la société algérienne a désormais pour principal outil de régulation, les pratiques immorales devenues les «canons» de la «gouvernance» de toute la sphère économique, notamment informelle qui balaye tout sur son passage.

Face à cette attitude préjudiciable à notre pays, l’Etat laxiste avait affiché une sorte de «zénitude» pour ne pas dire plutôt, une faiblesse nourrie sous prétexte du chantage de la déstabilisation du front social par ceux qui tiennent les rênes de l’économie après avoir détruit le secteur productif de l’Etat et l’outil public d’étude et de réalisation, fruit de plus de trois décennies d’efforts soutenus ! Sont-ils si puissants, ceux qui nous pourrissent la vie ? Nous sommes à ce niveau, dans le diktat et le chantage du «tu me laisses faire à ma guise ou j’embrase la rue et te crée des problèmes» jusqu’au délitement de la société et la généralisation du chaos ! Chiche ! Qu’ils le fassent s’ils se sentent capables ! Tout cela n’est qu’agitation et bluff car, contrairement à ce qu’ils veulent nous faire croire, notre peuple n’est pas dupe et saura encore une fois faire la différence entre le bon grain et l’ivraie ! Ces gens habitués à jouer avec les sentiments de nos concitoyennes et concitoyens ont tellement de choses à se reprocher et traînent tellement de casseroles, qu’il est dans leur intérêt de se retirer sur la pointe des pieds sans faire de bruit en se faisant oublier outre-mer ou outre-Atlantique, dans la proximité des paradis fiscaux qu’ils affectionnent, à Paris et dans les autres capitales européennes où ils ont, pour la plupart, déjà élu domicile, eux et leurs rejetons ! Notre peuple n’a que faire de ceux qui l’ont trahi et l’ont ruiné, tout en portant atteinte à son honneur !

Il est bien heureux de noter que le gouvernement actuel, sous la houlette de son Premier ministre, monsieur Abdelmadjid Tebboune, a pris avec détermination la mesure des choses en annonçant la séparation du politique, du monde de l’argent ce qui est en soi un premier pas de bon augure et une très bonne nouvelle dans la voie du rétablissement des normes de la gouvernance et de la fonctionnalité de l’Etat régalien. Persévérer dans cette direction, équivaut à mettre de son côté le peuple outré, démoralisé et appauvri par une faune de hyènes carnivores ! C’est à ce titre que la morale prend, dans ce cas, toute sa signification. Sachant que cette ligne continue qu’il faut dresser sur la route du parcours de chacun d’entre nous est importante et quiconque tenterait de doubler un autre, par infraction aux règles établies connues de toutes et de tous, se doit d’être sévèrement sanctionné sans laxisme. Si la rigueur se doit donc d’être de mise, c’est parce qu’une société privée de morale n’est en fait, qu’une «masse humaine» sans âme et forcément détachée de tout ce qui touche aux intérêts vitaux de son pays, ce qui est en soi une attitude des plus néfastes et des plus dangereuses face aux dangers qui nous guettent …

Oui ! Il est bien dommage qu’on parle si peu de morale dans les prêches du vendredi dans nos mosquées comme si pour les croyantes et les croyants, l’essentiel est de préparer son départ vers l’au-delà, dans les meilleures conditions de piété possible, sans se soucier de la réhabilitation des valeurs fondatrices régissant le fonctionnement d’une société solidaire, cohérente et équilibrée. Celle où vivent des citoyennes et des citoyens dans la quiétude sociale et dans la juste rémunération de leurs efforts, cet acte dominant de piété chez les bons musulmans qui savent faire les meilleures lectures des préceptes de l’islam… Vouloir mettre à nu la racine du dysfonctionnement de la société algérienne pour traiter le mal à la source, c’est souligner les grandes disparités de traitement des citoyennes et des citoyens devant la loi en dénonçant les passe-droits, la corruption, le laxisme et le manque d’exemplarité de ceux du sommet de la pyramide sociale ! Tout être humain aspire à la paix et il n’y a donc qu’un Etat de droit fort et juste qui puisse la lui garantir. Si la moralité est absente de la sphère politique mais aussi économique, culturelle et sociale, elle devient alors un espace destructeur et mangeur d’hommes et de femmes, notamment celles et ceux qui constituent les élites très longtemps exclues, marginalisées et très peu écoutées. Enlever aussi la moralité des prêches du vendredi à la mosquée, c’est aussi plonger la société tout entière dans les ténèbres spirituelles du «yadjouz» prononcé à tour de bras par des apprentis «muftis» !

Cela ne veut pas dire qu’il faille s’opposer à ce qu’il y ait des gens riches s’ils créent réellement des richesses et de l’emploi durables pour leurs concitoyennes et leurs concitoyens, réinvestissent dans les activités productives et non spéculatives de rente, s’ils s’acquittent régulièrement de leurs impôts et ne trichent pas avec le fisc ! Il est en effet insensé de penser qu’on peut développer un pays en générant et en acceptant le développement de la misère ! A contrario, nous devons nous inquiéter des travers de l’industrie automobile de montage sans intégration réelle et sans valeur ajoutée, autre que celle tirée par la sphère privée sans taxes payées, comme l’a fait l’actuel gouvernement. Mais aussi, des retombées négatives de l’économie informelle de la pièce détachée «Taiwan», des pétards, des cosmétiques de la malfaçon et de bien d’autres produits aussi inutiles que dangereux pour notre santé et notre économie. Oui ! L’économie informelle est l’un des maux majeurs de notre société, de par le fait qu’elle impose une concurrence déloyale à l’économie formelle productive. Cette économie parallèle évolue dans l’opacité et l’absence de traçabilité de ses activités, de l’affectation et de la circulation de l’argent, et c’est là tout le caractère de sa dangerosité qu’il faudra combattre et annihiler tous les jours !

Il faut aussi saluer la décision prise par monsieur le Premier ministre quant au gel des décisions relatives à la cession de terres agricoles et particulièrement celles des fermes pilotes ! La délivrance dans la précipitation et la non-analyse d’impact économique et social d’un sauf-conduit à des multinationales et à leurs associés «nationaux» revêt un caractère inopportun pour ne pas dire plus. J’ai eu à me prononcer sur cette question dans un article intitulé «Multinationales de l’agro-alimentaire, instruments de misère et de domination», paru sur le Quotidien d’Oran en date du 27 octobre 2016, pour qu’il soit nécessaire d’y revenir ! Je rappellerais cependant que la pilule améliorée, pour nous dit-on garantir la «sécurité alimentaire» de notre pays vue et corrigée par les grandes firmes de l’agro-alimentaire et leurs partisans zélés dans le monde des affaires et dont les centres de décisions agricoles, a été avalée sans sourciller à défaut d’une information correcte de la population et des acteurs du développement. Tout a été fait en catimini et dans l’opacité totale de l’esprit mafieux qui n’arrête pas de mentir au peuple ! En même temps que les milliers d’agronomes formés à l’université d’aujourd’hui, devenue celle du «copier-coller» et du plagiat, observent en silence, ou tout au moins en ignorants, le coup de sape qui est porté à leur dignité et à l’honneur de leur nation que d’aucuns voudraient travestir dans leur fuite en avant, face à une crise dont ils sont pourtant à l’origine, la cause essentielle en gouvernants sans science ni talent ! Alors ! Arrêtons de se raconter des sornettes, en faisant en sorte qu’un débat sérieux et serein soit ouvert sur cette question déterminante de notre sécurité alimentaire, par la mise en place d’un panel d’experts d’ici et d’ailleurs. Il s’agit en fait, de délimiter les contours d’une stratégie agricole qui soit en conformité avec nos intérêts, en générant des emplois durables pour nos jeunes ingénieurs et techniciens, moyennant leur mise à niveau continue et in situ, dans le cadre d’une ouverture à la coopération avec les pays de la Méditerranée qui devrait nous permettre d’envisager l’émergence d’agropoles à l’échelle des régions du Nord, des Hauts-Plateaux et du Sud et de coopératives agricoles de soutien à notre paysannerie…

Rapatriement des ressortissants africains vers leurs pays d’origine: Une facture de 1,2 milliard de dinars

Rapatriement des ressortissants africains vers leurs pays d’origine: Une facture de 1,2 milliard de dinars

par R.N.

Les opérations de rapatriement des ressortissants africains vers leurs pays d’origine, à la demande de ces pays, ont coûté à l’Algérie 1,2 milliard de dinars depuis 2014, a affirmé dimanche à Alger la présidente du Conseil national des Droits de l’Homme (CNHD), Fafa Sid Lakhdar Ben Zerrouki.

Intervenant lors des travaux d’une Journée d’études organisée à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la traite d’humains, la présidente du CNDH a indiqué que l’Algérie avait dépensé, entre 2014 et 2016, «80 milliards de centimes pour des opérations de rapatriement ayant concerné 6.000 enfants et 18.000 femmes vers leurs pays d’origine», soulignant que «40 milliards de centimes seront encore alloués à ce type d’opérations». Concernant le thème de la rencontre, Mme Benzerrouki a précisé que «l’Algérie a, de tout temps, oeuvré la consolidation de son arsenal juridique en matière de lutte contre la traite d’humains qui constitue un phénomène nouveau, et ce à travers l’introduction d’un chapitre spécifique à ce phénomène au code pénal lors de son amendement en 2009, la promulgation de procédures pénales relatives à cette question à l’instar de l’imposition d’une aide spécifique aux victimes notamment les mineurs et la non application du principe de prescription pour ce type de violations, outre l’installation de la Commission nationale de lutte contre la traite de personnes en 2016, présidée par le Premier ministre». La responsable a évoqué, également, la nature de l’action du CNDH dans ce domaine, en termes «d’enregistrement des violations et des plaintes déposées en vue de prendre les mesures idoines». Au niveau international, Mme Benzerrouki a rappelé que l’Algérie avait adopté la majorité des traités et chartes internationaux et régionaux y afférents», ce qui «dénote l’intérêt qu’elle accorde à la lutte contre ce phénomène transfrontalier». De son côté, le président de la Commission nationale de lutte contre la traite de personnes, Hichem Ramdani a annoncé l’élaboration d’un texte de loi sur ce phénomène qui touche à la dignité humaine, ajoutant que ce texte «sera conforme aux chartes onusiennes et inclura les différents aspects de la prévention et des dispositions du code du travail dans son volet relatif au travail des mineurs». L’Algérie oeuvrera, dans le cadre d’un plan de travail «bien ficelé», à «mettre en place une banque de données relative à ce phénomène» et à «consacrer les mécanismes susceptibles de faciliter le placement des victimes dans les centres d’accueil», ajoute le même responsable.

UN NOUVEAU CAHIER DES CHARGES POUR L’ASSEMBLAGE AUTOMOBILE EN ALGÉRIE

(2013)Tout sur le premier porte-hélicoptère Algérien et son nom de baptême!

Tout sur le premier porte-hélicoptère Algérien et son nom de baptême!

Oubliez déjà la dénomination LPD Algeria ou El Djazair qui n’est que le nom du projet, le Bâtiment de Débarquement et de Soutien Logistique (BDSL) commandé par les forces navales Algériennes sera baptisé (dans la tradition des navires logistiques des QBJ) Kallat Beni Abbes.

En cours de construction actuellement dans le chantier naval de Fincantieri à Riva Rrigoso en Italie, ce premier BDSL commence à prendre forme au vu des quelques images qui nous parviennent du site et que nous partageons avec vous.
De l’autre coté de l’Adriatique, en Croatie, ce sont les barges de débarquement qui sont en cours de production, dans le chantier de Greben Montmontaza. Les plus petites car les plus importantes seront construites à Oran.
Il est désormais admis que le Kalaat Beni Abbes sera réceptionné avant la mi 2014 et sera totalement opérationnel à cette même période.

Le BDSL Algérien, premier bâtiment de ce type en Algérie, le Kalaat Beni Abbes est un dérivé  largement amélioré et agrandi des navires italiens de classe San giorgio, il mesurera 143 m pour une largeur de 22 m et aura un déplacement approchant les 9000 tonnes. Ce qui en fait, comparativement aux autres navires de ce type, un petit gabarit, mais ayant bizarrement les mêmes capacités de projection de blindés et de barges de débarquement.
Justement, l’important radier qui s’ouvre vers l’arrière, permettra la mise en oeuvre de trois chalands de débarquement, lourds en plus des trois qui sont sur le pont, ainsi qu’un certain nombre de chalands de transport de troupes et d’embarcations rapides pour forces spéciales.
Le Kalaat Beni Abbes sera conçu pour loger 440 soldats avec leurs équipements et accueillir 15 chars lourds ou une trentaine de chars légers/blindés.
Le navire aura aussi une capacité hôspitalière avec une cinquantaine de lits et plusieurs blocs opératoires, il permettra d’intervenir rapidement en cas de catastrophe humanitaire, n’importe où dans ses 4 000 Km de rayon d’action.
L’autonomie et l’auto-protection sont la partie inédite de ce BDSL, qui s’inscrit justement dans la tradition de navires Italiens surarmés. Avec pour point nodal le radar EMPAR de Selex, le navire aura la même capacité que les frégates anti aériennes lourdes de type Horizon ou du porte-avion Cavour. Car l’EMPAR permettra de côntroler une large bulle aérienne autour du bâtiment et de guider le cas échéant les missiles anti-aériens Aster 15 qui y seront installés. Pareil pour la protection de surface, un système d’artillerie de 76 mm OTO Melara et deux canons de 25 mm feront partie du lot.
Reste à connaitre la date du début de la construction en Algérie du second LPD et celle de la rénovation des deux autres Kalaa qui auront lieu en Espagne.