Si la torture nous était contée.

Si la torture nous était contée. Entretien avec Rabah Boumriche.

Si la torture nous était contée. Entretien avec Rabah Boumriche.

S’il y a eu les politiques français, ceux qui ont couvert la torture en Algérie en tant que pratique systématique et qui ont donné, grâce aux pouvoirs spéciaux, les moyens légaux de le faire, s’il ya eu aussi les chefs opérationnels zélés, médiatisés et connus, hauts gradés de l’armée française comme Massu, Bigeard, Aussaresses, qui ont encouragé l’existence de méthodes de torture les plus abjectes et les plus répressives d’extorsion de l’information pratiquées à l’encontre des combattants et résistants de l’ALN-FLN, il y a eu également dans de nombreuses régions d’Algérie des camps de la mort inconnus et non recensées par les organisations internationales comme la croix rouge et dans lesquels ont péri dans la souffrance des milliers d’algériennes et d’algériens victimes des fameuses corvées de bois et autres techniques mises en œuvre par des officiers, soldat et milices coloniales.
Passionné d’histoire, natif de Si Mustapha autrefois Félix Faure, autodidacte, Rabah BOUMRICHE(1) a essayé, dans un livre publié à compte d’auteur et intitulé la guerre de libération dans la région de Si Mustapha- Legata – Koudiat El Arais-Zemmouri – Zaatra, de restituer, en la relatant, la vie militante et la mort au combat des glorieux martyrs Mohamed Saoudi, connu sous son nom de guerre de Si Mustapha, Mohamed Laichaoui, auteur de la proclamation et de l’appel du 1er novembre, mort en 1959 à Zbarbar, Ahmed Ghermoul, mort en 1958, Boudjemaa et Mohamed Meterfi, père et fils morts respectivement en 1958 et 1959 pour ne citer que ceux-là, ce qu’ont été ces véritables camps de concentration de la région de Si Mustapha et de ses alentours.
Avec comme trame de fond le parcours jusqu’à sa mort au champ d’honneur de Mohamed Saoudi, l’auteur retrace la cartographie de ces lieux sinistres dont certains sont aujourd’hui tombés en ruine sauf la SAS de Koudiet El Arais qui se maintient malgré l’usure du temps.
Dans son livre, l’auteur relate Félix Faure, aujourd’hui Si Mustapha, ville peuplée à l’époque de colons venus en majorité d’Alsace-Lorraine en 1872 juste après la mise en place du séquestre de la région suite à l’insurrection de Si Ali Nath Oukaci en 1871. Cette bourgade était déjà et tout au début de la guerre de libération nationale un centre de tortures installé à la mairie. Elle était notamment réputée pour sa redoutable et sanguinaire milice coloniale dirigée par Georges Paternot, le maire, Henry Dustou son adjoint et Georges Soler, entrepreneur en location de matériel agricole.
Au Chef-lieu se trouvait le camp de la ferme Sabatier qui était dirigé par le capitaine Lenfant. Très actif entre mars 1955 et Juillet 1957, date de sa fermeture, ce lieu est devenu célèbre depuis que 11 moussebilines ont été obligés de creuser leur propre tombe avant d’être exécutés et enterrés dans une véritable fosse commune le 2 mai 1957. La célèbre corvée de bois de laquelle nul ne revenait jamais vivant a été instaurée dans ce camp de torture.
Aux environs de Si Mustapha, à Souk El Had, se trouvait le fameux centre de détention Gaultier dirigé par le criminel capitaine Scarfo. Cet endroit était réputé pour être une véritable usine à exécution de personnes dont les corps étaient directement jetés dans l’Oued Isser avoisinant.
Le camp de concentration de la ferme Moll situé à IsserBourg / Legata ou était stationnée la batterie du 435éme RAA et qui était spécialisé dans l’utilisation de différentes techniques de torture, qui y ont été conçues et affinées, comme la gégène à l’eau savonneuse, les brulures au chalumeau, etc.. Ces techniques étaient pratiquées par des soldats et autres supplétifs de l’armée française.
A Courbet, la milice coloniale dirigée par Reid, Directeur d’école, n’y allait pas de main morte.
Le camp dit des sénégalais situé à Courbet-Marine, aujourd’hui Zemmouri El Bahri était dirigé par un capitaine. Il était également réputé pour les exécutions sommaires et la torture. En octobre 2009, 132 corps de chouhadas ont été retrouvés dans des fosses à proximité de ce sinistre camp. Ils ont été ré inhumés au cimetière des martyrs de Boussaadia, situé à Zemmouri.
Le camp de concentration du vieux village de Félix Faure a été quant à lui installé après la fermeture de celui de Sabatier en 1957. Il a été ouvert quatre mois (04) mois après l’attentat de Mohamed Meterfi contre Briffault, gérant de la ferme Bastien.
Sans oublier, le camp Germain situé entre Legata et Koudiet El Arais et dirigé par le Capitaine Mathieu, connu également pour un être un centre d’exécutions notamment pendant la période 1958 à 1962.
Ces différents camps qui n’ont jamais été répertoriés par les grandes organisations internationales comme la Croix-Rouge étaient clandestins et seuls les habitants du voisinage avaient connaissance de l’existence. Tous ceux qui y séjournaient comme les passants, les ouvriers agricoles y étaient systématiquement exécutés. Les dirigeants de ces lieux comme les capitaines Scarfo, Lenfant et Mathieu ont été exfiltrés en mars 1962, sur ordre du Général Charles AILLERET et rapatriés en France.
Le 25 novembre 1958 est tombé à la ferme BENMANSOUR, située à Ouled Ziane, Legata, Mohamed Saoudi dit Si Mustapha après un combat héroïque qui dura plus d’une journée. Ses compagnons Mustapha Belaid dit Tachtach, Mohamed Rezki Abane, Harfouchi Mohamed dit Moh Cheikh et Mohamed Guettiteche dit M’hamed Belghoul tombèrent également au champ d’honneur ce jour-là. Neuf militaires dont un lieutenant des forces spéciales ont été tués coté français.
Ce livre écrit avec le cœur relate l’épopée d’une région, à l’instar d’autres en Algérie, connue pour sa combativité et sa résistance et nous rappelle que la torture dont ont soufferts de nombreux algériens durant la nuit coloniale et dont beaucoup en sont morts est la pire des souffrances que l’on puisse infliger et le summum de la négation de toute humanité. Cette tragédie vécue par notre peuple dans sa chair n’a pourtant et malheureusement pas été totalement comprise et assimilée au lendemain de notre indépendance.

(1) Rabah Boumriche
Auteur du livre la guerre de libération dans la région de Si Mustapha- Legata – Koudiat El Arais-Zemmouri – Zaatra

Publicités

Un racisme post-colonial réflexions sur un passé qui ne passe pas

Un racisme post-colonial  réflexions sur un passé qui ne passe pas
À l’heure où toute la droite française se scandalise de la reconnaissance, par un candidat à l’élection présidentielle, de l’évident caractère criminel de la colonisation, une reconnaissance pourtant assortie immédiatement d’un « oui mais », à l’heure aussi où les violences policières commises majoritairement contre des descendants de colonisés parviennent enfin sur le devant de la scène médiatique et politique, à l’heure enfin où le vocabulaire colonial le plus caractérisé – et le plus ostensiblement injurieux – refait surface sur cette même scène (le mot bamboula, proféré régulièrement lors des contrôles d’identité, étant assumé comme « convenable » par un syndicaliste policier, et comme « affectueux » par un magistrat hyper-médiatique), il nous a paru utile de revenir sur le passé colonial de la France, et surtout sur l’héritage qu’il a laissé. Un héritage qui pèse lourd, précisément, en termes de racismes et de violences policières.
À la question « Peut-on parler d’un racisme post-colonial ? », nous répondons par une autre question : Comment peut-on ne pas en parler ? Comment peut-on parler des formes contemporaines du racisme sans évoquer deux de ses principales généalogies : les systèmes esclavagiste et colonial ? Comment peut-on nier qu’existe aujourd’hui un profond racisme qui trouve son fondement dans des institutions, des pratiques, des discours et des représentations qui se sont élaborées dans le cadre de l’empire colonial français ? [1 ]
Comment peut-on le nier, par exemple, alors que les enquêtes d’opinion mettent en évidence une forme de mépris ou de rejet spécifique, plus fort et plus durable, à l’encontre des immigrés originaires de pays colonisés ? De ces enquêtes [2 ], il ressort en effet que, depuis plusieurs décennies, deux phénomènes sont observables : d’une part, les vagues d’immigration les plus récentes sont toujours les plus dépréciées, les plus craintes ou les plus méprisées, tandis que le temps dissipe peu à peu cette crainte et ce mépris ; d’autre part, les immigrés issus de pays anciennement colonisés, notamment d’Afrique, font exception à cette première règle.
En d’autres termes, il convient de distinguer le stigmate xénophobe, qui n’existe sous une forme exacerbée que pour les nouveaux arrivants, et le stigmate raciste, qui cristallise des représentations beaucoup plus profondément enracinées, et qui par conséquent ne perd pas – ou très peu – de sa force avec le renouvellement des générations et leur enracinement en France. Si les immigrants italiens, polonais, arméniens ou portugais ont pu être, à leur arrivée en France, l’objet de discours infâmants et de mesures discriminatoires d’une grande brutalité, souvent comparables par leur forme et par leur violence à ce que subissent aujourd’hui les immigrants post-coloniaux [3 ], il n’en est pas allé de même pour leurs enfants, et moins encore pour leurs petits-enfants. On ne peut pas en dire autant des enfants d’immigrés maghrébins ou noirs-Africains, seuls condamnés à l’appellation absurde – mais éloquente politiquement – d’« immigrés de la deuxième ou troisième génération », et aux discriminations qui l’accompagnent.
Si le racisme est, selon la formule d’Albert Memmi, « une valorisation généralisée et définitive de différences réelles ou imaginaires, au profit de l’accusateur et au détriment de sa victime, afin de légitimer une agression ou des privilèges » [4 ], il y a bien un racisme spécifique qui s’est construit comme une légitimation de l’agression et du privilège coloniaux : il y a bien eu essentialisation et naturalisation de « différences culturelles » (notamment la référence musulmane), disqualification « morale » de ces différences, théorisation et production de « l’indigène » comme « corps d’exception » encadré par des dispositifs spécifiques (formalisés notamment, en Algérie, par le Sénatus-Consulte du 14 juillet 1865) [5 ]. Et ce racisme culturaliste s’est bel et bien transmis de génération en génération, y compris après les indépendances – et cela sans grande déperdition, comme tout système de représentations non-soumis à la critique et à la déconstruction : on peut difficilement nier que dans la société française contemporaine continuent de circuler – et d’agir – de manière massive des représentations du « Noir », de « l’immigré », du « musulman », du « beur » ou de la « beurette » [6 ] survalorisant une différence « culturelle » (« ils » sont différents de « nous ») en même temps que sont niées les autres différences, notamment de classe ou de « personnalité » (« ils » sont tous les mêmes, et « nous » partageons tous une même « identité nationale »).
Il n’est pas contestable non plus que cette double opération de clivage et d’amalgame produit des représentations clairement infériorisantes (« ils » sont marqués au mieux par la carence ou le retard, au pire par la dangerosité [7 ], tandis que « nous » incarnons « la Raison », « l’Universel » et « la modernité »). Il n’est pas contestable enfin que ce discours dévalorisant assure au présent la légitimation d’une situation de domination, de relégation et d’exclusion sociale systémiques.

Des discriminations systémiques et institutionnelles
Après des décennies de cécité ou de dénégation, l’existence massive de discriminations racistes commence à être reconnue, et beaucoup sont prêts à admettre qu’elles touchent plus spécifiquement les descendants des anciens colonisés. Mais malgré l’existence de plusieurs études soulignant le caractère systémique de ces discriminations [8 ], celles-ci restent appréhendées majoritairement comme des phénomènes purement individuels de « méconnaissance de l’autre » ou de « repli sur soi », quand ce ne sont pas les victimes qui sont elles mêmes incriminées pour leur manque « d’intégration » ou leur retard « culturel » . Dans tous les cas, ce qui est nié est l’existence de processus sociaux de production des discriminations, en toute légalité, et par les institutions de la République elles-mêmes, masqués par un principe officiel de non-discrimination, rituellement proclamé mais quotidiennement bafoué [9 ]. Ce caractère systémique et institutionnel des discriminations est pourtant patent, et il constitue la première analogie repérable avec le rapport colonial :
« Outre la série d’analogies qu’on peut saisir entre les deux phénomènes – analogies d’ordre historique (l’immigration est souvent fille de la colonisation directe ou indirecte) et analogies de structure (l’immigration, actuellement, occupe dans l’ordre des relations de domination la place qu’occupait hier la colonisation) – l’immigration s’est, d’une certaine façon, érigée en système de la même manière qu’on disait que la « colonisation est un système » (selon l’expression de Sartre) » [10 ].
Le racisme post-colonial n’est donc pas une simple survivance du passé. Il s’agit au contraire d’une production permanente et systémique de notre société, les représentations héritées du passé étant reformulées et réinvesties au service d’intérêts contemporains. C’est bien notre société qui, au présent, continue de produire des indigènes au sens politique du terme : des « sous-citoyens », des « sujets » qui ne sont pas étrangers au sens juridique mais ne sont pas pour autant traités comme des Français à part entière.
Marx a bien étudié cette interaction entre passé et présent, et le rôle que joue l’imaginaire social hérité [11 ]. C’est à travers cet imaginaire que les hommes déchiffrent leur réalité vécue, déterminent les frontières entre un « nous » et un « eux », et fondent leur action présente. C’est en l’occurrence au travers de l’imaginaire colonial qu’ont été appréhendés les immigrés postcoloniaux des années 60 et 70, et qu’a été légitimée leur relégation économique, sociale et politique : insertion par le bas dans les secteurs les plus pénibles du monde économique, négation des besoins sociaux non liés directement aux besoins productifs, réduction de l’homme à une simple force de travail (et en conséquence non-prise en compte de la vie familiale et de l’inévitable enracinement), injonction à la discrétion et à l’apolitisme. La massification du chômage et de la précarité depuis la décennie 1980 s’est réalisée sur la base de cet ordre des dominations dans lequel les immigrés apparaissent comme dominés parmi les dominés, et les Français issus de la colonisation ont hérité de la place de leurs parents.

Des « attributions causales » culturalistes, capacitaires et dépolitisantes
L’imaginaire colonial se réinvestit notamment dans la manière d’appréhender les situations d’inégalité réelle. Dans le regard du colonisateur, les inégalités produites par le système colonial ne sont pas niées, mais leur génèse est refoulée, et recouverte par une explication biologique ou culturelle : le manque d’ardeur au travail du colonisé n’est par exemple pas expliqué par le rapport social colonial, qui impose au colonisé des conditions de travail éreintantes tout en le privant de toute initiative et de toute jouissance du fruit de son travail, mais par la congénitale indolence « de l’Africain » ou par l’incorrigible indiscipline « du Maghrébin » [12 ]. Un même mécanisme de décontextualisation, dépolitisation et ethnicisation opère aujourd’hui : ce ne sont plus les discriminations qui expliquent la marginalisation, la « rage » ou le « je-m’en-fichisme » [13 ] de nombreux jeunes issus de la colonisation, mais une carence de ces jeunes – manque de « repères » ou d’éducation parentale, incapacité ou incompatibilité « culturelle », manque de familiarité avec les « valeurs » de « la République » ou de « la modernité » … Un ministre est même allé, en novembre 2005, jusqu’à inverser les causes et les effets en expliquant la difficulté de ces jeunes à trouver un emploi par leurs « comportements asociaux » … eux-mêmes produits par la polygamie des parents !
La thématique de « l’intégration », encore dominante dans les politiques publiques ciblant les immigrés ou leurs enfants, s’inscrit dans ce registre culturaliste, capacitaire et dépolitisant. L’appel à l’intégration assigne en effet ses destinataires à une « différence culturelle » irréductible et à une perpétuelle position d’extériorité par rapport à la « communauté nationale » : s’« ils » doivent s’intégrer ou être intégrés, c’est qu’« ils » ne le sont pas encore – la procédure de naturalisation, avec son « questionnaire d’intégration », est l’une des traductions pratiques de cette logique. Or, c’est bien dans le cadre du système colonial que l’égalité des citoyens a été subvertie au profit d’une conception culturaliste de la Nation, le colonisé ne pouvant pleinement intégrer la citoyenneté qu’en renonçant à son « statut personnel » [14 ].

L’intégrationnisme, autre nom du racisme
Le mot d’ordre d’intégration impose également à ses destinataires une obligation de réserve, de discrétion, voire d’invisibilité. Eric Savarèse a montré comment le regard colonial tendait à invisibiliser le colonisé, ou à en faire le simple miroir dans lequel « la France » contemple son propre génie « civilisateur », et Abdelmalek Sayad a montré que cette invisibilisation était reproduite à l’endroit de l’immigration :
« Parce que le rapport de forces est incontestablement en faveur de la société d’immigration – ce qui l’autorise à renverser du tout au tout la relation qui l’unit aux immigrés, au point de placer ces derniers en position d’obligés là où ils devraient au contraire obliger – celle-ci n’a que trop tendance à porter à son bénéfice ce qui, pourtant, est l’œuvre des immigrés eux-mêmes : aussi est-ce fréquemment qu’on présente au moins les aspects les plus positifs (ou considérés comme tels) de l’expérience des immigrés, c’est-à-dire en gros, l’ensemble des acquisitions qu’ils ont su imposer au grès de leur immigration (…) comme le résultat d’un travail diffus ou systématique d’inculcation, d’éducation (…) travail qui consiste à produire ce qu’on appelle les « évolués » (et du même coup, à discriminer ces immigrés « évoluables », « éducables », ou « amendables » des immigrés qui ne le sont pas ou ne veulent pas l’être) et dont le mérite revient bien sûr à la société d’accueil et à elle seule » [15 ]
Il en va de même aujourd’hui pour les jeunes Français issus de la colonisation : eux aussi sont invisibilisés. Eux aussi sont sommés de ne pas être « ostentatoires ». Eux aussi sont les objets d’une injonction à la politesse et la discrétion alors même qu’ils font quotidiennement l’expérience du mépris et de l’injustice sociale. Et toute stratégie de visibilisation de leur part est ressentie comme une menace, un « refus d’intégration » ou un « rejet de la République ».
Au risque de choquer, on peut finalement dire que l’intégration, telle qu’elle est généralement pensée, parlée et traduite en termes de politiques publiques, est moins souvent une alternative à la discrimination raciste qu’une formulation sublimée ou un instrument de légitimation de cette discrimination : si le racisme est le refus de l’égalité, l’intégration est précisément le mot d’ordre qui permet d’évacuer la question égalitaire. En effet, si être « intégré », être « inclus », avoir « sa place » vaut mieux que d’être purement et simplement exclu, ces termes ne disent pas de quelle place il s’agit. Un serviteur a « sa place », il est inclus et intégré – il n’en demeure pas moins subordonné, méprisé et exploité. Et de fait, dans de très nombreux contextes, parler de « problèmes d’intégration » sert essentiellement à ne pas prononcer d’autres mots, comme domination, discrimination ou inégalité.
Le parallèle est à cet égard saisissant entre l’usage du terme même d’« intégration » dans le système colonial et dans le système post-colonial : dans les deux cas, au-delà des nombreuses différences de contexte, c’est la même opération qui est réalisée, à savoir le refoulement des revendications de liberté et d’égalité. Le mot « intégration » n’est en effet jamais autant utilisé par l’État français que lorsque les colonisés réclament l’égalité des droits, l’autodétermination ou l’indépendance – ou, plusieurs décennies plus tard, à partir de 1983, lorsque leurs descendants « marchent pour l’Égalité » [16 ].

« Intégrer, réprimer, promouvoir, émanciper »
Le système postcolonial reproduit aussi des opérations de division et de compartimentage des individus issues du système colonial : une masse à intégrer, une masse à réprimer, une élite à promouvoir, des femmes à « émanciper » .
Une masse à intégrer. « Handicaps culturels », « résistances », « inadaptation de l’islam à la modernité » ou à « la laïcité », manque « d’efforts d’intégration » : nous retrouvons dans tous ces clichés l’une des principales marques du « portrait mythique du colonisé », qu’Albert Memmi avait en son temps nommée « la marque du négatif ». Nous retrouvons le motif de « l’arriération » et du « retard », et son pendant : la mission « civilisatrice » de l’État français.
Une masse à réprimer. Dès qu’il s’agit de jeunes des quartiers populaires, et plus particulièrement de ceux qui sont issus de la colonisation, le refus et la révolte devant les inégalités sont d’emblée mis en illégitimité. Leurs actes étant perçus à travers un prisme étroitement culturaliste, ne sauraient avoir une signification, une valeur et a fortiori une légitimité sociale ou politique [17 ]. De par leur « refus d’intégration » ou leurs caractéristiques familiales et/ou culturelles et/ou religieuses, les jeunes revendicatifs ne peuvent apparaître que comme « anomiques » – ou pire : porteurs de normes et de valeurs dangereuses pour l’ordre social. Des « rodéos des Minguettes » de 1981 aux émeutes de novembre 2005, le recours systématique, quasi-exclusif et disproportionné à la « fermeté », à la surveillance et à la répression des mouvements de révolte est un autre point commun avec le modèle colonial.
Plus largement, tout comportement dissident, déviant ou simplement « déplacé » de la part d’un jeune issu de la colonisation fait l’objet de jugements moraux qui s’apparentent, par leur outrance, leur généralité et leur contenu, aux doléances du colon à l’encontre du colonisé. Le « portrait mythique du postcolonisé » reproduit dans une large mesure le « portrait mythique du colonisé » dont Albert Memmi avait en son temps analysé la structure et la genèse. C’est ainsi qu’on parle, aujourd’hui comme au temps des colonies, de « territoires » à « conquérir » ou « reconquérir », d’espaces « décivilisés », de « sauvageons » ou de « barbares », de « défaut d’éducation », de nécessaire « adaptation » de nos dispositifs pénaux à des populations « nouvelles », radicalement « différentes » des jeunes de jadis, vivant « en dehors de toute rationalité » [18 ].
Au-delà des mots, les pratiques politiques et policières rejouent, sur un mode heureusement moins extrême, une partition qui s’est largement écrite dans un contexte colonial : qu’il s’agisse du couvre-feu, de la « guerre préventive » que constituent les contrôles policiers à répétition ou les dispersions intempestives dans les halls d’immeuble, de la pénalisation des parents pour les fautes des enfants, ou encore des méthodes de gestion de la contestation politique (diffamation, criminalisation, appel aux autorités religieuses locales pour pacifier une émeute ou détourner la population d’une action politique protestataire), les autorités instaurent en banlieue des modes de gestion qui violent un certain nombre de principes fondamentaux (comme la présomption d’innocence, le principe de la responsabilité individuelle, le principe de laïcité), et qui par conséquent apparaissent comme des anomalies au regard d’une certaine tradition du Droit français, mais qui ne tombent pas du ciel. Si l’on se réfère à l’autre tradition française, à la part d’ombre que constituent le Droit d’exception et les techniques de pouvoir qui se sont inventées et expérimentées dans les colonies, alors l’actuelle « dérive sécuritaire » perd beaucoup de sa nouveauté et de son exotisme.
Une élite à promouvoir. Que ce soit pour disculper le « modèle français d’intégration » (en montrant à la masse en échec qu’« on peut s’en sortir », et que par conséquent chaque individu est seul responsable de son malheur) ou pour servir d’« intermédiaire » avec les autres « jeunes » au prétexte d’une proximité culturelle, ou encore pour occuper des postes ethnicisés au prétexte de spécificités, partout se décline une injonction idéologique à la déloyauté, dans des modalités proches de « l’évolué » ou du « peau noire, masque blanc » tel que l’analysait Franz Fanon.
Des femmes à « émanciper », malgré elles et contre leurs groupes familiaux. Les débats autour de la « loi sur les signes religieux » ont mis en évidence la persistance des représentations coloniales sur « l’hétérosexualité violente » du « garçon arabe » ou du « musulman » et sur la soumission de sa femme et de ses filles. Le fait même de récuser la parole des premières concernées, et de les sommer de se dévoiler, sous peine d’exclusion et de déscolarisation – en d’autres termes : de les « forcer à être libres » – relève d’une conception de l’émancipation qui fut celle des colonisateurs [19 ].

L’enjeu de la nomination
Deux précisions s’imposent, pour finir, en réponse à des objections récurrentes. Tout d’abord, dire qu’il existe un racisme post-colonial ne revient pas à dire que ce racisme est le seul à l’œuvre dans la société française de 2006, que la colonisation est la seule source du racisme, et que les pays qui n’ont pas eu d’empires coloniaux n’ont pas leurs propres racismes, avec leurs propres fondements historiques. Il est évident qu’il existe en France d’autres racismes, c’est-à-dire d’autres formes de stigmatisation irréductible à la xénophobie : les racismes anti-juifs et anti-tziganes notamment – ou même des formes radicales de mépris social à l’égard de « blancs pauvres » qui s’apparentent à un « racisme de classe ». S’il est parfois utile de le rappeler, il est en revanche absurde, malhonnête et irresponsable de suspecter ou d’accuser a priori – comme beaucoup l’ont fait [20 ] – de « colonialo-centrisme », de « concurrence des victimes » voire de « banalisation de la Shoah » ou d’antisémitisme toute personne qui se consacre à l’analyse ou au combat contre les racismes spécifiques visant les colonisés ou les postcolonisés. Nous citerons sur ce point Sigmund Freud : se consacrer aux nombreuses névroses qui naissent de refoulements sexuels ne signifie pas qu’on nie l’existence d’autres troubles et d’autres causalités. De même, souligner les origines coloniales de certaines formes de racisme ne revient pas à nier l’existence d’autres formes de racisme et de discrimination, qui s’enracinent dans d’autres épisodes historiques et d’autres processus sociaux. Nous ne voyons pas plus « la colonisation partout » que Freud ne voyait « le sexe partout » – même si nous la voyons à l’oeuvre là où beaucoup ne veulent pas la voir, comme Freud voyait la pulsion sexuelle là où beaucoup ne voulaient pas la voir.
Parler de racisme post-colonial, ce n’est pas non plus prétendre que les descendants de colonisés vivent une situation identique en tous points à celle de leurs ancêtres. Le préfixe « post » est à cet égard suffisamment clair : il marque à la fois un changement d’ère et une filiation, un héritage, un « air de famille ». Là encore, la précision est parfois utile, mais elle est le plus souvent hors de propos, notamment lorsqu’elle sert à « faire la leçon » à des mouvements militants qui sont parfaitement conscients des différences entre les situations coloniale et postcoloniale – et qui le disent de manière claire et répétée. Tel fut le cas à propos du Mouvement des Indigènes de la République : malgré leurs nombreuses mises aux point [21 ], nombre de savants ou de responsables politiques leur ont reproché, de manière quasi-rituelle, de se nommer « indigènes » ou de qualifier de « coloniaux » certains discours ou certains dispositifs légaux, administratifs ou policiers. Le code de l’indigénat est aboli, leur explique-t-on doctement.
Le problème que posent ces appels au sérieux et à la rigueur historique, outre qu’ils prennent leurs destinataires pour des imbéciles, c’est qu’ils méconnaissent la spécificité du discours politique, ou plutôt de certaines formes du discours politique (la pétition, le tract, la banderole, le slogan), qui impliquent, de tout temps et quel que soit le front de lutte (ouvrier, féministe, homosexuel…), un certain usage du raccourci et de l’hyperbole. C’est aussi qu’ils méconnaissent le pouvoir heuristique que peut avoir « la colère des opprimés » [22 ].
Ces rappels à l’ordre laissent enfin un sentiment de « deux poids deux mesures », car on n’entend pas aussi souvent, de la part de chercheur-e-s ou de politiques, les mêmes leçons ou conseils amicaux adressés aux militantes féministes quand elles continuent – non sans raisons – de qualifier notre société de société patriarcale. Il en va pourtant de même pour les lois discriminatoires donnant un statut de mineure à la femme que pour le code de l’indigénat : elles ne sont plus en vigueur. L’égalité hommes-femmes est désormais actée dans les textes de loi, tout comme le principe de non-discrimination en fonction de « la race, l’ethnie ou la religion » – avec la même efficacité toute relative dans les deux cas… On ne retrouve pas non plus un tel souci de mesure et d’hyper-correction lorsque des sans-papiers sur-exploîtés se comparent à des esclaves, quand des philosophes, des sociologues ou des militants de gauche parlent d’Apartheid scolaire ou social, ou quand des salariés, bénéficiant pourtant encore de quelques acquis sociaux et d’un accès relatif aux biens de consommation, continuent de s’identifier, en chanson, aux « damnés de la terre » ou aux « forçats de la faim » …
Plus profondément, les réactions hostiles, méfiantes ou condescendantes suscitées notamment par l’Appel des indigènes de la République posent la question cruciale du pouvoir de nomination et de sa légitimité. Ce pouvoir de nomination a des effets performatifs sur la réalité, sur ce qui en est dit et sur ce qui est renvoyé dans le « non-dit » et même dans l’indicible. Il construit le réel social d’une façon déterminée, imposant ainsi des grilles de lectures, des attributions causales et les conséquences concrètes qui en découlent en termes de politique publique. Il n’est donc pas indifférent de savoir qui s’autorise à nommer qui. Il n’est pas indifférent de voir émerger de nouveaux termes, qu’ils soient d’auto-désignation ou d’hétéro-désignation. C’est sous cet angle, plutôt que sur le mode professoral du rappel des différences entre indigènes coloniaux et postcoloniaux, qu’historiens et sociologues devraient appréhender le récent mouvement des Indigènes de la République. Comme le rappelait Abdelmalek Sayad :
« C’est une chose connue : la dérision est l’arme des faibles ; elle est une arme passive, une arme de protection et de prévention. Technique bien connue de tous les dominés et relativement courante dans toutes les situations de domination : « Nous, les Nègres… » ; « Nous les Khourouto … » (pour dire « Nous les Arabes… ») ; « Nous les nanas… » ; « Nous les gens du peuple… » ; « Nous les culs-terreux », etc. (…). La sociologie noire américaine, la sociologie coloniale enseignent qu’en règle générale une des formes de révolte et sans doute la première révolte contre la stigmatisation (…) consiste à revendiquer le stigmate, qui est ainsi constitué en emblème. » [23 ]

La colonisation et ses alliés locaux

La colonisation et ses alliés locaux : Le rôle des chefs de tribus

«Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.»

Sénèque

 C E C

Une information scoop, on apprend qu’une Franco-Algérienne est venue en Algérie présenter son ouvrage où elle fait un plaidoyer sur la figure de son ancêtre. Cet ouvrage qui est passé inaperçu en France a eu un écho surdimensionné en Algérie où tout ce qui vient de l’autre côté, voire adoubé par ce même côté, est pain bénit en Algérie où malheureusement beaucoup d’Algériens n’ont pas déprogrammé le logiciel de la soumission intellectuelle à telle enseigne que l’on présente ce non-événement comme un scoop qui au final a vu des têtes tomber; il fallait bien des boucs émissaires!

Imaginons que les réseaux sociaux -dernier réduit des Algériens qui veulent s’exprimer sans craindre des foudres- n’aient pas réagi! Eh bien, les Algériens qui se seraient intéressés à ces émissions et à la réception auraient mémorisé, à en croire l’auteure de cet ouvrage, l’idée que nous avions affaire à un Algérien illustre qui était du même côté de la barrière que les damnés de la Terre qu’étaient les Algériens.

«Comment nous en sommes arrivés-là lit-on sur le huffmaghreb, se demandent les Algériens? Comment ne plus distinguer de frontières entre traîtres et criminels d’un côté et résistants et libérateurs? (…) Cette forfaiture est le point culminant d’un processus d’abandon national. (…) En janvier 2015, Férial Furon passe à la télévision algérienne. Elle a les faveurs d’un long entretien dans un journal dirigé par un ancien responsable du journal gouvernemental «El Moudjahid» Autant dire d’un média para-officiel. Elle aura surtout accès à de multiples possibilités de débats sur cette construction d’un nouveau départ entre la France et l’Algérie. Aussi bien avec de très hauts responsables de l’Etat qu’avec des députés FLN. Mme Furon est présidente de l’association des «Franco-Algériens Républicains Rassemblés» qui affiche que ses membres sont «les plus à même d’effacer les cicatrices de nos aïeux et de porter un projet qui incarne l’espoir d’un nouveau départ entre la France et l’Algérie pour les jeunes générations.» (…) L’État algérien n’a pas seulement laissé faire. Il a financé deux films qui défendront la même thèse d’une ALN issue du banditisme et vouée à y retourner (Hors-la-loi de Rachid Bouchareb et Al Wahrani de Lyès Salem» (1)

La réalité de l’invasion coloniale: diviser pour régner

Après l’invasion, beaucoup de tribus ont tenté de se battre contre l’envahisseur, mais elles avaient aussi, dans le même, temps à ne jamais perdre de vue la primauté de la tribu sur la plèbe, les khamès. Beaucoup de chefs de tribus ont, par la force des choses, collaboré, le mot n’est pas assez fort pour des raisons diverses dont la principale était de garder le rang de la tribu et sa prééminence. Pour faire court, ces tribus étaient déjà adoubées par le pouvoir ottoman, et beaucoup d’entre elles percevaient l’impôt- en fait un racket souvent abject pour le compte de la Régence. Chacune des tribus appliquait une politique drastique envers les serfs et la mentalité du chef devenait incontestable surtout si elle était connectée à une ascendance chérifienne réelle ou fabriquée pour asseoir la légitimité et taire ainsi toute velléité de désobéissance.

Les Français l’ont bien compris car dès 1846, ils ont établi avec beaucoup de soins, ce sera le travail de Carette et Warnier, la Carte de l’Algérie divisée par tribus. Ils ont utilisé outre les méthodes barbares, que nous allons décrire rapidement, les autres méthodes de corruption et de récompense des amis et des fidèles de la France, cela va du burnous -continuation du mode de récompense ottoman- à l’innovation de la Légion d’honneur, voire l’acceptation des fils de grandes tentes dans le cercle restreint des Ecoles militaires pour perpétuer les liens de servitude et de soumission. Les Français imitèrent les Turcs et ne cessèrent de dresser les tribus les unes contre les autres comme le recommandait le général Boyer dès 1831.

Le «vainqueur» était récompensé par la France, c’est ainsi que le général Bugeaud proposait en 1842 que l’on construise une belle maison pour le grand chef des douars Mustapha Ben Ismaïl. En définitive comme l’écrivaient les historiens français, il y avait les tribus mangeantes et les tribus mangées! Pis encore, quand des batailles se déroulaient, c’était l’extermination jusqu’au dernier et couper des têtes humaines, comme des têtes «d’artichauts» couper des oreilles, c’était le mode d’emploi d’alors sauf que les droits de l’homme venaient d’être promulgués moins de 50 ans auparavant par une France venue nous civiliser.

Les faits: les chefs de tribus et leur compromission…à propos de deux chefs de tribus
Je ne suis pas ici pour faire le procès de ces chefs de tribus, mais on ne peut pas laisser dire ou écrire qu’ils furent des saints et les réhabiliter! Nous allons citer les compromissions de deux bachaghas à près d’un siècle de distance: le bachagha Benghana, le coupeur d’oreilles et le Bachagha Boualem, un personnage sinistre qui est resté dans la mémoire des Algériens du fait que son histoire est intimement liée à la révolution de Novembre et expliquer que la mécanique coloniale du diviser pour régner est toujours la même.

L’ouvrage polémique sur Benghana

Je n’ai pas lu le livre faisant l’apologie de l’oeuvre de Benghana. Avant de rapporter l’appréciation de la rédactrice de l’ouvrage, Madame Feriel Furon Bentchicou et là je m’en tiendrais à l’interview sur TSA, je veux rapporter un fait parmi tant d’autres ou la triste réputation du bachagha Benghana le coupeur d’oreilles. Je donne la parole à l’historien Ali Farid Belkadi anthropologue qui depuis plusieurs années passe son temps à déconstruire le roman national français s’agissant de l’Algérie et à attirer l’attention sur un fait indigne d’une nation qui se dit civilisée, à savoir garder prisonnier les crânes de patriotes algériens depuis plus de 180ans.

Nous l’écoutons: «Le Bachagha Benghana coupait les oreilles des résistants algériens auxquels il tendait des embuscades avec ses goumiers. Puis il les entassait dans des couffins, qu’il remettait ensuite aux officiels français, contre espèces sonnantes et trébuchantes. On l’honora de menues broutilles pour services inestimables rendus à la France coloniale. Benghana envoya au général Négrier le sceau, les oreilles et la barbe du chef de guerre Farhat Bensaïd, qui fut attiré dans un guet-apens, chez les Oulad-Djellal. Le fils de Farhat Bensaïd, Ali-Bey, qui avait échappé aux coups des Bou-Azid, alliés à Benghana et aux Français, accablé par l’évènement, se rendit au général Sillègue, à Sétif. Une autre fois, un membre de la famille Ben-Gana, Khaled, qui s’était vaillamment conduit lors d’une sanglante répression contre des insurgés algériens, présenta, au général, comme pièces justificatives, deux étendards (le troisième avait été déchiré par ses goumiers) et des sacs contenant 900 oreilles coupées aux cadavres ».(2)

« Le commandant de Constantine qui n’en demandait pas tant de la part des Benghana, ému par autant de zèle, envoya au gouverneur un rapport laudatif sur cette affaire. A l’occasion de la fête du roi (premier mai), le général Galbois se rendit auprès des Benghana et fut reçu au bruit des salves tirées avec les canons récupérés sur le champ de bataille. (…) Benghana reçut à cette occasion, la croix d’officier et une gratification de 45.000 francs, comme appointements sur quoi furent prélevées les sommes payées de sa poche à ses goumiers. Les Benghana et leurs goumiers investirent les Zaâtchas avec les troupes du général Herbillon, la tête de Bouziane et celle de son lieutenant Si Moussa Al-Darkaoui figurent parmi leurs sordides butins.» (2)

«Ferial Bentchikou Furon suscite la polémique en Algérie, depuis la parution d’un livre visant à réhabiliter le Bachagha Bouaziz Bengana, son ancêtre. Considéré comme un harki et collaborateur par les historiens, sa descendante le défend et insiste pour «restituer les faits dans leur contexte» pour justifier ses actes. Dans un entretien à TSA. Elle déclare: «Je m’attendais à cette polémique, mais j’appelle les gens à lire le livre et ne pas faire de raccourcis historiques. J’ai écrit ce livre par rapport à tout ce qui a été colporté depuis des décennies sur lui, sa famille. Ce sont des faits parfois mensongers, parfois vrais, mais complètement retirés de leur contexte historique. C’est un fait historique ça. Il a fait sa reddition en 1839. Je raconte les circonstances de cette reddition. Il y a eu la bataille de Constantine, après une première défaite en 1836 des Français où les Bengana étaient du côté d’Ahmed Bey. Il a ensuite reconnu la souveraineté française. Je suis prête à débattre avec les historiens.» (3)

«Elle banalise le fait de couper les têtes et les oreilles: «Après il faut savoir qu’à l’époque, il y avait des guerres de tribus, ils coupaient des têtes et des oreilles, c’est ce qu’on appelle «le régime du sabre». Toutes les tribus le faisaient, c’était pour prouver qu’elles avaient remporté les batailles et punir ceux qui ne payaient pas l’impôt par exemple. Ce n’est pas une posture révisionniste, parce que je voulais expliquer le système tribal, avec des guerres entre tribus. Lorsque les Français ont pris les centres de pouvoir, il fallait faire un État, il fallait administrer et pacifier à un moment donné. Il y avait beaucoup de personnes qui ne voulaient pas se soumettre aux impôts…» (3)

A une question sur le fait qu’elle est en train de légitimer l’occupation française elle répond: «Que voulez-vous que je vous dise. Moi je n’étais pas avec mes ancêtres. Je rapporte des faits. (…) Dans le Sud, il y avait un régime militaire, pas une administration directe. Et lui [Bengana, NLDR] administrait toutes les populations musulmanes. Il les protégeait. C’était un chef religieux. Les Bengana étaient une famille chérifienne, avant de devenir des chefs de guerre. Mon arrière-grand-père descendait de cette lignée et il avait une aura dans tout le pays, il était adoré par sa population musulmane. Il a d’ailleurs financé la construction de la grande mosquée de Paris. Il était proche du roi Mohammed V et du recteur Benghebrit.»(3)

Comme lu sur El Watan, on apprend que: «L’arrière-grand-père, célébré dans l’ouvrage comme étant un «homme de bien», fait pourtant partie d’une lignée familiale qui a marqué les esprits de générations d’Algériens, notamment ceux qui habitent la région des Ziban et même dans Alger où la famille conserve encore des biens. «Les Bengana étaient des féodaux, ils avaient participé aux massacres des tribus dans les Ziban. Ils avaient droit de vie ou de mort sur les populations. Ils déportaient en Nouvelle-Calédonie, servaient du méchoui aux visiteurs de passage à Biskra», rappelle le journaliste Mohamed Balhi, qui a écrit un livre sur l’histoire des Ziban. Pis, «un des Bengana pratiquait le droit de cuissage, comme le Glaoui au Maroc», précise le journaliste.» (4)

Quand le bachagha Boualem critique la France

Il ne faut pas croire que durant la période précédant l’invasion ,il n’y eut pas d’exaction de la part d’Algériens contre d’autres Algériens. C’est le pensons nous une règle de la nature que les tribus se déclarent la guerre et proposent leurs services à l’envahisseur du moment , comme ce fut le cas à travers le roman national algérien- je n’ose pas utiliser le mot d’Histoire, pour ne pas m’attirer les foudres de ceux pour qui c’est une chasse gardée et qui ont font un fond de commerce sans produire quelque chose de tangible, n’était ce l’œuvre du regretté professeur Mahfoud Kaddache, pour étancher la soif de savoir des jeunes qui ne connaissent pas l’histoire de leur pays, la découvrant au hasard de mauvais scoop comme c’est le cas du récit de certains tortionnaires abjects que furent les caids , bachagas et autres cheikhs al balad..

Justement Abdelkader Benbrik décrit le parcours d’un autre ami de la France, le bachaga Boualem qui se repliant avec sa tribu en métropole quelques mois avant l’indépendance de l’Algérie s’insurge contre l’ingratitude de la France, alors qu’il lui a tout donné. Au passage nous apprenons que la tribu du bachagha s’est d’abord battue contre la France lors de l’invasion et qu’ensuite elle est devenue fidèle à la France nous lisons: «A son arrivée en métropole, le bachagha n’a obtenu aucune considération, et c’est avec amertume qu’il nous livre un récit de sa collaboration avec le colonialisme français, Le bachagha Bouâlem est le plus célèbre des traîtres algériens, et sa famille a été une des plus dévouées à la cause française en Algérie. (…) Quelques mois après l’indépendance de l’Algérie, Bouâlem reçoit du tribunal un commandement lui enjoignant de régler en espèces les frais de sa demande de la nationalité française et celle de sa suite » (5)

« « Nous lui laissons le soin de commenter cet événement «burlesque»: ««Le 17 mai 1963, la justice de paix d’Arles m’adressait, par voie légale, le commandement ci-dessous: «Monsieur le Bachaga, j’ai l’avantage de vous adresser la liste des déclarations de nationalité que j’ai établie pour vous et les vôtres ainsi que vous me l’avez demandé. Vous pourrez constater qu’il a été établi 102 déclarations. En conséquence, il m’est dû, à raison de 10 F par déclaration, la somme de 1020 F. Le greffier.» Ainsi, le 25 mai 1963, j’achetais, pour mes hommes et moi-même, en acquittant la somme de 1020 francs lourds, le droit de devenir des citoyens français à part entière, nous qui pensions, par notre loyalisme et nos sacrifices, d’en avoir mérité et gagné le titre. Mon fils Ali, lui, mettait en demeure le tribunal d’instance d’Arles, de lui reconnaître cette qualité, laquelle m’était refusée, à moi, son père. Et pourtant… Je suis français, je l’ai prouvé, je crois. Pendant vingt-et-une années, j’ai servi dans les rangs de l’armée française. Je suis capitaine de réserve.» (5)

«Des Bouâlem, il en est mort aux quatre coins du monde pour y défendre la France et après cela, on ose dire que nous ne sommes pas français. Ma famille est d’origine arabe, sans nul doute, et elle a pris naissance lors de la première invasion hilalienne, Du temps des Turcs déjà, c’était une famille de «caïdat» très ancienne. Au moment de la conquête, mes ancêtres ont combattu la France sous les ordres de l’Emir Abdelkader. Nous l’avions d’ailleurs servi fidèlement, car la tradition veut que ce soient des «Souhalias», tribu dont ma famille est originaire, surtout par l’habitat, qui aient tué l’«agha» Mustapha Ben Ismaïl. Cet «agha» était le chef des tribus des Semlah et des Douers au service de la France ». (5)

« Avec l’Emir Abdelkader, les Beni Boudouane ont participé à plusieurs combats contre les troupes françaises. (…) Après l’arrestation de l’Emir Abdelkader, mes parents ont fait leur soumission à la France à Orléansville devant le général Bugeaud. Mon grand-père avait reçu de grands honneurs pour avoir maté en 1871 l’insurrection des Beni M’nasser. Il y a eu des Bouâlem au Mexique, au Tonkin, en Indochine, en Syrie, au Maroc et en Tunisie. Enfin, partout où la France portait ses couleurs, des Bouâlem sont morts pour elle. (…) C’est le 2 octobre 1906 que j’ai vu le jour à Souk-Ahras, près de Constantine. de 1919 à 1924. Un certificat a sanctionné la fin de mes études militaires. La même année, le 2 octobre, je m’engageais à Blida au 1er Régiment de tirailleurs algériens. Je suis resté vingt-et-un ans dans les rangs de l’armée française d’où je suis sorti avec le grade de capitaine de réserve en 1946. (…) J’ai choisi mon pays la France pour témoigner de l’Algérie et au bout de ces lignes écrites avec mon coeur, j’ai peur de n’avoir pas su trouver les mots pour convaincre mais j’espère avoir servi ma terre algérienne.» (5)

En définitive

Il n’y a pas à faire le scandalisé par la « découverte » de cet ouvrage d’une descendante du bachaga Bengana, c’est il faut le noter tout à son honneur. Ce n’est pas sa faute si elle a trouvé des oreilles attentives depuis quelques années avant que la foudre ne s’abatte sur des fonctionnaires qui n’y voyaient pas de mal du fait des précédents où la mise en cause a été reçue d’une façon fastueuse par les hautes autorités aussi bien à l’Assemblée Nationale qu’à l’ambassade à Paris, avec même la présence d’un ancien ministre. On pourra toujours dire que l’ouvrage n’avait pas paru à cette époque soit !

De mon point de vue il eut fallu traiter cela par indifférence pour cette vision hémiplégique de l’histoire. C’est un fait, il y a eu des tribus qui à des degrés divers pour des raisons diverses ont accepté le joug colonial. Nous nous trompons de combat pour le rétablissement de la vérité. Il est plus que jamais utile voire important, en ces temps de révisionnisme, de rappeler sans cesse que tout le malheur de l’Algérie n’est pas imputable uniquement aux tribus importantes qui se mettaient en définitive au service du plus puissant, c’est à la colonisation qu’il faut s’en prendre et marteler qu’elle ne fut pas un long fleuve tranquille pour les Algériens.

De ce fait, la citation de Sénèque est là pour nous rappeler qu’il nous faut un cap et l’écriture d’un récit national ne doit souffrir d’aucun retard car elle participe de la mise en place d’un creuset fédérateur du vivre ensemble où les jeunes forts de leurs référents identitaires ne seront pas des zombies dont la conscience est ouverte à tout vent

Pour cela nous devons tout faire pour la restitution des archives de France, mais aussi de Turquie, d’Espagne, d’Italie. Nous devons rapporter honnêtement une histoire de 3000 ans et la faire apprendre à nos enfants et les armer pour qu’ils en soient fiers et qu’ils assument pour enfin aller de l’avant. Assurément, une histoire assumée contribuera à nous rendre plus forts et avoir chaque fois la réponse adéquate contre les tentatives révisionnistes.

La Russie et la Chine ont mis leur veto à une résolution de l’ONU

ONU : Russie et Chine mettent leur veto contre des sanctions visant la Syrie  28/02/2017

ONU : Russie et Chine mettent leur veto contre des sanctions visant la Syrie

La Russie et la Chine ont mis leur veto à une résolution de l’ONU qui prévoyait des sanctions contre la Syrie pour son utilisation d’armes chimiques dans le conflit qui ensanglante le pays depuis près de six ans.

Le projet de résolution, présenté par le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis, a reçu neuf votes pour et trois votes contre, ceux de la Chine, de la Russie et de la Bolivie. Le Kazakhstan, l’Ethiopie et l’Egypte se sont abstenus.

PALESTINE 100ans de depossesion

Photos : La Palestine au début du XXe siècle

16 février 2017 – Carte interactive ThingLink

A quoi ressemblait la Palestine ottomane, celle d’avant la déclaration Balfour de 1917 et du mandat colonial britannique ? A travers notre compilation d’archives, partez à la découverte de ses habitants, ses communautés religieuses, son économie et ses coutumes.

Carte de Palestine : George Philip and Son, Royaume-Uni, 1889.

RACHID NEKKAZ…le manipulateur

 

 

 S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge….(dixit:rachid nakkaz…laisser tombé FB..remuez-vous…menace contre les algeriens(e)….

La plupart de ses videos destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le citoyen était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le citoyen, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans,il fait appel à l’émotionnel (sa condamnation..son passage dans le panier à salade..faisant la victime (d’ailleur il a manqué de s’ettoufer … voir la video),le décés de sa mére..(dont il n’a méme pas respecter un laps de temps de deuil..le mot deuil n’est le mot exact..Enfin là, c’est son probléme ,mais quand méme…celà demontre le personnage avide de pouvoir;sa soit disante expulsion..sa marche à travers le pays..il se presente toujours en victime c’est est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…Encourager le public à le trouver « cool »…sur sa photo(pseudo)sur ces pages, s’habiller tenue traditionnelle…il veut faire croire à l’individu qu’il responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts….lui c’est l’homme providentiel…Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement…. Le manipulateur en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, il détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes….lorsqu’il affiche des milliers de sympathisant sur ses pages…(perso j’en ait fait l’expérience il suffit de booster sa page..financierement et le tour est joué…des centaines de vues..le manipulateur rachid nekkaz en appel à l’autorité : l’appel à l’autorité consiste à citer des personnages importants……les traites de voleurs..(les 40voleurs)insulte le pays  pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite…….il emploie la méthode du témoignage … les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte,exemple qui aime faire la queue pour la paperasse..on a tous ralés..et use surtout l’usage  du selfie,beaucoup de personnes sont prises sur le vif pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. Sa réputation savemment entretenue (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l’individu est aussi exploitée….stylé comme son mentor le bhl…celà améne la foule à un comportement  moutonnier : ces appels,ces videos… tente de persuader l’auditoire  present devant les representations consulaires d’adopter une idée en insinuant qu’un mouvement de masse irrésistible, est déjà engagé ailleurs pour cette idée. Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité qui sera écrasée, cette technique permet de préparer l’auditoire à suivre le propagandiste manipulateur rachid nekkaz .Par ce biais,il tente d’obtenir la désapprobation ..on  méme interviewons des enfants….des clandestins….et autres separatistes… cette technique consiste à suggérer qu’une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l’auditoire désapprouve cette idée ou cette action sans vraiment l’étudier, les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l’auditoire. Par exemple, faire appel à l’amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l’honneur, à la pureté, etc., permet de tuer l’esprit critique de l’auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes de ce rachid , seront perçus comme tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux.Imprécision intentionnelle : il s’agit de rapporter des faits en les déformant, cette technique sert à projeter les qualités positives ou négatives d’une personne, d’une entité, d’un objet ou d’une valeur (un individu, un groupe, une organisation, une nation, un patriotisme, etc.) sur un tiers, afin de rendre cette seconde entité plus (ou moins) acceptable. Cette technique est utilisée, par exemple, pour transférer le blâme d’un camp à l’autre, lors d’un conflit.(ouverture de la frontiere avec le maroc…allons accuser l’Algerie de ne pas etre fidéle a ce que le maroc a fait pour nous) Elle évoque une réponse émotive qui stimule la cible pour qu’elle s’identifie avec l’autorité reconnue, ce sont des généralités employées pour fournir des réponses simples à des problèmes sociaux, politiques, économiques, ou militaires complexes, pour gagner la confiance de son auditoire, le propagandiste-manipulateur rachid nekkaz emploie le niveau de langage et les manières (vêtements, gestes) d’une personne ordinaire. Par projection, l’auditoire est aussitôt plus enclin à accepter les positions du propagandiste-manipulateur, puisque celui-ci lui ressemble….allons méme faire une priere dans mosquée en suivant l’imam dans ces gestes…pour accomplir un semblant de priére.. il utilise un Slogan , un slogan est une brève expression, facile à mémoriser et donc à reconnaître, qui permet de laisser une trace dans tous les esprits…son azul felawen et son sallam…Voilà, je vous ait decrit ce personnage qu’est rachid nekkaz…j’y reviendrai incha Allah  (suite à venir….)Votre frére H.B.Lakhdar

 

Alerte- Neuf terroristes neutralisés à Tizi-Ouzou Alerte- Neuf terroristes neutralisés à Tizi-Ouzou

Neuf terroristes ont été neutralisés par les éléments de l’Armée nationale populaire près de la commune d’Azzeffoun, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, a appris ALG24 de source sécuritaire.

L’opération a, selon nos sources, permis à l’ANP de récupérer deux pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, un fusil de précision et cinq fusils de chasse, ainsi qu’une quantité de munitions.