Le PDG d’Orange «Hollande m’a dit, j’ai eu Netanyahu, il faut que tu ailles en Israël» pour faire le mea culpa

Fdebranche

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Il s’en souvient bien, c’était un dimanche. Le 7 juin 2015, Stéphane Richard, le patron d’Orange, reçoit un appel sur son portable. C’est François Hollande. « Il m’a dit : j’ai eu Benyamin Nétanyahou, il faut que tu ailles en Israël, ça se passera bien. » Cinq jours plus tard, le 12 juin, Stéphane Richard subit l’épreuve de la contrition publique avec le premier ministre israélien, organisée par l’Elysée. « Ce n’est pas un secret, dit alors M. Nétanyahou devant la presse, vos remarques de la semaine dernière ont été largement perçues comme une attaque contre Israël. »

Le 3 juin de cette année-là, au Caire, le patron d’Orange avait déclaré que si sa société avait la possibilité de rompre avec l’opérateur israélien Partner Communications sans s’exposer à des pénalités, elle le ferait dès « demain » et se retirerait du pays. En vertu d’un contrat de licence, Orange permettait à cette société d’utiliser sa…

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Exclu : Marine Le Pen propose à Bernard de la Villardiere d’être son ministre de la propagande en 2017 – ThePrai rie.fr — Boycott

http://www.theprairie.fr/exclu-marine-pen-propose-a-bernard-de-villardiere-detre-ministre-de-propagande-2017/ – Origine(s) source(s) voir lien(s) ci-dessus. – – Les auteurs (articles, commentaires) sont seuls responsables des contenus publiés. – –

via Exclu : Marine Le Pen propose à Bernard de la Villardiere d’être son ministre de la propagande en 2017 – ThePrai rie.fr — Boycott

Le Racisme Colonial…est toujours là…

l’Héritage d’un Racisme Colonial

Pour comprendre les islamologues contemporains, il faut avant tout étudier les ouvrages des orientalistes à l’ère coloniale qui considéraient les musulmans comme une race sujette qui, au nom du développement et de la civilisation, devait être vaincue et mise sous tutelle occidentale.

À la fin du XXe siècle, lorsque l’étude dénigrante de « l’Oriental » est enfin perçue comme un discours impérialiste, l’orientalisme est fondu dans les sciences sociales et adopte de nouvelles appellations 1 pour se défaire de sa connotation coloniale. Cette manœuvre sournoise n’a cependant nullement empêché les islamologues, anthropologues et sociologues du XXIe siècle de transmettre et perpétuer l’héritage raciste de leurs « pieux prédécesseurs ».

L’ARROGANCE ORIENTALISTE

Dans son ouvrage « Orientalisme » de 1977, E. Said dénonça l’attitude orgueilleuse des orientalistes qui, par des descriptions réductrices, voulurent donner un sens à la vie des musulmans :

« L’orientaliste regarde l’Orient de haut, avec l’intention de saisir dans sa totalité le panorama qui s’étale sous ses yeux : culture, religion, esprit, histoire, société. Pour cela, il doit voir chaque détail à travers le dispositif d’un ensemble de catégories réductrices. » 2.

Bouffis d’arrogance, les orientalistes prétendirent mieux connaitre les adeptes de l’Islam que les musulmans eux-mêmes. En étudiant la « créature orientale », ils acquirent un pouvoir qui leur permit, eux seuls, de donner une cohérence à l’Orient :

« L’Oriental est donné comme fixé, stable, ayant besoin d’investigation, ayant même besoin de connaissances sur lui-même. Il y a une source d’informations (l’Oriental) et une source de connaissances (l’orientaliste), bref un écrivain et son sujet, inerte sans cela. Leur relation est foncièrement une question de pouvoir, qui est représenté par de nombreuses images. » 3.

Ce fut cette conception raciste de l’« Autre » qui justifia les ouvrages suprémacistes des orientalistes dans lesquels les musulmans furent traités comme des objets qui devaient être étudiés, décrits, jugés et parfois illustrés comme des animaux dans une collection de zoologie. Les orientalistes n’ont donc jamais ressenti les différences ethniques comme une richesse culturelle échangeable :

« Au contraire, cette distance (culturelle) a simplement renforcé leur sentiment de la supériorité de la culture européenne ; leur antipathie s’étendait à tout l’Orient, dont l’Islam était considéré comme un représentant dégradé. » 4.

Avec l’orientalisme qui dépendait entièrement sur une idée de supériorité, l’Occidental se permit de prendre de nombreuses positions dans sa relation avec les musulmans sans jamais perdre sa posture de suprématie.

LE RACISME CULTUREL

Profondément ancrées dans le discours orientaliste, les théories raciales furent transmises de façon naturelle à la nouvelle génération d’islamologues qui se mirent à répéter les préjugés anti-musulmans instaurés par les colons. Les « spécialistes » contemporains de l’Islam ont cependant perdu les quelques qualités que possédaient les orientalistes traditionnels 5 tout en conservant l’hostilité culturelle et le faux-semblant de compétence et d’investigation.

De nos jours, le plus bruyant de la mouvance néo-orientaliste est sans doute Gilles Kepel qui ne cesse de criminaliser les musulmans pratiquants en liant leur culture au radicalisme et au terrorisme. Son hostilité culturelle et colonialiste est facilement discernable dans les interviews qu’il accorde aux médias français. En voici un exemple :

« J’insiste sur le fait qu’il faut éliminer ce terme de “radicalisation” qui n’a aucun sens. La question est celle du passage au salafisme, en rupture avec les valeurs de la laïcité et de la démocratie. Ce qui est très frappant en France, c’est que le vocabulaire salafiste s’est érigé contre la laïcité. On le voit aujourd’hui dans les écoles, et notamment dans les cours de philosophie de Terminale où des garçons qui viennent en cours en djellaba et avec la barbe, et des filles en jilbab qui enlèvent simplement leur voile en classe, expliquent que la foi est plus importante que la raison et font des exposés dans lesquels ils récitent des versets du Coran et nient à la raison humaine une place quelconque au profit de la mise en œuvre de ce qui est dit dans les hadiths du prophète, c’est-à-dire les faits et gestes de son vivant, considérés comme une norme pour le comportement en société. » 6.

À l’instar de ses précurseurs orientalistes, Kepel dispose lui aussi d’un ensemble de clichés racistes et de catégories réductrices. Il considère ainsi que la pratique de l’Islam contient un « vocabulaire salafiste qui s’érige contre la laïcité » et, comme tout islamophobe, il se sent attaqué par des pratiques culturelles et religieuses contrastantes qu’il réduit à un reniement de la raison humaine.

Cette vision du « musulman dépourvu de raison » fut largement partagée par les orientalistes européens dans les colonies. Dans son ouvrage « Modern Egypt », l’orientaliste anglais Cromer 7 établit un contraste absolu entre le musulman « déraisonnable et différent » et l’Européen « raisonnable et normal ». Il estima que la logique est quelque chose « dont l’Oriental est tout à fait disposé à ignorer l’existence », que « les races sujettes n’ont pas la connaissance infuse de ce qui est bien pour elles » et que « les Arabes manquent singulièrement de faculté logique » 8.

Les propos de Kepel sont non seulement islamophobes, mais aussi misogynes. Taxer les femmes musulmanes de « salafistes sans raison » parce qu’elles portent un voile est une diffamation très similaire à celle des « nègres sans âme » de l’époque ségrégationniste américaine.

Le politologue conclut en dénigrant le Coran et la tradition prophétique et déclare que « la raison humaine » (qui pour lui n’est que la sienne) ne peut être appliquée en suivant les préceptes islamiques. Comme les orientalistes d’antan, Kepel estime que les musulmans n’ont pas de raison et impose sa perception personnelle comme universelle pour pouvoir éradiquer toute diversité culturelle.

La seule différence entre les anciens orientalistes et ceux de la génération kepeliste est que là où les premiers ne faisaient aucune distinction entre les musulmans 9, les derniers établissent une hiérarchie culturelle où le musulman pratiquant (l’« islamiste radical ») est considéré comme inférieur à l’arabe acculturé (le « musulman modéré »). Étant donné que ce dernier a été illuminé par les « grandes valeurs universelles de la laïcité française », il ne tombe plus sous l’étude de l’islamologie et est à l’abri de toute analyse stigmatisante et critique islamophobe. C’est ce racisme culturel qui explique pourquoi Kepel donne toujours la parole aux Arabes qui ont perdu leur identité en rejetant les valeurs musulmanes et jamais aux musulmans qui pratiquent simplement leur religion.

KEPEL DÉCOUVRE « LE BLÉDARD DE BRUXELLES »

Lors de sa visite à Bruxelles en mars 2016, Gilles Kepel s’est offusqué de voir le vivre ensemble dans une Belgique multiculturelle où dans sa capitale les citoyens acceptent la façon de vivre des musulmans. Très vite, il devint clair que le but de sa visite était de relier la culture et l’identité musulmanes au terrorisme en établissant une continuité logique entre l’Islam visible et le massacre d’innocents 10.

Dans une interview accordée au journal néerlandophone « De Morgen », Kepel déclara que face au terrorisme, les services de sécurité et de renseignements belges contiennent de nombreuses défaillances. Lorsque le journaliste lui demanda comment il explique ces défaillances, Kepel fit une déclaration abasourdissante :

« Je me souviens très bien qu’à Bruxelles Midi, je suis tombé sur un homme marocain. En l’observant de plus près, je vis qu’il était habillé comme un montagnard du Rif marocain ; avec une djellaba traditionnelle et une ‘qob’, une sorte de cape qui protège contre le soleil et le froid. Cet homme marchait même comme un montagnard — avec les pieds écartés — comme s’il descendait d’une pente. C’est ce que les sociologues appellent l’“islam transplanté”. On voit ainsi des Marocains arriver en Belgique de leur pays natal qui se permettent simplement de poursuivre leurs habitudes quotidiennes sans nullement se laisser influencer par la culture d’accueil. Vraiment, la Belgique est en train de devenir un pays où différentes enclaves vivent côte à côte et entrent souvent en conflit. » 11

On remarque bien la posture orientaliste dans cette analyse qui contient une description arrogante et réductrice du musulman (source d’informations) que seul l’islamologue (source de connaissances) peut comprendre. En donnant une « cohérence » à la communauté musulmane, Kepel acquit une renommée et un pouvoir scientifique qui fait de lui une référence incontournable pour les médias et les autorités en place. L’Histoire se répète…

LA « DÉMARCHE ISLAMISTE »

Qu’un raciste anti-musulman perçoit l’habit non européen comme une attaque personnelle est tout à fait normal. Or, bien plus préoccupant sont les propos de Gilles Kepel dans lesquels il criminalise les musulmans traditionalistes en faisant d’eux une cause du terrorisme, car compliquant le travail des services de sécurité européennes.

Observez bien la thèse ségrégationniste avancée par Kepel. Dans un premier temps, il se livre à un cliché réducteur et raciste du « Marocain du bled » pour ensuite déclarer que la djellaba et la « démarche » des montagnards du Rif sont la raison pour laquelle les services de sécurité n’ont pas pu éviter que des citoyens belges perpètrent des attentats à Paris.

Gilles Kepel Raciste et islamophobeKepel établit une corrélation directe entre le maintien de la culture berbère, arabe ou musulmane et les attentats terroristes. Si on procède par déduction logique, on conclut que pour combattre le terrorisme il faut avant tout lutter contre l’identité musulmane et tout ce qui va avec ; les djellabas, les voiles, les barbes et bien plus dangereux ; la démarche islamiste !

Pourtant, les Français dans les pays musulmans — qu’ils soient touristes, retraités ou expatriés — poursuivent bien leurs habitudes quotidiennes sans se laisser influencer par la culture d’accueil, à moins qu’il s’agisse bien entendu d’aller manger un bon couscous. Et lorsque Gilles Kepel se rend en terre d’Islam il n’adapte ni ne délaisse sa démarche laïcarde. Est-ce pour cela que les musulmans devraient parler d’une « laïcité transplantée » ?

La haine du musulman pratiquant fait délirer Kepel qui ne semble plus contenir son racisme virulent. Sa thèse conspirationniste sur l’« islam transplanté » où la démarche des blédards rifains à Bruxelles empêcherait les services de sécurité de combattre le terrorisme est d’ailleurs un parfait exemple de l’islamophobie scientifique. On attend avec impatience la sortie de son nouvel ouvrage contre le terrorisme (intitulé — pourquoi pas — « Meine Republik ») où il pourra proposer d’incarcérer les musulmans pratiquants dans des camps de concentration pour y apprendre à marcher en jeans moulant et bien sûr… les pieds joints.

Pour débloquer et libérer cette culture imbue aux coutumes coloniales, il faut seulement que les musulmans reconstruisent leur identité, se réapproprient leurs valeurs et arrêtent de vouloir ressembler aux Occidentaux…

L’Islam Occidentalisé ou la Culture Pétrifiée

La situation dégradante des musulmans à l’heure actuelle provoque parfois des incitations à la haine dans lesquelles on exige l’abolition de l’orthodoxie musulmane. Ce fut le cas il y a quelques années lorsqu’un blogueur de la fachosphère française reprocha aux musulmans de ne pas vouloir occidentaliser leur religion. Dans son manifeste, il souleva des questions qui, pour un lecteur peu instruit, pourraient paraître pertinentes :

« Pourquoi la culture islamique demeure-t-elle pétrifiée et hermétiquement fermée à la culture occidentale ? Les musulmans ne cessent de se vanter d’avoir transmis la civilisation grecque et romaine aux Occidentaux, mais s’ils étaient vraiment porteurs de cette civilisation pourquoi ne l’ont-ils pas préservée, valorisée et enrichie afin d’en tirer le meilleur profit ? »

 

Ce type d’interrogations est souvent partagé par des Arabes occidentalisés qui ne cessentd’amalgamer la culture musulmane et le terrorisme. Dans une interview accordée au Figaro, l’activiste anti musulman Abdennour Bidar décrit les actes terroristes sur le territoire français comme « des tragédies qui sont révélatrices d’une crise morale de la culture religieuse musulmane qui, dans trop de milieux et de sociétés, s’est rigidifiée, fossilisée, et a produit un monstre dégénéré » 1. Le reproche demeure le même : si des musulmans commettent des attentats, c’est parce qu’ils refusent d’occidentaliser leur religion.

Pour répondre à cette thèse très en vogue dans les milieux racistes et orientalises, il faut d’abord mettre les choses dans leur juste contexte et faire un aperçu des événements historiques qui ont dévasté le monde islamique.

ÉVOLUTION DU RACISME OCCIDENTAL

Le racisme en Occident a connu une évolution continuelle durant près d’un millénaire. Initialement, il fut question d’une haine justifiée par la Bible contre les musulmans et les juifs qui aboutit aux croisades et aux pogromes. Avec les conquêtes coloniales, le racisme prend une nouvelle allure et s’exprime à travers les thèses de la supériorité civilisationnelle.

Racisme scientifique

L’idée que la civilisation occidentale serait la meilleure et la seule à vocation universelle suscita inévitablement le dénigrement des autres civilisations. Pour prouver la suprématie européenne, l’homme blanc devait persuader le reste du monde que les civilisations colonisées ne représentaient pas grand-chose. Pour ce faire, des scientifiques occidentaux avancèrent des arguments biologiques ; les crânes de différentes races furent mesurés et des traits de caractère furent attribués en fonction de la couleur de peau et de la physionomie. Ce racisme scientifique produisit des stéréotypes comme le « Nègre fainéant » qui n’est bon qu’à danser, l’« Arabe fanatique dépourvu de raison » ou encore le « Chinois non fiable ». Paradoxalement, des sciences comme la biologie et l’anthropologie transformèrent tous ces clichés en « vérités scientifiques ».

Ces thèses raciales serviront alors de justification pour les futures agressions occidentales et entraîneront le racisme culturel: il ne s’agit plus seulement de l’apparence physique des personnes, mais de leur mode de vie et leur culture considérés comme inférieures à la manière de vivre occidentale.

Les Occidentaux arrivent non seulement à imposer leur système économique en tant que structure référentielle en général, ils se proclament aussi supérieurs et universels en raison de leurs « valeurs humanistes ». L’Occident devient ainsi le commencement et la fin de toute civilisation.

Au cours de cette évolution, le racisme est de plus en plus relativisé et banalisé, même après la décolonisation territoriale. Aujourd’hui, les sociétés occidentales se veulent toutes démocratiques et antiracistes, mais rien n’est moins vrai. Tant que des peuples sont opprimés économiquement et culturellement, ils sont victimes de discrimination et demeureront inférieurs à l’échelle mondiale. C’est de manière occulte que le racisme se poursuit au XXIe siècle sans réellement déranger l’opinion publique occidentale 2.

UNE CULTURE PÉTRIFIÉE

Avant même que les pays musulmans tombent aux mains des colons, l’enseignement islamique s’était considérablement affaibli et la Oumma vit déjà les premiers signes d’une fragmentation sociale et politique.

Les colons ont exploité cette division et cette faiblesse religieuse pour achever, disloquer et puis remplacer le système éducatif islamique en Orient 3. Les objectifs et les opinions s’effritèrent de plus en plus divisant davantage la communauté musulmane. Une longue période de colonisation a fini par produire un système aux valeurs occidentales auquel les populations locales devaient se plier.
Cependant, la mise en place d’une structure coloniale en terre d’islam n’a pas conduit à la destruction totale de la culture indigène. Il s’agissait plutôt d’un abâtardissement et d’un abrutissement qui engendrèrent une « pétrification » de la culture existante. Là où la culture musulmane fut résistante par nature et tournée vers l’avenir, elle se dessécha et se rétrécit au sein du système de domination coloniale. Les historiens parlent souvent d’une momification culturelle dans laquelle on ne discerne plus que des structures archaïques qui ont perdu tout leur élan 4. Au siècle passé, cette métamorphose culturelle fut décrite succinctement par Ibn Utheymin :

« Ils (les occidentaux) ont introduit dans la culture islamique des éléments qui la détachent de ses objectifs et de sa raison d’être de manière à ce qu’elle soit aujourd’hui devenue une culture sèche qui n’a plus que sa peau et ses os, une culture dans laquelle on ne reconnait plus la vivacité de la religion ni sa richesse. » 5

Cette occidentalisation des habitudes et mœurs musulmanes a produit un complexe d’infériorité chez les peuples colonisés. Le colonialisme a paralysé leur culture et l’a remplacée par une autre qui se veut « universelle », mais qui ne l’est pas. Les musulmans ont ainsi commencé à mépriser leurs propres valeurs et à mener une vie d’humain incomplet qui ne peut parfaire sa personne qu’en s’assimilant. Dépendants du nouvel universalisme, ils ne leur restaient plus qu’à se soumettre à l’hégémonie de l’Occident. Ils devinrent imprégnés des idées des Occidentaux et se mirent à réfléchir avec les pensées de ces derniers tout en préservant une partie de leurs valeurs. C’est ici que leur culture subit la fossilisation qui leur est aujourd’hui reprochée par l’Occident.

LA CULTURE UTOPIQUE

 

Les premières générations d’immigrés arabes et africains avaient hérité de ce mirage culturel après que l’idéologie capitaliste dans les colonies ait pétrifié la culture de leurs ancêtres.

Ils devinrent convaincus qu’en dehors du système occidental il n’y avait plus d’espoir pour le futur et plus aucune possibilité de sortir de leur situation précaire. La solution inévitable fut de rejeter leur propre culture, leurs valeurs et d’oublier leur Histoire glorieuse. Pour réussir, beaucoup d’Arabes se sont transformés en béni-oui-oui, de nombreux Noirs en Bounty’s.

Les colons n’avaient pas seulement dérobé leurs ressources, mais aussi leur héritage ancestral qui fut bien plus précieux. En écrivant l’Histoire des nations qu’il a pillée, l’Occident a déterminé les contours de leur passé.

La population importée en Europe devint ainsi privée de son propre passé ayant peu d’opportunités pour le futur. Il s’agit d’une forme d’aliénation que l’on désigne aujourd’hui par le terme d’« assimilation » et qui constitue la plus grande victoire du colonialisme et du racisme culturel .

Si la communauté musulmane se trouve aujourd’hui dans son état actuel ce n’est pas parce qu’elle est restée hermétiquement fermée à la culture occidentale, bien au contraire. L’Histoire démontre que la culture islamique demeure justement pétrifiée là où elle s’est fait métamorphoser et influencer par l’Occident. Pour débloquer et libérer cette culture imbue aux coutumes coloniales, il faut seulement que les musulmans reconstruisent leur identité, se réapproprient leurs valeurs et arrêtent de vouloir ressembler aux Occidentaux…

The Host and the Parasite: israel’s $38 Billion Scam — Uprootedpalestinians’s Blog

$ 38 milliards Scam d’Israël Bibi veut plus et le Congrès pourrait offrir En tant qu’Américain, il est difficile d’imaginer un peu plus inconvenante du théâtre politique à jouer dehors que l’apparence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant son cabinet de prétendre qu’il avait obtenu chaque dernier dollar de l’aide militaire sur l’administration Obama. […]

via l’hôte et le Parasite: $ 38 milliards Scam israël – Blog Uprootedpalestinians

«C’est avec les pauvres que les riches se font la guerre.»

Le bonheur des wahhabites est dans le malheur du Yémen

Les hyènes de l’industrie de l’armement, les loups de l’empire de la haute finance, les monstres de la politique de la loi de la force, les requins de l’intox et de la désinformation, les affreux faiseurs d’opinions et les larbins des pétrodollars s’affolent face àla situation désastreuse que subit actuellement la Syrie, et ce, depuis 2011. Toutes les guerres ont été amorcées sur la base de mensonges. Le Yémen prend la relève dans une nouvelle compétition lugubre et inquiétante à la fois, allant toujours dans le sens tracé par ceux qui ont fabriqué «la politique du printemps arabe». Au Yémen, une opposition, des divisions religieuses entre sunnites et chiites pour mieux incriminer l’Iran, le conflit entre les nordistes et les sudistes, entre les tribus et les nouveaux citadins, toute une macédoine politique pour semer la zizanie dans le pays. Il y a encore cette ingérence que les Ibn Saoud parrainent, il y a aussi le terrorisme, la guerre civile… La condition humaine ne représente point d’intérêt pour un pays de misère, la géographie y est pour beaucoup, le pétrole certainement, le transport maritime international est aussi important que stratégique, etc. La situation sociopolitique est représentée ainsi par les forces tribales chiites «houthies» (zaydites) appariées aux soutiens de l’ancien «dictateur» Saleh, au nord du pays, et les sunnites plutôt «pro-Hadi» (président déchu) au sud.

Le Yémen est la seule république au milieu des monarchies du golfe riches et puissantes. Le Yémen, qui était l’«Arabie heureuse», est aujourd’hui l’un des pays les plus pauvres de la planète. Le Yémen, c’est aussi le détroit de Bab al-Mandeb (porte des lamentations en arabe) qui surveille l’entrée de la mer Rouge et surtout le golfe d’Aden qui sépare le continent africain du continent asiatique et constitue de ce fait une voie maritime importante pour les échanges mondiaux. Le Yémen représente un intérêt stratégique évident pour l’Arabie Saoudite et bien sûr pour les Etats-Unis très présents dans la région (bases militaires). La position géostratégique et ses nombreuses potentialités ont toujours fait du Yémen un pays convoité par les puissances étrangères et déchiré par des conflits internes entre conservateurs et progressistes qui l’ont rendu instable et difficilement gouvernable. Devant cet état de fait, le Yémen constitue une source d’inquiétude et une menace non seulement pour l’Arabie Saoudite, mais aussi pour les autres royaumes du Golfe qui redoutent que d’éventuelles révoltes politiques et des revendications démocratiques ne s’étendent à toute la région.

La force externe est représentée par la coalition des pays du Golfe menée par l’Arabie Saoudite appuyée fortement par les Américains et donc par l’ONU afin de permettre les excès en matière d’infractions à la loi pour qu’elle soit couverte par la loi de la force. Tout ce beau monde gère malheureusement ce mauvais monde, et tente par tous les moyens de remettre le «pouvoir» yéménite au président Hadi en exil. La Russie a depuis toujours prôné le maintien d’un monde multipolaire et équitable selon les règles contenues dans la charte onusienne. Par ailleurs, il ne faut pas confondre l’ordre mondial tel avancé par les Etats-Unis. Le maintien de l’ordre mondial est une nécessité pour l’ensemble des Etats et non uniquement pour les Etats-Unis, lesquels, en collaboration avec les Occidentaux et leurs vassaux du Golfe, ont détruit progressivement les assises de l’ordre mondial existant, à commencer par la Bosnie et le Kosovo pour passer par l’Irak, la Somalie, le Soudan et la Libye. Il est grand temps que les Etats-Unis changent de stratégie.

Obama sait pertinemment que pour Poutine, le principe de la non-intervention dans les affaires intérieures d’un autre pays est sacré. Obama sait également que ce principe sacré doit s’appliquer tout autant en Syrie qu’ailleurs. Obama s’accorde ce droit «d’intervention» en tant que gendarme du monde. C’est dans cet esprit qu’Obama exige le départ de Bachar Al-Assad.

Lors du G-20 opéré en Chine, Obama et Poutine se sont rencontrés pour trouver un terrain d’entente en vue de mettre fin au conflit en Syrie. Obama a sollicité Poutine pour faire pression sur Al-Assad afin que ce dernier cesse d’attaquer l’opposition syrienne soutenue par les Etats-Unis et l’Otan, il se pourrait également que Poutine ait demandé à Obama de cesser toutes les interventions en Syrie sans l’accord préalable de Bachar Al-Assad et, par la même occasion, lui rappeler fortement qu’il appartenait seul au peuple syrien de décider de ses dirigeants. Cette confrontation entre la Russie de Poutine et les Etats-Unis d’Obama a ceci de particulier : Obama veut être le premier gendarme du monde. Vladimir Poutine, un nouveau leader qui a la force de caractère, mais aussi les puissances des armes pour résister aux pressions des Etats-Unis. Toutes les menaces, les sanctions, et même les ultimatums n’arrivent pas à ébranler Poutine. Au Yémen, des crimes horribles sont commis et un blocus injuste est imposé et ce, dans un mutisme international et une complicité onusienne au détriment de la dignité des Yéménites.

Le bombardement des hôpitaux et des écoles est permis, plus de morts d’enfants et de civils. La destruction quasi générale de l’ensemble des infrastructures d’un des pays les plus pauvres du monde ne semble poser de problème à quiconque dans ce monde, ni même à des ONG. Au Yémen, ils ont mis aussi en jeu Daech et même Al-Qaïda pour mieux s’occuper du terrorisme, un jeu bien connu des Yankees. D’ailleurs, les Américains font tout et surtout avec l’argent des Ibn Saoud pour s’appuyer sur les populations «Hadhramis» pour sécuriser le sud du pays et laisser Daech s’installer pour mieux gérer le chaos à leur profit. Par ailleurs, une immense manifestation non médiatisée, mais bien méprisée par la «presstituée» et les «merdias» TV – Al-Jazeera, Al-Arabia, France 24 – eu lieu dernièrement dans la capitale du Yémen, Sanaa, en soutien au récent conseil formé par les soi-disant «rebelles houthis» pour régenter le pays. Cette manifestation, la plus importante au Yémen depuis le début de la guerre civile, s’est tenue malgré l’intensification des bombardements aériens de la coalition.

Elle a regroupé des dizaines de milliers de Yéménites qui se sont rassemblés, le samedi 20 août 2016, sur une place du centre de la capitale Sanaa pour apporter et affirmer leur soutien aux «Houthis», au moment où le président du conseil politique du mouvement chiite promettait la formation d’un gouvernement dans les prochains jours. Devant ce fait accompli, les représentants de plusieurs pays, dont les puissances occidentales, qui suivent les négociations de paix, ont appelé, dans un communiqué publié récemment, les «belligérants» à cesser les combats, tout en dénonçant «l’initiative unilatérale» des Houthis et de leurs alliés de former un conseil pour gouverner le Yémen. Une annonce qui intervient tardivement, alors que l’ONU, sous tutelle américaine, a tiré enfin et bien en retard la sonnette d’alarme sur les destructions subies par un Yémen pauvre, quelque temps après la décision de «l’ONG Médecins sans frontières» d’évacuer son personnel de plusieurs hôpitaux du nord du pays après un raid de la coalition arabe qui a fait plusieurs morts. Il y a sans doute un embarras croissant des Yankees devant l’incapacité de la coalition à limiter les dégâts en nombre de victimes civiles, surtout femmes et enfants. Les contraintes sont d’autant plus importantes qu’une partie des bombes non conventionnelles utilisées par l’Arabie Saoudite sont fournies par les Yankees.

D’autre part, plusieurs centres de santé, gérés par Médecins sans frontières (MSF) ont été touchés par des raids de la coalition arabe. MSF a ainsi décidé de plier bagage et laisser les Yéménites mourir en paix dans cette sale guerre. Selon MSF, c’est la quatrième fois qu’une structure qu’elle soutient est bombardée au Yémen. Face au tollé international provoqué par cette attaque, une enquête timide dite «indépendante» a été ouverte pour la forme par la coalition. Entre la destruction de centaines de structures sanitaires, économiques, sociales et même sportives, la pénurie d’électricité, d’eau potable et de médicaments, le système de santé est en passe de s’effondrer au Yémen, les routes, les ponts font aussi partie de la destruction. Les Ibn Saoud ont acheté auprès des Etats-Unis et de l’Occident plus d’une dizaine de milliards de dollars d’armement pour punir le Yémen et la Syrie et pour faire face à l’hégémonie iranienne (pays républicain et musulman), alors qu’Israël, ennemi n°1 des Arabes, mène la danse au Moyen-Orient en semant les conflits et la sédition. Tous les pétrodollars de la monarchie du Golfe sont destinés pour enrichir et surtout soudoyer l’Occident et les Etats-Unis, et appauvrir les Arabes et les musulmans.

Avant de terminer cette petite contribution, il est utile d’annoncer que l’armée yéménite a utilisé pour la première fois sa force balistique après plus d’une année de guerre. Elle a tiré un missile baptisé «Bourkane-1» (volcan-1) tiré en direction du cœur du royaume saoudien wahhabite (Taef-base militaire). Les médias vassaux ont qualifié le désastre à Taef comme étant la chute d’une météorite. «Bourkane-1» (longueur 12m) est un projectile balistique de type «Scud», modifié et perfectionné par l’armée yéménite, sa portée est de 800 km. Ce tir a des visées dissuasives, sans pour autant changer l’équilibre des forces en vigueur. L’armée et les comités populaires défendent le Yémen et tirent parfois des missiles, des roquettes légères sur des cibles militaires et même pétrolières dans les régions frontalières yéménites (Najrane, Assir), avec une progression des opérations de commandos dans un mouvement de va-et-vient.

Il s’agit là d’une nouvelle stratégie qui a pour but d’envoyer des messages selon lesquels la dissuasion est à la tête des priorités yéménites et pour faire comprendre aux forces envahissantes que l’armée yéménite détient encore des forces et des quantités d’armements suffisantes qui peuvent frapper au cœur même de l’Arabie Saoudite. La coalition arabe dirigée par l’Arabie Saoudite recourt constamment aux représailles par air contre les cibles civiles et les infrastructures, chaque fois qu’elle essuie un échec militaire.

Entre-temps, le représentant permanent de l’Arabie auprès de l’ONU, Abdallah Moallemi, a sommé dernièrement le Conseil de sécurité de l’ONU de stopper «l’agression yéménite à l’encontre de son pays», il a avancé aussi que «le royaume est victime des tirs irresponsables et des attaques aux missiles balistiques en provenance du Yémen». Selon l’ONU, plus de 6 000 Yéménites, en majorité des civils, ont été tués depuis le début de la guerre saoudienne contre le Yémen, en mars 2015. L’Arabie Saoudite utilise au Yémen des armes américaines interdites par des traités internationaux. Le riche patrimoine culturel du Yémen est lui aussi pris pour cible. Des sites inscrits au patrimoine mondial de l’humanité sont détruits par des bombardements de la coalition. Les vieux quartiers de Sanaa n’ont pas échappé à la destruction.

Ces destructions de l’héritage culturel du peuple yéménite et patrimoine mondial de l’humanité ressemblent étrangement aux crimes perpétrés par l’armée américaine contre l’histoire et la mémoire d’un autre pays qui a vu naître sur son sol de brillantes et splendides civilisations, il s’agit de la Mésopotamie, c’est-à-dire l’Irak aujourd’hui ou tout du moins ce qu’il en reste : c’est sur cette terre que l’écriture et le calcul, entre autres, furent inventés.                                                                                                                                M.B