Réelle plus value, pour les personnes, les sociétés et l’humanité.

Le goût des autres

cuistots migrateurs

En mal de cuisine du monde au vrai goût d’ailleurs ? Il est temps d’aller voir Les Cuistots Migrateurs. Pas seulement pour leurs excellents repas syriens, indiens ou éthiopiens, mais parce que ce traiteur-restaurant-là est une entreprise engagée. Aux fourneaux, la cuisine des réfugiés raconte toute une histoire

 

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Des réfugiés, les images qui nous parviennent sont douloureuses comme un naufrage ou un camp boueux semblable à l’enfer. Mais il y a parfois de belles histoires. Voyez celle de Moaaoya, de Fariza, de Keshar, arrachés au pire pour un meilleur qui a le goût de l’espoir. Ils sont désormais, à Paris, des « cuistots migrateurs ». Une magnifique idée germée dans le cerveau de deux amis qui, après leur école de commerce et quelques années dans la finance et le marketing, décident de monter leur petite entreprise.

Creuset de bonnes idées

Louis Jacquot, également titulaire d’un CAP cuisine, lorgne vers la restauration. Sébastien Prunier propose d’y apporter une dimension sociale.  Nous sommes en octobre 2015 et l’actualité égrène tristement le nombre de ceux qui franchissent les frontières, fuyant la guerre ou la violence. « On ne voyait les réfugiés que sous le prisme de Lampedusa, résume Louis Jacquot. Il y avait quelque chose à faire de ce côté. La cuisine du monde manque à Paris, c’était le moyen d’apporter de la diversité, de l’authenticité ».

Le concept est né. Des associations comme France terre d’asile ou Singa leur envoient des CV, les candidats retenus apportent quelques plats en guise de lettre de motivation et l’équipe se monte. Ils sont aujourd’hui huit cuisiniers de six nationalités différentes et d’expériences diverses – mais tous passionnés par ce pan de la culture de leur pays qu’ils ont emporté avec eux. Des réfugiés statutaires, désormais embauchés en CDD.

C’est une formidable manière de parler des réfugiés, de montrer que ce sont des gens qui ont une histoire. Et ça leur permet de garder un lien avec leur pays d’origine. La cuisine est un moment de partage.
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La cuisine, ingrédient de l’insertion

Les Cuistots Migrateurs, c’est d’abord un service de traiteur qui mixe les cuisines pour des séminaires d’entreprises, parfois pour des mariages. Mais aussi, pour les Parisiens et touristes en goguette, la vente de mezze syriens sur la terrasse de du Petit Bain, un espace culturel flottant amarré dans le XIIIe arrondissement de la capitale. Du mardi au samedi soir, Moaaoya et Faaeq, les deux seuls cuistots embauchés à temps plein, proposent boulgour au yaourt et à la menthe, caviar de poivrons aux noix et à la grenade, houmous… Du frais, du bon, du vrai. Et si l’on veut goûter la cuisine éthiopienne ? Tchétchène ? Iranienne ? C’est le dimanche que ça se passe.

Les Cuistots Migrateurs ont développé depuis début juillet une troisième activité : un brunch, annoncé chaque semaine sur Facebook, toujours au Petit Bain qui ouvre sa cuisine à l’équipe. Ce jour-là, c’est Keshar qui est aux commandes, pour un repas indien à vous renverser les papilles : des pickles de mangue verte, un délicat curry de lentilles épicé ce qu’il faut, une sauce à la menthe à mille lieues de celles ordinairement servies dans les restaurants…

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Côté clients, c’est une délicieuse découverte. Marion, qui a eu connaissance de cette initiative originale par France terre d’asile, apprécie la finesse d’un menu « fin et bien construit » qui tranche avec celui de « restaurants souvent formatés, qui perdent un peu de leur identité ». Annaé, elle, avait déjà testé les mezze – « parmi les meilleurs que j’ai goûtés » – et s’avoue aussi séduite par le brunch indien que par l’idée, « une belle façon de s’intégrer et de partager sa culture ». Amit, qui l’accompagne, est Indien justement. Son verdict vaut validation : « authentic food ! ».

« Ça a du sens sur plein d’aspects, ajoute Anne, assise quelques tables plus loin devant une crème de mangue aux noix de cajou, amandes et safran. C’est une formidable manière de parler des réfugiés, de montrer que ce sont des gens qui ont une histoire. Et ça leur permet de garder un lien avec leur pays d’origine. La cuisine est un moment de partage. » Le partage est bel et bien là car Keshar, comme tous les chefs des Cuistots Migrateurs, sort de sa cuisine pour recueillir, en direct, l’avis de chacun.  L’occasion d’une rencontre informelle, qui bouscule l’image des migrants en même temps qu’elle ouvre l’horizon gastronomique.

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Arrivé en France l’an dernier après un long voyage, Keshar affiche un sourire qui en dit long sur le plaisir ressenti à travailler de sa passion, mais aussi sur le soulagement d’avoir trouvé un pays où son homosexualité n’est pas un problème. « J’étais détesté en Inde. Je me sens accepté ici », lâche-t-il très ému avant de confier son rêve : ouvrir à Paris son propre restaurant. À ses côtés, Fariza, venue de Tchétchénie en 2011, apporte un coup de main en cuisine avant de proposer, la semaine suivante, un brunch tchétchène qui intrigue déjà les clients.

Ce sera ensuite au tour de Rashid, Iranien ou de Sarah, Ethiopienne, de révéler les traditions culinaires de leur région. Une fine équipe embarquée dans l’aventure jusqu’à la fin du mois de septembre. Après, Les Cuistots Migrateurs devront quitter la péniche du Petit Bain pour trouver un autre lieu où, espèrent les deux fondateurs, s’incarnera durablement le projet. Ici ou ailleurs, on vous engage sincèrement à les suivre.

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les effets d’une décennie de crispations et d’instrumentalisations politiques sur le terrain de la laïcité….

Le burkini de l’état d’urgence

Les arrêtés anti-burkini pris par plusieurs municipalités et validés en première instance par la justice administrative sont soit gravement attentatoires à la liberté de tous, soit gravement discriminatoires envers les musulmans et en fait, les musulmanes.

Le burkini de l’état d’urgence

Le 19 juillet, à l’Assemblée nationale, lors des débats sur la 4ème prorogation de l’état d’urgence, Manuel Valls exhortait les un-es et les autres : «Il faut élever le niveau du débat public». Un mois plus tard, le Premier ministre apporte son soutien aux maires ayant pris des arrêtés «anti-burkini», au motif que, comme la burqa avant lui, ce vêtement serait contraire aux valeurs de la République et le marqueur d’un insupportable asservissement des femmes. Concédons que, dès avant l’intervention du chef du gouvernement, le débat était devenu national. Pas sûr néanmoins qu’il brille par son élévation. C’est en tout cas clairement le sentiment de la presse étrangère, qui ne cache pas sa perplexité sur le dernier avatar d’un interminable débat sur les frontières de la laïcité en France. Plus grave : ce débat marque, une nouvelle fois, le cruel défaut de culture des libertés dont font preuve les des acteurs publics. Les maires ayant choisi de prendre de tels arrêtés invoquent le risque de troubles à l’ordre public. Le Premier ministre, quant à lui, situe le débat sur un terrain plus clairement axiologique : celui des valeurs de la République. Et le juge a désormais pris part au débat : dans son ordonnance du 22 août 2016 rendue suite aux recours formés par la Ligue des Droits de l’Homme et le Collectif contre l’Islamophobie contre l’arrêté du maire le Villeneuve Loubet, le juge combine les deux registres argumentatifs (ordre public et valeurs)… et les libertés individuelles sont perdantes.

L’ordre public: sécurité et liberté sous l’état d’urgence

Les maires sont en charge du maintien, sur le territoire de leur commune, de l’ordre public : bon ordre, sécurité, salubrité. Autrefois, l’ordre public s’étendait à la moralité publique – et la réglementation de la tenue des baigneurs a pu en faire partie. Mais ce temps est révolu. Dès l’entre-deux-guerres, les diverses entreprises et mobilisations ayant cherché à faire affirmer une stricte police de la décence sur les plages avaient, pour l’essentiel, échoué (lire sur ce point l’intéressant article de Christophe Granger, «Batailles de plage», Rives Mediterranéennes, 2008, n°30). Aujourd’hui, seules des circonstances locales particulières peuvent, le cas échéant, justifier qu’un maire prenne une mesure de police administrative justifiée par des considérations de moralité publique (Conseil d’Etat, 1997,Commune d’Arcueil, n°171134). Et encore faudrait-il qu’il s’agisse de protéger la décence -comme au temps des gendarmes de Saint-Tropez courant après les nudistes ironiquement croqués par le film de Jean Girault, sorti en 1964; or il s’agit ici précisément non pas de se déshabiller, mais de se couvrir…

Concédons cependant que ce terrain de la décence n’est pas celui sur lequel ont souhaité se placer les autorités municipales intervenues cet été ; bien plutôt, elles ont fait état de risques de troubles à l’ordre public (attroupements et échauffourées, précise l’arrêté cannois), liés au contexte généré par les multiples attentats qui ont frappé la France et à la tension qui s’ensuit. Mais un tel raisonnement est dangereux du point de vue des libertés, pour au moins deux séries de raisons -théoriques et techniques.

Au plan théorique, un tel raisonnement s’appuie, de manière éminemment problématique, sur l’idée d’un lien entre tenues religieuses et terrorisme. Le libellé de l’arrêté cannois du 25 juillet est explicite de ce point de vue: «Une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’attaques terroristes, est de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir». Mais l’idée est également reprise par le Tribunal administratif de Nice dans son ordonnance du 22 août, qui souligne que, dans le contexte des attentats (et notamment de celui perpétré à Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016 contre un prêtre catholique), «le port d’un vêtement sur les pages pour y afficher, de façon ostentatoire, des convictions religieuses susceptibles d’être interprétées comme relevant de ce fondamentalisme religieux est (…) de nature à […] être ressenti par certains comme une défiance ou une provocation exacerbant les tensions ressenties par la population» ; il en déduit donc l’existence de troubles à l’ordre public procédant de «l’amalgame qui pourrait être fait par certains entre l’extrémisme religieux et le vêtement dénommé «burkini» ou ceux qui estimeraient que cette tenue vestimentaire sur les plages dans le contexte des attentats et de l’état d’urgence est une forme de provocation de nature communautariste ou identitaire». Cet amalgame que, aux lendemains de chacun des attentats qui endeuillent la France, tous affirment se refuser à faire se retrouve donc ici érigé en fondement officiel, juridiquement validé, d’une restriction aux libertés.

Au plan technique, il faut en outre noter qu’en principe, pour que le risque d’un trouble à la sécurité ou à la tranquillité publiques puisse valablement fonder une mesure aussi lourde qu’une interdiction (fût-elle circonscrite dans le temps ou l’espace), il faut que ledit trouble soit documenté et avéré. Or ce n’est pas le cas ici: où et quand la présence d’une femme en burkini a-t-elle réellement causé des troubles à l’ordre public? Il s’agit d’ailleurs là d’un argument mis en avant par la LDH («aucun incident notable n’a été relevé en lien avec le port de telles tenues») -à juste titre puisque, classiquement, le juge administratif exige toujours des autorités de police qu’elles prennent la mesure la plus légère, la moins attentatoire aux libertés (CE, Ass., 1933,Benjamin). De sorte qu’une mesure telle que l’interdiction ne serait admissible qu’en réponse à des troubles avérés et dès lors que les autorités municipales ne disposeraient pas d’autres moyens pour, le cas échéant, gérer et faire cesser des «échauffourées ou attroupements». La palette des moyens à disposition de la police administrative est en effet large et diverse, et l’interdiction, mesure rigoureuse, ne saurait être justifiée qu’en dernier ressort.

Las. C’est sans compter avec l’état d’urgence, ou plutôt, avec les effets de l’état d’urgence, en particulier, les effets de diffusion par capillarité, dans l’ensemble de l’ordre juridique, de la logique d’exception que charrie avec lui ce régime en vigueur depuis plus de neuf mois maintenant. Etat d’urgence oblige, le juge a ici beau jeu de souligner que «[les forces de police] ont été, et sont encore, particulièrement sollicitées dans le contexte de l’état d’urgence mis en place pour faire face aux attentats suscités par l’extrémisme islamique et il n’apparaît pas envisageable de les mobiliser encore davantage». Où l’on voit que l’état d’urgence affecte considérablement les libertés, et l’ensemble d’entre elles, dès lors qu’il justifie la suspension de l’exigence pesant sur la police administrative de toujours prendre les mesures les moins attentatoires aux libertés.

Les valeurs de la République: glissements répétés sur la laïcité

Le Premier ministre, et d’autres figures politiques avec lui, se placent plus directement sur un autre terrain pour défendre la légitimité des arrêtés anti-burkini : les valeurs de la République. On lit ainsi : «Le burkini n’est pas une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode. C’est la traduction d’un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l’asservissement de la femme […]. Ce n’est pas compatible avec les valeurs de la France et de la République» déclare ainsi Manuel Valls, dans un entretien accordé à La Provence, le 17 août 2016. Et de convoquer, en réponse, les principes de laïcité et d’égalité entre les sexes pour faire barrage à ce «projet de contre-société» -même se le fait de convoquer la laïcité sur les plages mériterait d’être longuement interrogé. En effet, classiquement, le principe de laïcité ne saurait être lu comme générant une obligation de neutralité religieuse pesant sur les personnes privées dans l’espace public; c’est donc ici de une transformation du principe qu’opèrent les arrêtés, entérinée par le juge qui abonde en leur sens. On apprend donc que «les plages ne constituent pas un lieu adéquat pour exprimer de façon ostentatoire ses convictions religieuses», et que «dans un Etat laïc, elles n’ont pas vocation à être érigées en lieu de culte et doivent rester au contraire un lieu de neutralité religieuse». Faut-il comprendre qu’à la faveur de son contrôle sur un arrêté municipal à la portée circonscrite dans le temps et l’espace, le tribunal administratif de Nice entend redéfinir le statut de de l’ensemble des plages françaises, ainsi que de la manière dont la liberté religieuse peut, ou non, s’y déployer?

De tels discours donnent raison à celles et ceux qui avaient, en son temps, exprimé leurs réserves vis à vis de la loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, craignant des dérives et extensions trop attentatoires aux libertés. L’interdiction du port du voile intégral (niqab) par le législateur en 2010 avait été justifiée par la nécessité de préserver le «vivre ensemble», réputé mis à mal par la dissimulation du visage construite comme acte de défiance vis à la vis de la République (la République se vit à visage découvert, enjoignait le slogan de la campagne de communication gouvernementale autour de la loi) et de mise en retrait de la communauté politique. Sans rouvrir ce débat et à supposer qu’on puisse admettre cet argument, on ne peut que rappeler l’importance qui avait, alors, été accordée au fait que le niqab dissimule le visage – érigé alors, moult références lévinassiennes à l’appui, en condition de l’échange, de l’altérité et de la communication. Or, que l’on sache, le burkini ne cache aucunement le visage ; dans ces conditions, la reprise de la même idée d’une contrariété aux valeurs qui font la République dissimule mal la logique d’extension progressive des interdictions que contenait en germe la loi de 2010.

Poser le burkini comme contraire aux valeurs de la République est en outre problématique et discriminatoire. D’abord, parce que cela revient à prêter une signification univoque à un vêtement. Or trente de travaux sociologiques sur le port du voile en Europe (lire Nilufer Göle, Musulmans au quotidien, La Découverte, 2015) soulignent à l’envi la diversité des significations du port de signes religieux – sans rien dire des phénomènes d’acculturation qui empêchent de lire comme strictement équivalents le port ici (en France) et là (au Proche ou Moyen-Orient) de tel ou tel vêtement. Foin de toute ouverture à la complexité de la réalité sociale ici : les arrêtés comme l’ordonnance du 22 août 2016 procèdent bien d’une lecture univoque du burkini, qui «a pour objet de ne pas exposer le corps de la femme» et peut donc «être analysé comme l’expression d’un effacement de celle-ci et un abaissement de sa place qui n’est pas conforme à une société démocratique». Le juge fait donc ici le choix de donner un sens à un vêtement. Il s’érige, ce faisant, en juge des «formes appropriées» de l’expression vestimentaire des croyances religieuses: s’il reconnaît que la liberté d’exprimer ses convictions religieuses est une liberté fondamentale, ce n’est que pour autant qu’elle s’exprime dans les «formes appropriées» que les autorités administratives, sous son contrôle, sont fondées à définir. Il faut prendre la mesure de l’importance des restrictions aux libertés qui découlent d’un tel raisonnement.

Ensuite, parce qu’il faut s’interroger: comment seront appliquées les règles prescrivant que «L’accès aux plages et à la baignade est interdit (…) à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime» (Burkini : le maire de Cannes interdit les vêtements religieux à la plage)? Dans leur mise en oeuvre, de tels arrêtés sont soit gravement attentatoires à la liberté de tous, soit gravement discriminatoires envers les musulmans (et en fait, les musulmanes). Soit en effet, ils seront appliqués et interprétés comme commandant à tous ceux et celles qui fréquentent les plages concernées de respecter les bonnes mœurs (standard qui précisément avait été largement chassé des plages depuis la dernière grande évolution qu’avait marquée, au milieu des années 1960, le développement de l’exposition seins nus). Soit ils seront au contraire appliquées de manière ciblée sur les femmes musulmanes portant le burkini (voire, pire encore, les «supposées» musulmanes du seul fait du port d’unburkini ou autre tenue jugée non correcte à la plage), auquel cas on assiste là à un nouveau dévoiement de la laïcité qui, non content d’en faire découler des obligations de neutralité pesant sur les individus (et non la puissance publique), le fait de manière doublement discriminatoire, ie. envers les femmes de confession musulmane

Non, on peine décidément à voir dans ce grand débat de l’été une élévation du débat public. On craint bien plutôt d’y trouver un exemple emblématique de la manière dont, conjugués, les effets d’une décennie de crispations et d’instrumentalisations politiques sur le terrain de la laïcité et d’une quasi-année d’état d’urgence auront affaibli les libertés.

Cet appel au boycott n’est pas une injonction mais un avis que je partage afin que chacun commence à réfléchir au poids économique que peut représenter la communauté. Le chiffre d’affaire des agriculteurs en 3 jours se compte en dizaines voire centaines de millions d’euros. L’ aïd al kebir 2016 sera le jour du respect des musulmans. Sans CFCM, sans UOIF, sans Jean-Pierre Chevènement, la communauté sera inch’Allah unie pour dire STOP à l’Islamophobie et OUI au respect de la liberté de culte !

AÏD AL KEBIR 2016 : Pourquoi je soutiens l’appel au boycott du sacrifice en France pour offrir à l’étranger

boycott aid al kebir 2016

Dans moins de deux semaines, l’ aïd al kebir 2016 sera fêtée par des millions de musulmans en France. Si cet événement est avant tout une fête pour toute la communauté, il est aussi synonyme de difficultés quant à sa mise en place mais également l’occasion d’attaques islamophobes prétextant le respect de la question animale.

Chaque année, les musulmans se retrouvent dans un dilemme. Égorger le mouton, l’acheter à la boucherie, ou encore offrir le sacrifice à des nécessiteux via des ONG. Pour ma part depuis quelques années, le choix est vite fait : faire bénéficier cet apport conséquent en viande à mes frères et soeurs africains, syriens ou encore rohingya.

J’ai fait le choix d’offrir ce sacrifice à l’étranger car c’est souvent l’occasion idéale pour soutenir un peuple sous les bombes. Les syriens vivent depuis 5 ans une terrible guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts et plus d’une dizaine de millions de réfugiés.

Depuis que je me préoccupe du sort de la communauté musulmane française, j’ai découvert qu’une partie conséquente des moutons achetés en région étaient « égorgés » avant la prière de l’aïd et que ceux qui réussissaient à obtenir un abattoir mobile, sacrifiaient souvent dans des conditions litigieuses quant aux règles du halal. Je renvoie les lecteurs aux conditions islamiques du halal et notamment à la partie sur le respect de la bête.

Chaque année aussi, obtenir de l’Etat un abattoir mobile relève de l’ordre de la mission. Une mission quasi-impossible même lorsque l’on habite dans des secteurs où la population musulmane est importante. Là encore, la liberté de culte pour le musulman a ses limites. Une véritable islamophobie d’Etat qui à chaque fête, chaque événement, chaque création d’école ou autres projets, cherche à mettre des bâtons dans les roues de ses initiateurs. Je n’imagine pas alors les villes où la communauté est moins importante et qui doit se rabattre sur le marché de Rungis et ses moutons tués la veille.

En Belgique, plusieurs organisations musulmanes ont décidé de boycotter le sacrifice du mouton en 2015 suite à des modifications du règlement par le Ministère de l’Intérieur belge. Résultat, l’appel au boycott a été suivi et le manque à gagner pour les agriculteurs a été colossal comme le prouve le témoignage de Johnny Hayette, agriculteur belge, furieux, qui irait bien « déverser du purin au cabinet du ministre ».

«  En n’autorisant plus les abattoirs temporaires sans étourdissement, ce sont les petits éleveurs qu’il pénalise  », déclare l’agriculteur de Gilly qui chiffre sa perte à 15.000 euros. «  Je reste avec plusieurs centaines de moutons sur les bras. Et pour les vendre, ça ne va pas être facile. C’est comme pour le lait, plus il y en a, moins on nous offre un prix décent ! »

Dans chaque lutte, il y a malheureusement des victimes collatérales. Les agriculteurs français vont être les premiers touchés par ce boycott encore inédit en France mais ce sera l’occasion pour la communauté musulmane de faire savoir à ce gouvernement en roue libre sur la question de l’islam, que les musulmans ont un poids économique et qu’ils l’utiliseront à chaque fois qu’il en sera nécessaire. Ils l’utiliseront à chaque fois qu’on leur mettra des bâtons dans les roues pour pratiquer dignement leur culte comme le prévoient les principes élémentaires de liberté de culte.

 

Cet appel au boycott n’est pas une injonction mais un avis que je partage afin que chacun commence à réfléchir au poids économique que peut représenter la communauté. Le chiffre d’affaire des agriculteurs en 3 jours se compte en dizaines voire centaines de millions d’euros. L’ aïd al kebir 2016 sera le jour du respect des musulmans. Sans CFCM, sans UOIF, sans Jean-Pierre Chevènement, la communauté sera inch’Allah unie pour dire STOP à l’Islamophobie et OUI au respect de la liberté de culte !

Ce qui nous manque pour être heureux

Ce qui nous manque pour être heureux, par André Gorz

Ce qui nous manque pour être heureux, par André Gorz

André Gorz , a été l’un des précurseurs de l’écologie politique et de la décroissance et n’a cessé d’analyser et de dénoncer le capitalisme, qui détruit la planète et dépossède les individus de leur autonomie. Mais, sous le nom de Michel Bosquet, il était également un journaliste et fut l’un des fondateurs du «Nouvel Observateur» en 1964, où il tint un rôle éminent jusqu’en 1982. De cet itinéraire intellectuel hors du commun, on peut désormais se faire une idée complète grâce à la biographie que vient de lui consacrer l’historien Willy Gianinazzi («André Gorz. Une vie», Editions La Découverte, 23 euros).

Pour la rédaction actuelle de «l’Obs», compter parmi ses prédécesseurs un intellectuel d’une telle envergure est un honneur et une chance. Dans «l’Obs» à paraître en kiosque le 1er septembre, on trouvera un grand récit de sa vie, des extraits de son dernier entretien et une lettre inédite à Jean Daniel. Au même moment, BibliObs va mettre en ligne six de ses articles datant des années 1960-1970, et jamais republiés depuis. A commencer par ce texte étonnant, paru dans «le Nouvel Observateur» du 11 septembre 1978, où André Gorz/Michel Bosquet se demande, tout simplement, «ce qui nous manque pour être heureux».

Ce qui nous manque pour être heureux

 

On a demandé tout récemment aux Américains âgés de quinze à dix-huit ans s’ils pensaient que l’avenir serait meilleur; 55% ont répondu: «Pire.» Une morale en découle pour eux: il faut vivre maintenant. Tout bonheur différé sera perdu irrémédiablement. La vie ne reçoit plus son sens du futur. Et cela change tout.

À la différence des précédentes, la crise présente n’annonce plus rien: aucun dépassement du capitalisme n’y est inscrit, aucune révolution rédemptrice. Le prophétisme lui-même est en crise. Les temps modernes tirent à leur fin: depuis deux cents ans, l’Occident vivait dans la croyance que demain vaudrait mieux qu’aujourd’hui, que l’avenir méritait qu’on lui sacrifiât le présent, que la science et la technique apporteraient la liberté et l’abondance. Cette croyance est morte (1). L’avenir est vide de promesses.

Avec l’idéologie du « demain, ce sera mieux», c’est la base commune au capitalisme et au socialisme qui craque: les jouissances différées par l’épargne ne portent plus de dividendes; l’accroissement des productions n’est plus générateur de mieux-être, le développement des forces productives n’est plus générateur ni de liberté ni de contradictions révolutionnaires. Qu’espérer alors des détenteurs de la science économique? Nul ne sait plus ce qui est pire, de la crise sans perspectives de l’ordre industriel-productiviste ou des improbables tentatives de «gauche» pour remettre cet ordre sur pied.

Dans la mesure où elle n’offre aucun moyen de surmonter la crise du système ou de dépasser la crise générale des certitudes et des valeurs qui fondaient la civilisation occidentale, la politique est comme frappée d’illégitimité: ce ne sont plus seulement les solutions qui font problème mais la nature même des questions que la politique doit poser. C’est que les valeurs cardinales des trois décennies écoulées (productivité, croissance, travail, urbanisation) ne font plus, au-delà des désaccords sur les moyens, l’unanimité du corps social.

De nouvelles lignes de fracture traversent les classes, détruisant l’ancien consensus sur ce qui est de «gauche» ou de «droite», mais aussi et surtout, sur ce vaste domaine dans lequel la gauche et la droite ne différaient que par des nuances. Les conflits qui travaillent la société ne portent plus seulement sur les moyens d’atteindre les buts sur lesquels tout le monde semblaient d’accord (économie, technologie, monnaie, emploi) mais aussi sur la définition des buts eux-mêmes qui méritent qu’on s’efforce de les atteindre. Il n’y a plus d’intérêt national ni d’intérêt de classe auquel les individus s’identifient sans question.

C’est pourquoi la crise va beaucoup plus profond que le social, l’économique, la politique: elle bouleverse l’idée que chacun se faisait de lui-même et de sa position dans la société, le monde, l’histoire. Elle se prolonge en une crise, culturelle, de l’identité individuelle, car tout ce qui soutenait cette identité est en voie de décomposition: les nations, les classes sociales, la famille; les rapports entre générations et entre sexes; la nature.

“Le revenu de base est une utopie réaliste”

C’est pourquoi il n’est plus possible de gagner les individus à la politique en partant des «intérêts collectifs» qui, il y a peu, semblaient les moins établis: intérêt national, professionnel, économique, de classe, etc. Non que ces intérêts aient disparus; mais ils ne sont plus porteurs d’avenir et d’espérances. Ce sont avant tout des intérêts de conservation, propres à ceux — en gros, les plus de trente-cinq ans — qui ont quelque chose à conserver: leur désir de défendre contre les bouleversements futurs les positions et les avantages acquis est maintenant le seul «intérêt collectif» qui occupe le devant de la scène politique.

En quoi est-ce que cela peut mobiliser ceux qui, n’ayant jamais rien eu parce qu’ils n’ont pas encore l’âge d’«avoir», n’ont rien à préserver? Chez ceux-là même qui ont un acquis ou leur emploi à défendre, qui croit réellement qu’on empêchera le capitalisme de surmonter sa crise, tout comme les précédentes, en coupant son bois mort (et pas mal de bois vif en même temps)? Qui discerne les moyens de l’en empêcher? Qui en accepte le prix?

En réalité le codeur n’y est plus. Les affrontements politiques deviennent spectacle et bataille verbale. Les énergies inemployées cherchent des emplois sur d’autres scènes. L’essentiel de la vie se déplace ailleurs. Des comportements et des préoccupations viennent à la surface dont ni la politique ni aucune idéologie ne peut capter le ressort profond: passion, quasi exclusive des jeunes pour la moto, la musique, la danse; redécouverte émerveillée qu’on peut jouir d’avoir un corps; 58% des ménages français ont un jardin où ils font pousser leurs légumes; la proportion des Allemands adultes qui rêvent de «vivre sans travailler» a presque doublé en quinze ans, pour dépasser les 30%; la sphère privée (famille, cuisine, vacances, maison, voiture) est valorisée et défendue avec une intransigeance nouvelle contre les empiétements de la sphère publique ; pour une majorité de jeunes, chômeurs ou non, le travail n’est plus une source d’identité ou de dignité personnelles mais un déplaisant «moyen de gagner de l’argent».

Pour eux, la bonne société — conformément d’ailleurs à ce qu’annonçait Marx — est celle qui réduira le travail social à un minimum afin que puisse s’épanouir, durant le temps libéré, les facultés créatrices et ludiques des individus.

Crise du capitalisme : André Gorz avait tout compris

L’expansion des espaces de liberté, en commençant par la souveraineté individuelle, voilà la grande affaire. Tout ceux qui prétendent qu’il est des causes pour lesquelles il faut renoncer à jouir ou même à vivre sont perçus comme d’insupportables emmerdeurs. Dira-t-on que tous ces comportements nouveaux font le jeu de la droite et sont récupérés par le pouvoir en place? Si c’était vrai, cela prouverait seulement que la droite est plus prompte que la gauche à occuper le terrain des aspirations nouvelles.

Mais est-ce vraiment le cas? Il semble que la droite a plutôt récupéré les thèmes les plus classiques et les plus usés sur lesquels la vieille gauche persiste à vouloir se battre: le dirigisme, l’étatisme, l’hospitalo-centrisme, le culte des grands travaux, la religion du produit national et de la consommation d’énergie par tête. A tel point que la différence entre droite et gauche traditionnelle se réduit souvent à des questions de degré, de pourcentage, de vocabulaire et de personnes, et que, à reprocher aux formations politiques leur religion des moyens et leur indifférence aux fins dernières, on se fait facilement traiter de «néo-chrétien».

Se demander quel sens a cette vie, quelle vie aurait un sens ou, plus simplement, ce qui nous manque, fondamentalement, pour être heureux (je dis heureux, et non pas plus heureux), ce serait donc des questions qui ne regarderaient plus que les théologiens?

Il est normal alors, que la politique ne provoque que bâillements ou haussements d’épaules chez une majorité de jeunes. Leur nouveau radicalisme consiste précisément à ne plus partir des problèmes de gouvernement et de la société dans son ensemble mais des problèmes de l’existence, ici et maintenant, qu’aucun gouvernement et aucune société ne pourra résoudre à notre place. C’est le pouvoir de les résoudre par nous-mêmes qu’il s’agit de conquérir avant toute chose. Et ce n’est pas une mince affaire. Car, à cette conquête, tout fait obstacle: tout le discours figé des institutions, des organisations, des administrations, des pouvoirs juridiques et idéologiques en place.

“Je réclame le droit à la paresse, au bonheur et à la dépression”

Il n’est pourtant pas difficile de dégager, pour les dix à vingt ans qui viennent, quelques orientations simples qui éclaireraient l’avenir et réconcilieraient la vie et la politique. Par exemple :

– nous avons besoin non que l’État nous prenne intégralement en charge mais qu’il nous laisse ou rende des moyens pour notre prise en charge autonome, individuelle et collective;

– puisque la productivité doublera facilement dans les vingt ans qui viennent, il sera possible, en travaillant moitié moins, d’assurer à tous et à chacun tout le nécessaire et beaucoup de superflu, à condition de supprimer les destructions inutiles et les gaspillages somptuaires;

– le seul objectif raisonnable, pour les années 1990, est la semaine de vingt heures pour tous, et le revenu social garanti, à vie, à chacun en échange de vingt mille heures de travail à accomplir en autant ou en aussi peu de journées qu’il lui plaira;

– le défi auquel le capitalisme est incapable de répondre, ce n’est pas le minimum d’emplois et le maximum de consommation et de produits mais le maximum de satisfaction avec le minimum de travail, de produits et de contraintes;

– une part de gestion centrale sera sans doute toujours nécessaire; toutefois son but doit être non de tout englober mais, au contraire, de dégager des espaces toujours plus étendus d’autonomie dans lesquels puisse s’épanouir l’infini diversité des capacités humaines;

– la sortie de la crise donnera naissance à une société plus malheureuse encore (quoique peut-être plus distraite) si elle ne s’opère pas très consciemment dans cette direction là.

Répondra-t-on encore que tout cela relève de l’utopie, alors que la politique, elle, consiste à programmer des réformes pour les six mois ou les cinq ans à venir, non à préparer une société fondamentalement différente? Comme si, en une période où le système social, la civilisation productiviste et donc l’avenir lui-même sont en crise, l’intérêt principal des programmes à six mois ou cinq ans ne venait pas précisément des changements fondamentaux qu’ils amorcent et préfigurent.

Définir une civilisation, une société dans lesquelles pourront se déployer la vie ou, plutôt, les vies infiniment diverses et riches que nous désirons vivre; définir les voies et les instruments d’y parvenir, voilà le seul moyen de sortir de la politique de crise et de la crise de la politique.
Quels changements partiels, ici et maintenant, en vue de quels changements fondamentaux et d’ensemble?  Quels changements fondamentaux et d’ensemble pour lever les obstacles au pouvoir de chacun sur sa propre vie, au «droit de poursuivre le bonheur»? Telles sont les seules questions vraiment importantes.

La moralité est empoisonnée par l’obsession du gain facile motivé par l’intérêt purement personnel

La corruption n’est pas économique

Par K. M – L’affaire de Dounia Parc, soulevée par le ministre Abdelwahab Nouri, est-elle destinée seulement à sortir les Algériens, gouvernants en premier lieu, de leur torpeur estivale ou annonce-t-elle une vraie bataille contre la corruption qui gangrène le pays ? S’il s’agit de déclarer la guerre à la corruption, alors il faut aller à l’essentiel dans l’analyse pour comprendre qu’il ne s’agit pas d’un problème économique mais moral.

Si la corruption est devenue pratiquement une règle dans toute transaction de quelque nature qu’elle soit, c’est que la société algérienne est malade. Ni la religion, ni l’école, ni le scrupule et la vergogne – qui ont disparu depuis longtemps – n’ont réussi à endiguer ce phénomène lié à la mauvaise éducation et à l’absence de civisme.

La moralité est empoisonnée par l’obsession du gain facile motivé par l’intérêt purement personnel, traduite dans un comportement souvent visible à l’œil nu, sans qu’il soit nécessaire de mener la moindre investigation, et avec une marge d’exception extrêmement étroite parmi tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir ou de l’argent à gogo, et pas forcément uniquement dans les hautes sphères, mais à tous les niveaux et même en dehors des rouages de l’administration.

L’argent douteux et sale est ensuite étalé, toute honte bue, aux yeux de tous, ici, en signes extérieurs d’une richesse non méritée, ou ailleurs dans des acquisitions de confort et de prestige pour satisfaire des besoins égoïstes. Inutile d’expliquer que ce comportement va à l’encontre de l’intérêt du pays et surtout de sa jeunesse, précarisée, abandonnée à tous les fléaux sociaux. Et quand la société est minée par l’immoralité, le bien public est mis au service du clientélisme, comme dans le cas de Dounia Parc.

Le plus grave est que cette situation de dégradation morale devient «normale».

K. M.

Eclipsé par le Burkini, l’anniversaire de la libération de Marseille par les soldats indigènes passe inaperçu

Fdebranche

Le 28 Août 2016 a marqué le 72è anniversaire de la libération de la ville de Marseille. L’affaire dite du burkini sur les plages méditerranéennes et les débordements qui s’en sont suivis en Corse ont relégué à l’arrière plan de l’actualité la commémoration du débarquement de Provence du 15 août 1944.

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Ce jour là déferlèrent dans le Midi les divisions de Tirailleurs, de Zouaves, de Spahis, de Goumiers, de Tabors, de Chasseurs d’Afrique, etc. Le mot d’ordre des combattants de cette armée composée en grande partie de soldats musulmans était: «vive la France! ».

Marseille libérée 

Cette même armée avait déjà combattu et vaincu les occupants allemands en Tunisie. En 1943, au sein du Corps expéditionnaire français, commandée par le général Juin, elle s’illustra durant la campagne d’Italie. Les Goumiers et Tirailleurs marocains participèrent à la libération de la Corse en septembre et octobre 1943. Les montagnards berbères endurcis livrèrent de…

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Afin que vous compreniez que le plan du Dajjal a été élaboré et orchestré il y a des siècles de cela

L’histoire continue ……

– La Syrie possède une communauté sunnite très importante et avec du recul, on comprend mieux ce qui s’est passé ….
– À la suite d’une stratégie française, à l’époque de la colonisation, les musulmans sunnites de Syrie avaient été maintenus sous l’oppression et la répression d’un mouvement sectaire affilié au chiisme : Les Alaouites ! ! !
– Il est important de souligner cet état de fait afin que vous compreniez que le plan du Dajjal a été élaboré et orchestré il y a des siècles de cela …..
– La France de l’époque avait permis cette oppression des Alaouites sur les sunnites dans l’attente du jour où elle devra faire l’inverse : Alimenter les sunnites contre les Alaouites ! ! !
– C’est l’éternel manipulation de Gog et Magog : Diviser pour Régner …..
– Donc, les sunnites qui pensaient sérieusement que le vent de la Liberté soufflait de leur côté, ont foncé tête baissée dans le traquenard tendu par l’OTAN ….
– Ils ont compris plus tard, lorsqu’ils ont vu la cruauté, la férocité de toutes ces factions satanistes déferler sur leur territoire ….
– Tout le monde sait que le but principal de l’OTAN était d’isoler l’Iran afin d’atteindre ensuite le Hezbollah libanais ! ! !
– Bizarrement, à l’encontre de la Libye où la Russie et la Chine s’étaient abstenus de voter, permettant ainsi L’annexion et la dilapidation des richesses de la Libye, le scénario syrien est différent ….
– Ici, nous avons une Russie et une Chine qui agissent en « Sauveurs » et donc, ils ont opposé leur Véto pour empêcher une autre intervention de l’OTAN …..
– Pourquoi ? ? ?
– Demandez à tous les grands stratèges de ce monde, ils vous diront qu’en matière de politique, rien n’arrive par hasard et rien ne se décide sans que cela n’ait été planifié depuis des années, pour ne pas dire des siècles …
– L’abstention de la Russie et la Chine pour la Libye était bel et bien un accord secret planifié de longue date …..
– Il y eu donc 9 voix contre 2 : Le Véto de la Chine et de la Russie signifiait que l’OTAN ne pouvait plus intervenir militairement en Syrie …..
– Cela voulait dire que le régime syrien de Bachar Assad « devait » survivre …..
– Comprenez bien ce que je dis : Ce sont les Gog et Magog qui ont décidé que le régime syrien devait survivre pour l’instant …..
– Ce revirement soudain de la Russie et de la Chine est assez bizarre mais très logique ….
– Quand vous étudiez l’eschatologie islamique, vous ne devez pas regarder le court terme, mais uniquement le long terme …
– Dans le contexte de Damas, il est important de mettre l’accent sur le « Signe » par excellence, des signes de la Fin des temps et qui est :  » Le Retour de Jésus-fils-de-Marie » ! ! !
– Le Pape ne sait pas que nous savons grâce à nos hadiths, que le retour de Jésus-fils-de-Marie se fera à Damas ….
– Cela veut dire donc, que les événements qui se déroulent actuellement en Syrie, ont une importance capitale :
–  » En effet, c’est à Damas que le retour du Messie Jésus-fils-de-Marie se fera et qui sera Précédé par l’apparition de l’imam Al Mahdi » ! ! !
– Encore une fois, il est désolant de le notifier que les Ulémas du Pakistan ont la fâcheuse habitude de dénigrer les hadiths sur l’imam Mahdi tel que le Dr Muhammad Aqbal l’a fait dans son livre intitulé :  » Reconstruire la Pensée religieuse en islam » ! ! !
– Même Ibn Khaldun a qualifié les hadiths sur le Mahdi « d’inventions pures », ce qui lui a valu la reconnaissance du monde occidental …….
– Auraient-ils vendu leur âme au Dajjal ? ? À Satan ? ? ?
– Tous ces prétendus Ulémas, tous ces pseudo-savants musulmans n’ont pas encore compris qu’il y une « Méthode Divine », un cheminement divin logique ….
– Lorsque Dieu a envoyé le Messie Jésus-fils-de-Marie une 1ère fois, IL a élevé un homme pour qu’il prépare la voie à la venue du Messie et cet homme était son cousin NABI YAHYA, le prophète JEAN et qui était musulman ! ! !
– Comme je l’ai déjà mentionné à maintes fois : Tous les 124.000 prophètes étaient d’une même Lignée et étaient tous musulmans et porteurs d’un même Message, à commencer par Adam jusqu’à Muhammad …..
– Et quand donc, à l’âge adulte, Jésus-fils-de-Marie retourna à Jérusalem, il s’était retrouvé en face du prophète Jean qui dit à son entourage en le pointant du doigt :
 » Le voilà ! Voilà l’homme que vous attendiez. Voici le Messie  » ! ! !
– C’est ça la « Méthode Divine » de l’identification formelle …..
– L’histoire étant un éternel recommencement et les érudits tels que Ibn Khaldun et le Dr Muhammad Aqbal ont malheureusement raté le coche ….
– Donc, quand le Messie devra revenir, ALLAH fera apparaître un homme qui tiendra le même rôle que le prophète Yahya et qui sera l’imam Al Mahdi ! ! !
– Lorsque Issa descendra dans le masjed à Damas, l’imam Mahdi sera déjà à l’intérieur ….
– Et avant que la prière dirigée par le Mahdi ne commence, Issa, accroché sur les 2 ailes de 2 anges, descendra et l’imam le regardera et dira :  » Voilà le Messie ! ! !
– C’est « l’identification formelle » ! ! !
– La Méthode Divine se renouvellera ! ! !
– Mais auparavant, l’imam Al Mahdi doit déclarer à la Mecque qu’il est le Mahdi ! ! !
– Ce sera un vendredi, le 23ième jour de Ramadhân, le jour de « Laylatoul Qadr » ! ! !
– Les Anges emmèneront les 313 Mu’minounes éparpillés partout dans le monde et les présenteront au Mahdi ….
– Il y aura parmi eux 50 femmes …..
– Aussitôt après avoir fait les présentations d’usage, une armée quittera le CHAM (Syrie) pour aller affronter le Mahdi ! ! !
– Savez-vous ce que cela veut dire ? ? ?
– Si l’armée syrienne est hostile au Mahdi, cela signifie qu’à un moment donné de l’histoire, la Syrie tombera dans les bras de l’OTAN ou …………… de la Russie ! ! !
– Cela voudra dire que les croyants auront perdu le contrôle de Damas ? ? ?
– Aujourd’hui, la Syrie n’est pas réellement dirigé par un mouvement sectaire Alaouite qui oppresse la majorité sunnite, mais plutôt, par la voix suprême du « Nationalisme arabe » dans le monde arabe et qui a succédé à Bagdad …..
– Qui est le Nationalisme arabe ? ? ?
– En un seul mot : Le Nationalisme arabe est l’ennemi de l’islam ……
– Donc, une armée viendra du Cham pour attaquer le Mahdi ……
– Et quand cette armée traversera Médine pour aller combattre le Mahdi au sud de la Mecque, la terre s’ouvrira et l’engloutira ……
– C’est le dernier des 3 séismes et l’un des 10 signes majeurs du Jour Dernier et qui sont :
1- Dajjal.
2- Gog et Magog.
3- Retour de Jésus-fils-de-Marie.
4- Fumée.
5- Bête de la terre.
6- lever du soleil à l’ouest.
7-8-9- Trois séismes avec engloutissement (Est, Ouest, Arabie).
10- Le Feu provenant du Yémen.
– Damas a encore une autre importance : Le Dajjal se trouvera également à Damas.
– Quand Jésus-fils-de-Marie descendra dans le masjed où se trouvera déjà l’imam Al Mahdi, il le rejoindra naturellement à la prière musulmane. ….
– Une autre preuve que Jésus-fils-de-Marie a toujours été musulman ! ! !
– Après la prière, Jésus-fils-de-Marie et Al Mahdi diront :  » Ouvrez le masjed car Dajjal est à l’extérieur » ! ! !
– Quand Dajjal apercevra Jésus et le Mahdi, il fondra comme du sel dans l’eau …..
– Voilà pourquoi le problème de la Syrie reste très complexe et qu’il ne risque pas de se régler dans l’immédiat ……
– On ne peut pas analyser les soulèvements et les insurrections à Damas avec une vision étroite, sur une période à court terme ……
– Non ! On doit l’analyser sur une période à long terme ! ! !
– Que se passera-t-il d’ici-là ? ? ?
– Nous savons désormais Qu’Israël va devoir mener de grandes guerres …..
– Rappelez-vous ! La Grande-Bretagne n’a pas cédé sa place aux États-Unis comme 2ième état dirigeant, avant d’avoir été mise dans une situation où elle risquait de perdre la guerre ….
– Durant la 1ière guerre mondiale, l’Allemagne avait sorti une nouvelle arme de guerre jusque-là inconnue :  » Le Sous-marin  » ! ! ! !
– À ce moment-là, les Sous-marins allemands avaient isolés la Grande-Bretagne à tel point qu’il ne lui restait plus que 2 semaines de survie en nourritures.
– Elle était sur le point de s’effondrer et de perdre la guerre si les Usa n’avaient pas intervenus ….
– Les sionistes s’étaient alors rendus en Grande-Bretagne et leur avaient proposé un deal :  » Vous allez prerdre cette guerre, faisons un marché  » ! ! !
–  » Nous voulons Jérusalem(Terre Sainte), et c’est ce qui a poussé le général ALLENBY à faire cette fameuse déclaration de Balfour en 1918 ….
– Ensuite, ils sont allés se heurter à Henry Ford(automobile Ford) qui était à l’époque l’homme le plus populaire des Usa et qui était opposé à l’intervention des Usa dans la guerre.
– Et pourtant, les sionistes avaient réussi à faire entrer les États-Unis d’Amérique dans la guerre …..
– Ce que j’essaie de vous expliquer, c’est que, pour Qu’Israël remplace les États-Unis, il va falloir tendre un piège aux américains …..
– Oui ! Vous avez bien lu :  » Israël est obligé de pièger les Usa afin que ces derniers subissent une chute importante » ……
– Réfléchissons un peu ! ! !
– Quel est actuellement le point faible des États-Unis ? ? ?

Piège N°1 :

– Le 11 septembre 2001 ! ! !
– Vous ne trouvez pas bizarre cet acharnement à prouver que le 11 septembre a été fomenté par la Cia elle-même ? ? ?
– Vous pensez sérieusement que ce sont d’honnêtes gens en quête de Vérité et de Justice ? ? ?

Piège N°2 :

– La démolition délibérée et planifiée du dollar américain ……

Piège N°3 :

– La démolition délibérée, planifiée et progressive de l’économie américaine : On y est presque d’ailleurs, car en ce moment même, l’économie américaine est au plus bas ……

Piège N°4 :

– C’est le piège militaire !!!
– Pour les amoureux des russes et des chinois ….
– Et enfin, Imran Hossein partage entièrement cette analyse : l’intervention Russe en Syrie est de connivence avec les Israëliens et les oligarques américains, dont Obama lui-même en fait parti, pour pièger l’armée américaine …..
– Pourquoi la Russie et la Chine n’ont pas opposé leur Véto pour la Libye et l’ont pourtant fait pour la Syrie ???
– Le Plan, toujours le plan et encore ce plan …..
– Tout se déroule exactement suivant le programme pré-établi : la Chine, la Russie et l’OTAN forment la pièce maîtresse de ce piège tendu aux américains ……
– C’est un piège sioniste tendu aux Usa pour l’affaiblir et prendre la succession comme 3ième et dernier état dirigeant du monde, afin que le Dajjal entre notre dimension ……
– Quand les Usa seront au bord du précipice, après tous ces pièges tendus par les sionistes, Israël interviendra alors pour Sauver les États-Unis d’Amérique ….
– Comme l’avaient fait les Usa pour la Grande-Bretagne ……
– Qu’adviendra-t-il alors de l’Iran ???
– L’Iran essuyera de graves conséquences quand le régime syrien changera …..
– L’Iran sera isolé et Sachez-le ! L’attaque contre l’Iran est déjà planifiée depuis très longtemps et ce n’est sûrement pas pour détruire ces centrales nucléaires, non ! ! !
– L’attaque contre le Pakistan est imminente et aura pour objectif de détruire ses centrales nucléaires ….
– Israël ne peut pas lancer ses Grandes Guerres tant que les musulmans possèdent une arme nucléaire ……
– Et pourtant, il y a 10 ans, ce sont les autorités pakistanaises qui ont honteusement autorisé le transit de l’OTAN charriant leurs approvisionnements en pétrole et leur matériel militaire depuis le port de Karachi à travers tout le Pakistan, pour l’acheminer en Afghanistan…..
– C’est ainsi que le Pakistan a soutenu les massacres de nos frères et soeurs et enfants musulmans en Afghanistan ! ! !
– À travers cette vision globale du point de vue de l’eschatologie islamique, nous avons pu voir Qu’Israël est en train de planifier et placer ses pions progressivement, pas-à-pas, peu à peu, vers son objectif final …..
– Tout se déroule suivant le PLAN et la Russie comme la Chine, jouent parfaitement leur rôle dans ce PLAN …..
– Quand Israël aura placé tous ses pions et que toutes les conditions seront réunies, elle fustigera l’islam et les musulmans …..
– L’islam constitue une grande menace pour Israël et pour les guerres qu’elle doit mener pour assoir sa suprématie sur le monde ! ! !
– Tous ces événements avancent à grands pas et il serait grand temps pour nos Ulémas qu’ils prennent leurs responsabilités et qu’ils comprennent la réalité du monde actuel et qu’ils commencent à faire comprendre aux musulmans ce qui se trame contre eux …